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Archives de mai, 2007

Le froid et la Suisse

Après trois semaines de beau temps quasi ininterrompu, le mauvais temps est revenu en force. « La température va plonger », prédisait la miss Météo de la télé française. Lise et moi, on s’est moqués un peu. Ce n’est pas le Québec ici, se disait-on. Eh bien ! pour plonger, ça a plongé. Il faisait 32 vendredi. Ce matin, il ne faisait plus que 10 degrés. Dans les montagnes tout autour, la pluie s’était transformée en neige à partir de 1200 mètres. Les cimes des monts étaient devenues plus blanches que ma propre tête. Il paraît que c’est exceptionnel. Mais c’est le genre de record dont on se serait bien passé.

Et comme un malheur arrive rarement seul, mes maux de dos sont réapparus. Je marche comme le bossu de Notre-Dame depuis deux jours. Je suis si mal en point que j’ai laissé conduire Lise aujourd’hui. C’est vous dire…

Elle m’a quand même mené jusqu’en Suisse, et ma foi ! plutôt bien. Nous créchons ce soir près de Montreux. Ici aussi, il y a de la neige dans les montagnes que nous apercevons de la fenêtre de notre chambre. Et ce temps froid et gris, on nous l’annonce jusqu’à la fin de la semaine. Autant dire jusqu’à la fin du voyage. On a ressorti de nos valises tout ce qu’on a de plus chaud, mais on grelotte quand même un peu.

Le bon côté de la chose, c’est que le retour sera moins difficile. On vous imagine en pleine canicule et on commence à avoir hâte de vous revoir.

Demain, on met le cap sur Zurich.

On vous embrasse.

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La cuisine savoyarde

La cuisine savoyarde a la légèreté du plomb. Fromages à 50 % de matières grasses, jambon, pommes de terre au bacon, sauces onctueuses, fondues, c’est un menu particulièrement riche. Vous prenez un copieux repas savoyard avant d’aller nager, et vous couler. Avant d’aller faire du vélo, et c’est la crevaison assurée. Avant d’aller courir, et vous vous enfargez dans les blocs de départ.

La cuisine savoyarde me fait penser aux maisons de ce coin de France. Si solides qu’elles résisteraient même aux missiles du Fatah.

À en juger par la minceur remarquable des Annéciens, je les soupçonne de ne pas se gaver des mets du pays. La cuisine savoyarde est plutôt faite pour les montagnards d’antan et… pour les touristes.

C’est d’ailleurs dans un piège à touristes que nous en avons fait l’expérience. En Italie, nous sommes généralement plus prudents. Nous tendons l’oreille et, si les voix anglaises ou allemandes dominent, nous rebroussons chemin. Mais ici, nous ne nous sommes pas méfiés. Si nous avions tendu l’oreille, nous nous serions rendu compte qu’à part Lise et moi, seule la patronne parlait français. Elle ne parlait d’ailleurs que français à tous ces touristes anglais un peu décontenancés. « Vous êtes prêts à commander, messieurs, dames » lançait-elle avec cette voix forte, haute et un peu sèche qu’ont certaines Françaises. Les touristes se mettaient à bredouiller dans un français très approximatif tout en montrant du doigt sur le menu ce qu’ils voulaient. Quand la patronne n’était pas sûre d’avoir bien compris, elle appelait à la rescousse son adjoint, qui prenait la relève avec gentillesse.

La cuisine savoyarde n’est donc pas pour les petits appétits, comme les nôtres. Heureusement que nous marchons beaucoup. Chaque jour, nous faisons une nouvelle randonnée. Il y a en effet de nombreux sentiers autour du lac, tous très intéressants. Et il suffit de quelques kilomètres de voiture pour s’y rendre. On se tape entre une heure et demie et trois heures de sentiers de montagne tous les jours. C’est sans compter notre visite quotidienne dans la vieille ville. Vous ne nous verrez donc pas arriver à Montréal des kilos en trop.

Au retour de nos balades, nous plongeons dans le lac. Encore un peu frais à cette période-ci de l’année, mais si vivifiant !

Pour le reste, c’est le bonheur au beau fixe.

