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Archives de juillet, 2019

Après la défaite de Federer

Les photos sont tirées du site web de Wimbledon.

Bien sûr, on est chanceux, comme l’a dit John McEnroe, d’avoir assisté à une des plus grandes finales de l’histoire du tennis. Mais quand on est, comme moi, un inconditionnel de Roger Federer depuis 20 ans, il est douloureux de voir ainsi s’envoler une de ses dernières chances, voire sa dernière, de remporter un titre du Grand Chelem. On a beau se dire que son héros n’a pas démérité, qu’il n’a perdu qu’au jeu décisif de la dernière manche, à Wimbledon contre le meilleur joueur de l’heure, c’est la tristesse qui domine. Pire, la déception. Pire encore la frustration. Car l’homme aux 20 Grands Chelems est venu si près de son 21e triomphe !

Il aurait suffi qu’il joue bien un seul des trois jeux décisifs. Lui qui n’en avait perdu que trois, je crois, depuis le début de l’année en a perdu autant dans la même journée. Lui qui est habituellement le maître de ces jeux a multiplié les mauvais choix et commis des fautes habituelles.

Malgré tout, il aurait pu gagner. À 8-7, 45-15 au service, il n’était plus qu’à un point de la victoire. Il aurait suffi d’un service gagnant et il aurait levé les bras pour la neuvième fois au All England Club. Mais il n’y a pas eu de service gagnant. La balle est revenue en jeu. Rodge a monté au filet sur une approche trop courte, qui plus est sur le coup droit de Novak, qui a réussi facilement le passing. L’autre point, j’étais si énervé, que je l’ai oublié. Deux coups plus tard, c’était de nouveau l’égalité, qui a perduré jusqu’à 12-12. On connaît la suite. (suite…)

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« Roma » est-il un chef-d’œuvre ?

Dans mon carnet sur mes premiers pas dans Netflix, j’ai oublié de parler du film « Roma », que j’ai enfin pu voir. On se rappellera que le film d’Alfonso Cuaròn ne peut plus être visionné que sur la plate-forme américaine. Il a bien eu droit à quelques projections en salle, fort discrètes, à sa sortie, mais c’était juste pour le rendre admissible aux Oscars. Désormais, il est condamné au petit écran.

J’ai évidemment quelques réticences vis-à-vis de ces longs métrages qui ne sont pas de vrais téléfilms et qui paraissent à l’étroit à la télé. C’est le cas, notamment, d’un film comme « Roma », qui n’est même pas tourné en format 16/9 (aussi est-il accompagné d’une agaçante bande noire en haut et en bas de l’écran). Le format est d’autant plus gênant que le réalisateur a choisi de tenir, la plupart du temps, la caméra loin de l’action, de sorte qu’il est difficile de remarquer les nombreux détails réunis dans les lents travellings et les longs plans-séquences.

Bien qu’on ait beaucoup crié au chef-d’œuvre, je n’avais pas vraiment d’attentes. Je me méfie un peu de pareille unanimité dans l’éloge. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il y a eu un effet « moutons de Panurge ». Mais un effet d’entraînement a rendu difficile de critiquer cet opus. Quand on lit « l’œuvre magistrale d’un géant du cinéma contemporain », rien de moins, il est difficile d’ajouter « mais ». Pourtant ce « Roma » mérite quelques réserves. (suite…)

Mes premiers pas dans Netflix

Déçu par la télévision ordinaire, j’ai fini par nous abonner à Netflix. Ça fait pourtant des années que je fais de la résistance. Il faut dire que je n’aime pas beaucoup les grandes sociétés américaines quand elles tendent à devenir des monopoles et lorsque, de surcroît, elles paient moins d’impôts que moi. Mais je n’ouvre ni TVA ni même Radio-Canada depuis des années, et Télé-Québec me laisse froid. Restait TV5, qui m’ennuie de plus en plus. Le temps était donc venu de dépasser mes réticences pour faire l’essai à mon tour de la célèbre et controversée plate-forme. Quelque 137 millions de personnes m’avaient déjà précédé.

Nous en avons immédiatement profité pour voir les deux nouvelles saisons de « Dix pour cent » (« Appelez mon agent », au Québec), dont nous avions adoré la première année sur TV5. Mais depuis, Netflix a acheté la série, dont elle a fait un succès mondial, et nous nous désespérions de voir la suite.

C’est désormais fait, et nous avons adoré ces deux nouvelles saisons. À tel point que nous étions un peu tristes quand la troisième s’est terminée sur cette finale magnifique, où j’ai vu un clin d’œil à la fin des « Temps modernes » de Chaplin. Heureusement, le quatrième opus est en cours de tournage. Les scénaristes ne seront plus les mêmes, et ça m’effraie un peu. Mais comme tout le monde, j’ai bien envie de revoir cette bande d’agents complètement dingues mais tellement attachants.

(suite…)

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