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Archives de juin, 2015

Ni papa ni maman

Lise et moi avons vu un autre film français décevant, Papa ou maman. La réalisation repose tout entière sur une bonne idée : un couple divorce, mais aucun des deux parents ne veut la garde des trois enfants. Une bonne idée donc, mais qui à elle seule ne peut donner un solide long métrage. Pendant plus d’une heure, papa et maman font tout pour que les enfants ne les choisissent pas. Ce qui est amusant au début finit par devenir exagéré, voire odieux. Bref, on s’ennuie ferme pendant la deuxième moitié du film.

Cela dit, cette oeuvre de Martin Bourboulon aurait sans doute été plus intéressante si la bande-annonce, que nous avons vue au moins cinq fois, n’en avait révélé tous les gags et tous les punchs.

L’ennui avec ces bandes, c’est qu’elles apparaissent de plus en plus longtemps à l’avance. Si on va le moindrement au cinéma, on les voit si souvent qu’elles vous enlèvent tout envie de voir le film. Prenez Paul à Québec. La sortie est prévue à la mi-septembre, mais ça fait déjà des semaines que son avant-coureur circule. Trop, c’est trop!

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Courir derrière ma douce

paul-course

Au retour de notre long voyage, je me suis remis au yoga, Lise à la course. Quelques semaines plus tard, nous voilà en marche vers l’appartement de notre amie Catherine, où nous sommes invités. Six beaux kilomètres de promenade urbaine. Pour les quatre premiers, tout va bien. Mais à partir du cinquième, ma douce moitié commence à me larguer. Je n’arrive plus à suivre son rythme. En montagne, j’y suis habitué. Mais en ville, c’est nouveau, et ma foi, pas très plaisant!

Pour l’équilibre, la souplesse, la concentration et la sérénité, le yoga, c’est super. Mais pour suivre sa femme en ville, la course, c’est mieux, surtout si la dite épouse est bionique. Je me suis donc mis moi aussi au jogging. Ou plutôt à l’alternance marche-course, comme nous l’a suggéré notre belle-fille Marie-France, grande spécialiste de ces disciplines.

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Un «Caprice» pas très inspiré

Il y a quelques jours au cinéma Ex-Centris, il y avait un homme qui respirait si fort et si difficilement que je me suis éloigné de quelques places, de crainte d’être dérangé pendant la projection. C’était un vieil homme, apparemment en mauvaise santé. Je me suis demandé s’il n’allait pas mourir avant la fin du film. Mais non, rassurez-vous! À la fin, il avait disparu sans pour autant s’être métamorphosé en disparu.

Pour ma part, j’ai surtout failli mourir d’ennui. Le dernier opus d’Emmanuel Mouret, Caprice, n’est pas très inspiré. Pourtant, j’avais très hâte de voir ce film. Après avoir survécu à la dernière saison de Dexter, moins passionnante que les autres mais tout aussi brutale, je n’étais pas pressé de me lancer dans la cinquième année de Game of Thrones. J’avais plutôt très envie d’une comédie romantique. Mais n’est pas Woody Allen qui veut. Mouret a du talent alors que le maître a du génie.

Les films de Woody, c’est du champagne. Ceux d’Emmanuel, c’est du mousseux. Et Caprice n’est même pas un bon cru. Cette fois, ses marivaudages m’ont paru répétitifs et monotones, comme si le réalisateur faisait toujours le même film.

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