Prochain rendez-vous : en Suisse, la semaine prochaine.

Lise et moi, nous vous embrassons.

P.-S. Message à Jean-Guy : nous avons reçu ton courriel. C’est très sympa. Nous venons de prendre un Pomerol 2000 à ta santé.

 

On reste

Chaque année quand je séjourne en Europe, arrive un moment où j’ai le goût d’envoyer un courriel : « Vendez l’appart, on ne rentre pas. » L’an dernier, c’est arrivé à plusieurs reprises. À Rieti, chez nos amis italiens, en se promenant dans la colline avec les chiens. À Mango, un village du Piémont, un jour de fête. À Arenzano, une petite ville de la Ligurie, où nous nous étions arrêtés en route pour la France. Puis à Nice, une cité que nous avons adorée.

Cette année, en Lombardie, il n’y a pas eu de magie. Nous n’avons pas détesté notre voyage, bien sûr. Mais bien des choses nous ont déçus ou déplu. De toutes les régions italiennes que nous avons visitées depuis 10 ans, c’est de loin la moins intéressante. À nos yeux, en tout cas. Bref, nous n’y reviendrons sans doute jamais.

Cette année, c’est à Annecy que le coup de foudre s’est produit. Imaginez une ville de la taille de Trois-Rivières, mais avec un lac à ses pieds, des canaux qui rappellent Venise, des montagnes tout autour, pleine d’arbres, de fleurs et de beaux immeubles.

Mais Annecy n’est pas qu’une belle ville. Les gens y sont heureux. Ça se voit. Ça se sent. Je ne me souviens pas d’avoir vu autant d’enfants depuis ma propre enfance. Assis à la terrasse d’un café, près du lac, par un beau samedi ensoleillé, on voit passer des familles, la mère tenant le fils par la main, le père cheminant avec sa fille. Parfois, le grand frère suit derrière sur sa planche à roulettes. Ils se rendent à la plage ou ils en reviennent. On n’entend pas d’enfants chialer ou de parents crier. Des couples qui se ressemblent passent à pied, la main dans la main, ou à vélo. De petits groupes de jeunes se forment dans le parc qui longe le lac. Il flotte dans l’air un parfum de bonheur.

Dans les commerces, les gens sont d’une affabilité extraordinaire. Les Québécois qui croient encore au mythe du maudit Français devraient venir faire un séjour ici. Ils en repartiraient transformés. Nous sommes toujours accueillis par un « bonjour, messieurs, dame » enthousiaste et salués par un « au revoir, passez une bonne journée » chaleureux. On se fend en quatre pour vous trouver le produit qui vous convient. Et quel choix ! Les pains sont savoureux ; les desserts, délicieux ; les fromages vous font saliver. Et les vins ! Ah ! les vins !

On rentre à l’appartement, les sacs pleins de bons produits. Nous prenons l’apéro en lisant Libé ou L’équipe. Puis, nous nous préparons de bons petits repas, que nous mangeons sur notre grande terrasse d’où on entrevoit le lac. Le bonheur, je vous dis.

Bien sûr, on vous aime beaucoup. Heureusement du reste, car ça nous aidera à traverser la petite dépression qui nous attend à notre retour. Et la vie reprendra son cours normal.

Lise et moi, on vous embrasse.

Vive la France !

En quittant Rovignate pour Bergamo, jeudi dernier, on a lu « 29 kilomètres » sur le panneau routier. On s’est dit, c’est trois fois rien. Dans une demi-heure, on est là. Une heure et demie plus tard, on était plutôt las. C’est le temps qu’il nous a fallu pour rejoindre cette ville (fort jolie au demeurant). La circulation est tellement dense autour de Milan que l’heure de pointe dure toute la journée.

On comptait visiter Modena, Brescia, Cremona. Mais toutes ces villes sont situées plus loin encore. On s’est rendu compte que, pour s’y rendre, il nous faudrait passer des heures en auto, à cinq kilomètres à l’heure, entre deux camions. Basta !

