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La cuisine savoyarde

La cuisine savoyarde a la légèreté du plomb. Fromages à 50 % de matières grasses, jambon, pommes de terre au bacon, sauces onctueuses, fondues, c’est un menu particulièrement riche. Vous prenez un copieux repas savoyard avant d’aller nager, et vous couler. Avant d’aller faire du vélo, et c’est la crevaison assurée. Avant d’aller courir, et vous vous enfargez dans les blocs de départ.

La cuisine savoyarde me fait penser aux maisons de ce coin de France. Si solides qu’elles résisteraient même aux missiles du Fatah.

À en juger par la minceur remarquable des Annéciens, je les soupçonne de ne pas se gaver des mets du pays. La cuisine savoyarde est plutôt faite pour les montagnards d’antan et… pour les touristes.

C’est d’ailleurs dans un piège à touristes que nous en avons fait l’expérience. En Italie, nous sommes généralement plus prudents. Nous tendons l’oreille et, si les voix anglaises ou allemandes dominent, nous rebroussons chemin. Mais ici, nous ne nous sommes pas méfiés. Si nous avions tendu l’oreille, nous nous serions rendu compte qu’à part Lise et moi, seule la patronne parlait français. Elle ne parlait d’ailleurs que français à tous ces touristes anglais un peu décontenancés. « Vous êtes prêts à commander, messieurs, dames » lançait-elle avec cette voix forte, haute et un peu sèche qu’ont certaines Françaises. Les touristes se mettaient à bredouiller dans un français très approximatif tout en montrant du doigt sur le menu ce qu’ils voulaient. Quand la patronne n’était pas sûre d’avoir bien compris, elle appelait à la rescousse son adjoint, qui prenait la relève avec gentillesse.

La cuisine savoyarde n’est donc pas pour les petits appétits, comme les nôtres. Heureusement que nous marchons beaucoup. Chaque jour, nous faisons une nouvelle randonnée. Il y a en effet de nombreux sentiers autour du lac, tous très intéressants. Et il suffit de quelques kilomètres de voiture pour s’y rendre. On se tape entre une heure et demie et trois heures de sentiers de montagne tous les jours. C’est sans compter notre visite quotidienne dans la vieille ville. Vous ne nous verrez donc pas arriver à Montréal des kilos en trop.

Au retour de nos balades, nous plongeons dans le lac. Encore un peu frais à cette période-ci de l’année, mais si vivifiant !

Pour le reste, c’est le bonheur au beau fixe.

Prochain rendez-vous : en Suisse, la semaine prochaine.

Lise et moi, nous vous embrassons.

P.-S. Message à Jean-Guy : nous avons reçu ton courriel. C’est très sympa. Nous venons de prendre un Pomerol 2000 à ta santé.

 

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