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On reste

Chaque année quand je séjourne en Europe, arrive un moment où j’ai le goût d’envoyer un courriel : « Vendez l’appart, on ne rentre pas. » L’an dernier, c’est arrivé à plusieurs reprises. À Rieti, chez nos amis italiens, en se promenant dans la colline avec les chiens. À Mango, un village du Piémont, un jour de fête. À Arenzano, une petite ville de la Ligurie, où nous nous étions arrêtés en route pour la France. Puis à Nice, une cité que nous avons adorée.

Cette année, en Lombardie, il n’y a pas eu de magie. Nous n’avons pas détesté notre voyage, bien sûr. Mais bien des choses nous ont déçus ou déplu. De toutes les régions italiennes que nous avons visitées depuis 10 ans, c’est de loin la moins intéressante. À nos yeux, en tout cas. Bref, nous n’y reviendrons sans doute jamais.

Cette année, c’est à Annecy que le coup de foudre s’est produit. Imaginez une ville de la taille de Trois-Rivières, mais avec un lac à ses pieds, des canaux qui rappellent Venise, des montagnes tout autour, pleine d’arbres, de fleurs et de beaux immeubles.

Mais Annecy n’est pas qu’une belle ville. Les gens y sont heureux. Ça se voit. Ça se sent. Je ne me souviens pas d’avoir vu autant d’enfants depuis ma propre enfance. Assis à la terrasse d’un café, près du lac, par un beau samedi ensoleillé, on voit passer des familles, la mère tenant le fils par la main, le père cheminant avec sa fille. Parfois, le grand frère suit derrière sur sa planche à roulettes. Ils se rendent à la plage ou ils en reviennent. On n’entend pas d’enfants chialer ou de parents crier. Des couples qui se ressemblent passent à pied, la main dans la main, ou à vélo. De petits groupes de jeunes se forment dans le parc qui longe le lac. Il flotte dans l’air un parfum de bonheur.

Dans les commerces, les gens sont d’une affabilité extraordinaire. Les Québécois qui croient encore au mythe du maudit Français devraient venir faire un séjour ici. Ils en repartiraient transformés. Nous sommes toujours accueillis par un « bonjour, messieurs, dame » enthousiaste et salués par un « au revoir, passez une bonne journée » chaleureux. On se fend en quatre pour vous trouver le produit qui vous convient. Et quel choix ! Les pains sont savoureux ; les desserts, délicieux ; les fromages vous font saliver. Et les vins ! Ah ! les vins !

On rentre à l’appartement, les sacs pleins de bons produits. Nous prenons l’apéro en lisant Libé ou L’équipe. Puis, nous nous préparons de bons petits repas, que nous mangeons sur notre grande terrasse d’où on entrevoit le lac. Le bonheur, je vous dis.

Bien sûr, on vous aime beaucoup. Heureusement du reste, car ça nous aidera à traverser la petite dépression qui nous attend à notre retour. Et la vie reprendra son cours normal.

Lise et moi, on vous embrasse.

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