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Archives de mars, 2019

Ma vie avec John F. Donovan

Nathalie Portman et Jacob Tremblay.

Le dernier opus de Xavier Dolan a été si mal accueilli par la critique nord-américaine, lors de sa sortie au Festival de Toronto, que j’ai hésité à aller le voir ; je craignais un bide complet. J’ai été un peu rassuré cependant par l’accueil du film en France, même si la critique y est divisée. « Ma vie avec John F. Donovan » est un « sublime film-somme, à la fois intime et grandiose », pour Cinéma Teaser, mais une œuvre décevante pour Le Parisien. Le public, de son côté, se montre élogieux.

Devant tant de divergences, il me fallait me faire ma propre opinion. Aussi me suis-je finalement décidé à voir cette œuvre qu’on descend en flammes ou qu’on porte aux nues. Mon avis : c’est le meilleur film de notre jeune compatriote surdoué !

Le scénario est inspiré, raconte-t-on, de la vie de Dolan lui-même. À huit ans, le futur comédien et réalisateur a écrit une lettre à son idole Leonardo DiCaprio, qui ne lui a pas répondu. Mais dans « Ma vie avec John F. Donovan », la lettre ne reste pas sans réponse. La vedette de cinéma et son jeune admirateur entreprennent même une correspondance qui s’étend sur plusieurs années et devient la trame du film.

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Le charme discret des après-midi au cinoche

Côté comédies, la plus belle surprise a été « Tout ce qu’il me reste de la révolution » !

« Que faites-vous de vos journées à Nice ? » m’a demandé un Québécois qui y réside chaque hiver depuis huit ans. « On va au cinéma presque tous les jours », lui ai-je répondu, un peu gêné d’avouer notre plaisir un tantinet excessif. Mais mon embarras était inutile, car l’homme occupe lui-même ses matinées à courir les salles obscures. Lise et moi avons déjà accumulé en cinq semaines une vingtaine de visionnements. Sans une semaine consacrée aux expositions, nous en serions sans doute à 25. Mais que serait la vie sans un peu de passion ?

La capitale de la Côte d’Azur est en fait une très bonne ville de cinéma. On trouve une trentaine de salles au centre-ville, toutes ouvertes en matinée. Bien évidemment, il y a davantage d’écrans à Paris. Mais comme on projette souvent les mêmes films d’un arrondissement à l’autre, le choix n’y est guère plus grand.

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Une belle balade au mont Boron

Du mont Boron, on découvre le quartier du port, la colline du Château, un bout de la Vieille Ville, les collines environnantes, la baie des Anges et, au large, la Méditerranée.

Lundi, il faisait un temps à mettre un appareil-photo dehors et on nous annonçait 20 beaux degrés. Aussi, avons-nous avons décidé de nous rendre au mont Boron, celui-là même qui se dresse en face de nous, de l’autre côté du port, et dont la beauté nous éblouit depuis notre arrivée à Nice.

Le mont n’est pas très haut, juste un peu moins de 200 mètres. Aussi la montée n’est pas trop rude. Mais la vue y est splendide. En s’élevant, on découvre le quartier du port, la colline du Château, un bout de la Vieille Ville, les collines environnantes, la baie des Anges et, au large, la Méditerranée.

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Uber et Airbnb : l’économie du partage ?

L’actualité nous apprend que Uber et Airbnb vont bientôt entrer en Bourse aux États-Unis. Grand bien leur fasse ! Ce qui me chicote pour ma part, c’est l’usage du mot « partage » pour définir ce type d’économie. Le partage, c’est l’entraide ; on met des choses en commun, on collabore, on coopère, voire on s’investit, on s’engage.

À l’origine, c’est sans doute de cela qu’il s’agissait. « L’économie du partage, peut-on lire sur le site Définitions marketing, désigne généralement les nouveaux modes de consommation permettant de partager entre consommateurs l’usage ou la consommation de produits, équipements ou services. »

Ce partage, il peut être gratuit. Mais avec des sociétés comme Uber et Airbnb, il est devenu payant, très payant même. « La volonté n’est plus d’optimiser un mode de consommation, peut-on encore lire sur le site, mais de générer des revenus. » De gros revenus !

Bref, on a gardé le mot « partage », mais il désigne aujourd’hui une forme de capitalisme ultralibéral. Airbnb n’a plus rien à voir avec le partage des canapés-lits. La plateforme est en train de vider des quartiers comme le Vieux-Québec de ses habitants tout en siphonnant ses plantureux profits vers des paradis fiscaux. S’il y a une chose que cette entreprise ne partage pas beaucoup, c’est bien ses bénéfices. Quant à Uber, il maintient ses chauffeurs dans la plus grande précarité tout en menaçant l’industrie locale du taxi.

Peut-on encore appeler « économie du partage » un mode de consommation fondé sur de grandes sociétés qui vous laissent les problèmes et s’enfuient avec la caisse ?

Matins de grâce à Nice

« Quand j’ai compris que chaque matin je reverrais cette lumière, je ne pouvais croire à mon bonheur », a écrit Matisse à son arrivée à Nice, où le grand peintre a choisi de vivre le reste de son existence. On peut le comprendre aisément. Chaque matin depuis que nous sommes arrivés, une lumière généreuse inonde les trois fenêtres de l’appartement que nous avons loué sur le port. Pas question de traîner au lit. Dès que le réveil sonne à 8 h (pour moi c’est les aurores), nous nous préparons à aller nous balader sur la colline du Château.

Elle est située tout juste derrière l’immeuble où nous logeons. Pour ceux qui connaissent Montréal, c’est comme si nous étions au pied du mont Royal. La différence, c’est qu’ici, même en février, il y a des fleurs dans la colline, des feuilles dans les arbres et des oiseaux qui chantent. L’hiver niçois, il faut bien le dire, est bien doux comparé au rude hiver montréalais, auquel, malgré mon grand âge, je ne me suis jamais habitué.

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