Nous nous sommes consultés. L’appartement était payé jusqu’au 29, mais y rester, c’était se condamner à demeurer dans un village sans grand intérêt. Il y avait, bien sûr, les sentiers du parc, mais on les avait presque tous déjà faits. De plus, notre intérêt avait un peu diminué depuis qu’on avait découvert qu’on les partageait avec les serpents.

On a donc pris une décision radicale. Au diable les frais, on file vers la France !

Vendredi matin, on a fait nos valises. En fin d’après-midi, sept heures d’auto plus tard, nous étions à Annecy. C’est là que les choses se sont corsées. La capitale de la Haute-Savoie est une ville circulaire, où l’on se perd facilement. On a tourné en rond pendant un bon moment avant de trouver l’office de tourisme. On y a rencontré un ange, qui nous a trouvé un hôtel pour la nuit.

Sur les remparts de Bergamo.

L’établissement nous réservait la chambre pour une demi-heure. Ce qui semblait bien suffisant. Mais nous nous sommes perdus de nouveau. Heureusement, j’avais mon cellulaire. Coup de téléphone à l’hôtel. Nous tombons sur un autre ange, qui, non seulement nous promet de garder la chambre, mais nous guide à travers les rues tortueuses d’Annecy. On a quand même tourné en rond encore un bon moment. La fatigue aidant, la tension montait dans l’auto.

Nous voilà enfin à l’hôtel. Il nous reste à trouver un meublé pour la fin de notre séjour. Les premiers téléphones sont décourageants. Nous tombons sur des gens méfiants qui refusent de louer à la dernière minute. Un monsieur d’un âge certain me fait même la morale : « On ne peut pas voyager comme ça, il faut s’y prendre plus tôt. »

On décide d’aller souper. Stéphanie, l’ange de l’hôtel, nous conseille un restaurant. Nous traversons la vieille ville, appelée Petite Venise à cause de ses canaux, et c’est le coup de foudre. Nous voulons rester ici.

Au retour, les recherches sur l’internet ne donnent pas grand-chose. Épuisés, un peu tendus, nous nous couchons vers minuit en demandant à nos anges de nous aider.

Il semble que notre appel ait été entendu, car le lendemain, le premier téléphone donne des résultats. Lise tombe sur une agente immobilière qui nous déniche un superbe appartement, à 150 mètres du lac.

Depuis, nous vivons dans Annecy la magnifique. J’aurai l’occasion de vous en reparler.

Lise et moi, on vous embrasse.

Milano in treno

Nous avons fini par découvrir Milan et je ne peux vous cacher une certaine déception. Bien sûr, sa célèbre cathédrale est magnifique, la Galleria Vittorio Emanuele, qui la jouxte, est impressionnante, les musées sont nombreux et les boutiques de luxe sont splendides.

Mais Milan est sale et polluée. Il y a des graffitis partout, même dans les quartiers chics. Cette ville, comme tant d’autres, a beaucoup sacrifié au dieu Auto. On respire à plein nez la puanteur de l’essence et du diesel. Les rues piétonnes sont rares. Partout ailleurs, on marche dans le bruit infernal engendré par les autos, les motos et les tramways. Les façades des immeubles, encrassées par les émanations, ont perdu leur lustre.

Nous nous sommes fait spontanément ces réflexions, Lise et moi, en arpentant Milan. Le lendemain, était lancé un livre dénonçant la dégradation de la ville, Milano da Morire. Milan se meurt, affirment les auteurs.

Cette dégradation est d’autant plus surprenante que la capitale financière de l’Italie est riche. On y trouve une bonne partie des grandes fortunes du pays. Dans les beaux quartiers, on voit passer les hommes d’affaires dans leur impeccable complet gris ou bleu, le téléphone à l’oreille, la montre Cartier au poignet. Les devantures des belles boutiques étalent un luxe sans pareil. Gucci, Bugati, Hermès, Armani, Prada, Cavilli… tous les grands noms de la mode et du design y sont représentés. On en voit ressortir de jolies femmes, souvent blondes, la coiffure toujours impeccable, couvertes de bijoux.

Je cherchais une ceinture. J’en ai vu à 600 euros. Certains vêtements dépassaient à eux seuls mon budget de fringues pour toute une année. Je n’ai même pas osé entrer : je me serais senti comme un clochard dans un hôtel cinq étoiles.

