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Archives de la catégorie ‘Culture et sport’

Vous connaissez Jeanne Cherhal ?

Je ne la connaissais pas moi non plus avant de voir le film « La lutte des classes », où j’ai découvert la très belle chanson « Merci » (1). Ce fut le coup de foudre. J’ai surveillé le long générique jusqu’à la fin pour connaître le nom de l’interprète. J’ai ensuite fait mes recherches sur l’internet : Jeanne Cherhal, chanteuse-autrice-compositrice française, aujourd’hui âgée de 41 ans.

Une chanson, c’est parfois suffisant pour savoir qu’on a affaire à quelqu’un d’exceptionnel. Dans les années soixante, par exemple, j’étais tombé sous le charme de la grande Barbara après avoir entendu « Le mal de vivre » à la radio. Je venais d’avoir une révélation. J’ai couru acheter ses vinyles.

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Après la défaite de Federer

Les photos sont tirées du site web de Wimbledon.

Bien sûr, on est chanceux, comme l’a dit John McEnroe, d’avoir assisté à une des plus grandes finales de l’histoire du tennis. Mais quand on est, comme moi, un inconditionnel de Roger Federer depuis 20 ans, il est douloureux de voir ainsi s’envoler une de ses dernières chances, voire sa dernière, de remporter un titre du Grand Chelem. On a beau se dire que son héros n’a pas démérité, qu’il n’a perdu qu’au jeu décisif de la dernière manche, à Wimbledon contre le meilleur joueur de l’heure, c’est la tristesse qui domine. Pire, la déception. Pire encore la frustration. Car l’homme aux 20 Grands Chelems est venu si près de son 21e triomphe !

Il aurait suffi qu’il joue bien un seul des trois jeux décisifs. Lui qui n’en avait perdu que trois, je crois, depuis le début de l’année en a perdu autant dans la même journée. Lui qui est habituellement le maître de ces jeux a multiplié les mauvais choix et commis des fautes habituelles.

Malgré tout, il aurait pu gagner. À 8-7, 45-15 au service, il n’était plus qu’à un point de la victoire. Il aurait suffi d’un service gagnant et il aurait levé les bras pour la neuvième fois au All England Club. Mais il n’y a pas eu de service gagnant. La balle est revenue en jeu. Rodge a monté au filet sur une approche trop courte, qui plus est sur le coup droit de Novak, qui a réussi facilement le passing. L’autre point, j’étais si énervé, que je l’ai oublié. Deux coups plus tard, c’était de nouveau l’égalité, qui a perduré jusqu’à 12-12. On connaît la suite. (suite…)

« Roma » est-il un chef-d’œuvre ?

Dans mon carnet sur mes premiers pas dans Netflix, j’ai oublié de parler du film « Roma », que j’ai enfin pu voir. On se rappellera que le film d’Alfonso Cuaròn ne peut plus être visionné que sur la plate-forme américaine. Il a bien eu droit à quelques projections en salle, fort discrètes, à sa sortie, mais c’était juste pour le rendre admissible aux Oscars. Désormais, il est condamné au petit écran.

J’ai évidemment quelques réticences vis-à-vis de ces longs métrages qui ne sont pas de vrais téléfilms et qui paraissent à l’étroit à la télé. C’est le cas, notamment, d’un film comme « Roma », qui n’est même pas tourné en format 16/9 (aussi est-il accompagné d’une agaçante bande noire en haut et en bas de l’écran). Le format est d’autant plus gênant que le réalisateur a choisi de tenir, la plupart du temps, la caméra loin de l’action, de sorte qu’il est difficile de remarquer les nombreux détails réunis dans les lents travellings et les longs plans-séquences.

Bien qu’on ait beaucoup crié au chef-d’œuvre, je n’avais pas vraiment d’attentes. Je me méfie un peu de pareille unanimité dans l’éloge. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il y a eu un effet « moutons de Panurge ». Mais un effet d’entraînement a rendu difficile de critiquer cet opus. Quand on lit « l’œuvre magistrale d’un géant du cinéma contemporain », rien de moins, il est difficile d’ajouter « mais ». Pourtant ce « Roma » mérite quelques réserves. (suite…)

Mes premiers pas dans Netflix

Déçu par la télévision ordinaire, j’ai fini par nous abonner à Netflix. Ça fait pourtant des années que je fais de la résistance. Il faut dire que je n’aime pas beaucoup les grandes sociétés américaines quand elles tendent à devenir des monopoles et lorsque, de surcroît, elles paient moins d’impôts que moi. Mais je n’ouvre ni TVA ni même Radio-Canada depuis des années, et Télé-Québec me laisse froid. Restait TV5, qui m’ennuie de plus en plus. Le temps était donc venu de dépasser mes réticences pour faire l’essai à mon tour de la célèbre et controversée plate-forme. Quelque 137 millions de personnes m’avaient déjà précédé.

Nous en avons immédiatement profité pour voir les deux nouvelles saisons de « Dix pour cent » (« Appelez mon agent », au Québec), dont nous avions adoré la première année sur TV5. Mais depuis, Netflix a acheté la série, dont elle a fait un succès mondial, et nous nous désespérions de voir la suite.

C’est désormais fait, et nous avons adoré ces deux nouvelles saisons. À tel point que nous étions un peu tristes quand la troisième s’est terminée sur cette finale magnifique, où j’ai vu un clin d’œil à la fin des « Temps modernes » de Chaplin. Heureusement, le quatrième opus est en cours de tournage. Les scénaristes ne seront plus les mêmes, et ça m’effraie un peu. Mais comme tout le monde, j’ai bien envie de revoir cette bande d’agents complètement dingues mais tellement attachants.

