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Archives de la catégorie ‘Uncategorized’

Monsieur & Madame Adelman

Doria Tillier et Nicolas Bedos dans une scéene de «Monsieur & Madame Adelman».

Ce film de Nicolas Bedos démarre sur les chapeaux de roue. J’ai embarqué tout de suite dans cette comédie plus romanesque que romantique racontant les 35 ans de la vie d’un couple. Lui est un écrivain parisien ambitieux, elle une collaboratrice passionnée et énigmatique. Ils s’aiment, s’éloignent, reviennent l’un vers l’autre, puis (mais je ne vous raconterai pas tout, il faudra voir le film). C’est enlevé, brillant, inspiré, irrévérencieux, moqueur, surprenant, drôle, et parfois même touchant.

Malheureusement, vers le milieu, le rythme se casse et les longueurs s’accumulent. À tel point que je me suis demandé si l’on n’avait pas un peu surévalué ce film. Mais le scénario survit à ce gros trou d’air et la dernière partie est même un petit bijou.

La réussite du film repose en bonne partie sur l’interprétation époustouflante de la coscénariste Doria Tillier, adorable en Madame Adelman. Cette ex-Miss Météo en était pourtant à son premier rôle au cinéma. J’ose espérer qu’elle ne se limitera pas à jouer les Madames Bedos à l’écran, comme trop de compagnes de réalisateurs.

Beatriz at Dinner

L’idée de réunir à une même table une guérisseuse idéaliste d’origine mexicaine modeste et un milliardaire américain aux allures de Trump était prometteuse. Beatriz at Dinner laissait espérer un affrontement tendu et passionnant entre deux visions opposées de la vie et de la société. Mais rapidement, la confrontation vire à la déception. Le scénario traîne en longueur, ses auteurs n’arrivant pas à étoffer l’idée de départ. Le film de Miguel Arteta n’est au final qu’un pétard mouillé qui produit bien peu d’étincelles, malgré la présence de Salma Hayek et de John Lithgow.

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« Maudie » ou « Momie » ?

Ethan Hawke et Sally Hawkins dans une scène de « Maudie ».

En cette période estivale où les blockbusters ont envahi les écrans, il n’est pas vraiment facile de trouver un film à se mettre sous la dent. L’ex-miss Israël est certes très mignonne en Wonder Woman, mais c’est le type de superproduction qui ne me branche pas beaucoup. Pas plus que La momie, Les bagnoles 3, Transformers ou la énième version de Pirates des Caraïbes. J’en ai donc profité pour faire du rattrapage en allant voir Maudie, encore à l’affiche en version anglaise.

Un beau film, cette biographie de la peintre naïve Maud Lewis. On s’attache vite à cette femme apparemment simplette, maltraitée par sa famille, qui devient la bonne, puis la femme d’un vendeur ambulant plutôt rustre, et qui se met à peindre sur des bouts de planche ou des cartons d’emballage. Ces toiles, qui sont aujourd’hui recherchées, elles les vendaient quelques dollars seulement dans leur pauvre maison de la Nouvelle-Écosse. À certains égards, son destin rappelle celui de la peintre française Séraphine Louis, qui a elle aussi inspiré un très joli film mettant en vedette Yolande Moreau. Dans Maudie, c’est l’actrice britannique Sally Hawkins qui se glisse brillamment dans la peau de la peintre.

À la fin, on voit la vraie Maud, filmée avec son mari par la CBC Television. Je me suis dit que, malgré tous les efforts qu’on a pu faire pour l’enlaidir, Miss Hawkins était sans doute un peu trop jolie pour le rôle. Il en va de même pour son partenaire, Ethan Hawke. Il a beau grogner plus que parler et garder tout du long un regard sombre, c’est un trop bel homme pour ce personnage de mari mal dégrossi. Mais jusqu’à ce qu’on nous montre ce bout de documentaire, on y croyait à cette improbable relation. C’est ce qui compte, non !

Trump et le climat dans un siècle

J’ai vu cette semaine à la télé Les Suffragettes, un bon film qui raconte le combat des femmes anglaises pour obtenir le droit de vote au début du siècle dernier. L’histoire est touchante, mais avec un siècle de recul, on a un peu de mal à comprendre la résistance farouche des mâles de l’époque.

J’imagine que dans un siècle, quand on fera un film sur la décision de Donald Trump, appuyé par les religieux, les ultraconservateurs et les climatosceptiques américains, de résilier l’Accord de Paris sur le climat, les spectateurs auront la même réaction d’incrédulité, en se disant : « Quels réacs ! Quels bornés ! » La bêtise s’entête, disait Camus.

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