Notre journée milanaise terminée, nous avons repris le train. Il était 18 h 30.

Dès que nous sommes montés dans le wagon, Lise m’a fait remarquer qu’il avait « l’air fatigué ». Prémonition ? Cinq minutes plus tard, une voyageuse nous a averti qu’il fallait en changer. « Non functiona. Dobbiamo cambiare. » Que faire ? Où aller ? Personne pour nous renseigner. Nous avons suivi la foule des voyageurs. En interrogeant les uns et les autres, en italien bien entendu, nous avons fini par apprendre qu’il fallait monter dans un train pour Monza, en banlieue de Milan. De là, on pourrait prendre un train qui nous ramènerait vers Lecco.

Arrivés à Monza, nouvelle course aux renseignements et toujours personne de la société ferroviaire pour nous assister. Nous finissons par découvrir qu’un train est sur le point de partir pour Lecco, quai numéro 4, mais il ne s’arrête pas à la gare où nous devons descendre. Il faudra attendre le suivant. Puis, on entend un message disant que le train en partance pour Lecco s’arrêtera exceptionnellement dans TOUTES les stations. Retour en toute hâte vers le quai numéro 4. Les voyageurs ballottés ont retrouvé le sourire. Nous sommes enfin dans le train qui nous ramènera chez nous.

Les stations passent. Je ne reconnais pas le moindre nom. Je commence à m’inquiéter. Nouvelle course aux renseignements. Je retrouve quelques voyageurs du train abandonné. Ils viennent d’apprendre que celui dans lequel nous voyageons se rend bien à Lecco, mais en empruntant une autre voie. « Sono cretini ! » me dit l’un d’eux, en parlant des gens du service ferroviaire. À Lecco, il nous faudra reprendre un train menant aux stations où nous devons descendre.

Finalement, il nous a fallu trois trains, trois heures et beaucoup de soucis pour faire les 40 kilomètres que nous aurions dû faire en 40 minutes. Sur le coup, j’étais prêt à faire une croix sur l’Italie. Mais quand nous avons retrouvé notre auto laissée dans le parking de la gare, nous avons poussé un soupir de soulagement.

Et le lendemain matin, nous avons fait dans le parc Montevecchia une extraordinaire balade, qui a rechargé nos accus.

Lise vous fait ses amitiés. Je vous embrasse.

Coqs et routes

Il faut avoir vécu toute sa vie en ville pour penser, à 62 ans, que les coqs ne chantent qu’à l’aube. Les deux coqs de Monte chantent au moins jusqu’à 9 h, se relançant à qui mieux mieux. Je dis chanter, car c’est ainsi qu’on décrit le son de ce volatile, mais crier serait sans doute plus juste. Les chiens du village se mettent souvent de la partie. Et quand le coucou s’en mêle, on a droit à une véritable coucouphonie.

Mais ce matin, c’est n’est pas le cri des coqs ou les aboiements des chiens qui nous ont réveillés. Le décalage horaire s’est dissipé et la fatigue accumulée s’évanouit peu à peu. Tant et si bien que nous commençons à nous éveiller avant même le réveil-matin.

Dès 7 h 30 (je vous vois sourire, mais c’est tôt pour moi), la bonne odeur du café sortait de la cafetière toute neuve. Et à 9 h 30 (encore très tôt pour moi), nous étions dans l’auto, prêts à mettre le cap sur l’arrière-pays. Un de nos guides vantait beaucoup Barzio, une importante station de sports… d’hiver. Sans intérêt l’été. Pour s’y rendre, il nous a fallu se perdre dans Lecco avant de se taper une bonne heure de routes étroites et sinueuses. Se retaper une bonne heure de petites routes et se reperdre dans Lecco. Conduire en Italie n’est vraiment pas ce que je préfère de ce pays. Outre les routes qui nous obligent à faire du slalom, les indications sont confondantes et les Italiens conduisent comme des dingues. Aujourd’hui, un conducteur en Volvo m’a même fait un bras d’honneur. Il faut dire que je lui avais un peu coupé le chemin. Et, quand furieux il m’a doublé, je lui ai fait mon plus beau sourire tout en lui envoyant la main.