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Le dernier Zaz, beau mais…

J’avais très hâte d’entendre le nouveau disque de Zaz, « Effet miroir », d’autant que la vidéo de « Que vendra », lancée en précurseur, était très prometteuse. Après avoir écouté le dernier CD à quelques reprises, je ne peux cacher une petite déception.

Bien sûr, la voix de Zaz, toujours un peu rauque, un peu cassée, reste extraordinaire. Bien sûr, son interprétation demeure si personnelle, si sensible. Et bien sûr, plusieurs titres sont tout à fait dignes des premiers albums. Je pense notamment, outre « Que vendra », à « Demain c’est toi », à « Mes souvenirs de toi », à « Ma valse » ou encore à la sublime « Laponie », qui termine en beauté ce nouvel album.

Alors, pourquoi cette petite déception ? À cause des arrangements, sur certains titres du moins. Sur les disques précédents, sur « Paris » en particulier, j’adorais leur côté jazzé. Je les ai trouvés cette fois plus pop, et surtout plus banals. Le batteur, notamment, tape bien trop fort, enterrant parfois la jolie voix de Zaz ; on se croirait presque à The Voice. Des chansons comme « On s’en remet jamais », « Plume » ou « Toute ma vie » seraient plus agréables, il me semble, sans un batteur qui marche sur les pieds de la chanteuse et des autres instrumentistes.

Pourtant, sur « Mes souvenirs de toi », la batterie est utilisée toute en subtilités. J’aurais aimé qu’il en soit ainsi pour l’ensemble du disque.

Cela dit, « Effet miroir » reste un album de Zaz. Donc, vous l’aurez compris, un beau CD. Je ne veux surtout pas gâcher votre plaisir.

Un mois avec Spotify

Voici un mois que je me suis branché à Spotify et je ne suis pas du tout déçu, bien au contraire. Comme je le soupçonnais, les titres sont nombreux. Rien de surprenant quand on sait que cette société se vante d’en offrir 30 millions. Mais encore fallait-il le vérifier dans les domaines qui m’intéressent, car à quoi bon disposer de millions de titres s’ils m’indifférent ou pire, s’ils m’insupportent ? Or l’abondance, en classique et en jazz notamment, est au rendez-vous, au-delà même de mes espérances.

Prenez les cantates de Bach. Dans mon premier carnet sur le sujet, je parlais d’une dizaine d’albums. Mais on trouve bien plus grâce aux playlists (1). Par exemple, une sélection créée par fred.ahsman et offerte aux abonnés réunit 1518 cantates, qui s’étalent sur 73 heures 30. C’est dire que, à raison de deux heures par matin, il me faudra plus d’un mois pour épuiser les cantates du Cantor de Leipzig. En attendant, chaque matin un chœur d’anges vient s’installer dans notre séjour et chanter juste pour nous.

Pour le soir, où nous glissons volontiers vers le jazz, j’ai découvert une très belle sélection regroupant 33 des meilleures œuvres de Diana Krall. Nous avons ainsi passé quelques soupers en compagnie de la diva de Departure Bay. Autre exemple : pour le 101e anniversaire de la grande Billie Holiday, sa maison de disques a créé une sélection de 101 titres. Vous en avez pour plus de cinq heures de ravissement.

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Indispensable cinéma français !

Ce film de Gilles Lellouche est brillamment interprété par Mathieu Amalric, Guillaume Canet, Benoît Poelvoorde, Philippe Katerine, Jean-Hugues Anglade et Alban Ivanov, ainsi que par Virginie Efira et Leïla Bekti (qu’on ne voit pas sur la photo).

Cinémania, le festival du cinéma francophone, vient de se terminer. J’en ai profité pour voir neuf films en onze jours. Il aurait été possible d’en voir davantage, jusqu’à cinq par jour. Mais je ne suis plus capable de telles performances. D’autant que, lorsqu’un film est intense, je n’ai pas envie d’en voir un autre immédiatement après. Et le cinéma qu’on nous a offert cette année – un excellent cru – était souvent prenant.

J’adore ce festival qui me fait un peu oublier le passage de l’automne à l’hiver. Cette année encore, il a fallu souvent faire la file sous la bruine et dans le froid. C’est le prix à payer pour voir en abondance des films français, belges ou suisses.

Le reste de l’année, on n’est pas beaucoup gâté, il faut bien le dire. Les films de la francophonie européenne ne sont pas légion sur nos écrans ; et, qui pis est, ils restent à l’affiche peu longtemps. Il y a quelque temps, par exemple, je voulais voir le dernier film de Marion Cotillard, « Gueule d’ange », car je suis un fan fini de la belle Française. Mais il est resté à l’affiche une semaine, au cours de laquelle je n’étais malheureusement pas disponible.

Pourtant, il existe une clientèle pour ce cinéma. Il y a les baby-boomers, bien sûr, qui dans l’ensemble sont restés francophiles. Mais il y a aussi, à Montréal du moins, une communauté française de plus de 100 000 personnes qui semble s’ennuyer du cinéma de l’Hexagone. Il suffisait de tendre l’oreille cette semaine à Cinémania pour voir que notre minorité audible était bien représentée parmi les spectateurs.

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