J’avais donc les nerfs passablement en boule quand nous nous sommes arrêtés pour dîner. La mauvaise salade de fruits de mer aurait dû me mettre davantage en rogne. Mais j’ai pris le parti d’en sourire. Après tout, quelle idée d’aller choisir une salade méditerranéenne en plein cœur de la Lombardie ? Et puis le verre de vin blanc était délicieux, le café bon comme toujours et le tiramisu délectable.

Demain, à moins que le ciel ne nous tombe sur la tête, nous nous lançons à la découverte de Milan. On s’en reparle.

En attendant, on vous embrasse.

Temps et journaux

Le voyage avait débuté sous la pluie. Mais depuis une semaine, pas une goutte. Il fait un temps à faire hurler de joie un Québécois. Le mercure grimpe à 27 degrés tous les jours, et c’est sec. Il y a bien quelques nuages à l’occasion, mais ils ne font qu’embellir le paysage. Un temps idéal pour se balader dans les villes ou dans les sentiers. Je vous aime trop pour le souhaiter vraiment, mais il me plaît de penser qu’il fait mauvais chez nous. Au moins un peu. Si ce n’est pas le cas, ne nous détrompez pas…

Nous avons profité de tout ce soleil pour nous promener. Nous avons découvert Como, une ville grosse comme Trois-Rivières, située à la pointe ouest du lac du même nom. Contrairement à ma ville natale cependant, le quartier historique compte plus de trois maisons. En fait, le centro storico forme un quartier complet, tout près du lac. Ce n’est pas aussi beau que les villes médiévales de la Toscane ou de l’Ombrie, mais c’est quand même très chouette.

Nous avons aussi profité des sentiers du parc, auxquels on accède en sortant de notre appartement, sans même devoir prendre l’auto. Ça, c’est génial ! On a fait au cours des derniers jours deux randonnées de deux heures trente. Ça monte un peu ici et là, mais à côté des sentiers du mont Terminillo, auxquels nous sommes habitués, ce n’est rien de particulièrement exigeant. Heureusement d’ailleurs, car nous traînons un rhume qui semble s’être attaché à nous. Je croyais bien m’en être débarrassé, mais Lise, à qui je l’avais donné, me l’a redonné. Ah, l’amore !

Et les journaux, bordel ! 

Je me réjouissais à l’idée que je serais en Italie pendant le Masters de tennis de Rome. Je n’avais pas prévu qu’il n’y aurait pas de télévision à l’appartement. La pub en faisait-elle mention ? Je ne m’en souviens plus. Peut-être s’est-on fait avoir. Toujours est-il que, pour suivre le tournoi, je dois m’en remettre aux journaux. À condition, bien entendu, de les avoir. Pour acheter un journal ici, il faut aller le chercher tôt. Au milieu de l’après-midi, il n’y en a généralement plus, sauf le journal local, sans intérêt.

Il arrive aussi que le vendeur de journaux ait décidé de fermer boutique. Le samedi après-midi, par exemple. C’est sans doute merveilleux pour la conciliation travail-famille. Pour les lecteurs, c’est autre chose. Chez nous, on peut trouver le journal dans les kiosques à journaux, mais aussi à l’épicerie, à la pharmacie, dans les tabagies. C’est à se demander pourquoi on n’en vend pas plus.

En Italie, on vend les journaux dans les kiosques. Point. Si le kiosque est fermé, tant pis pour vous !

Mais je tenais absolument à savoir si Djokovic avait réussi à freiner la série de victoires de Nadal. J’ai donc mis le cap sur la ville suivante. Aucun marchand de journaux en vue. Je me suis alors souvenu qu’il y avait, près de la gare de Cernusco, une vingtaine de kilomètres plus loin, un gros étalage de journaux et de revues. Me voilà donc en route, accompagné de ma fidèle navigatrice qui commence à souffrir de la chaleur, vers ce marchand. Mais lui aussi avait décidé de passer le samedi après-midi ailleurs que dans sa boutique. La finale a lieu demain et je ne sais toujours pas qui va la jouer. Misère !

Je vous embrasse.

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