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Archives de mai, 2018

J’aime Paris « toute la vie »

De la Fondation Vuitton, on a de belles vues de Paris.

« I love Paris in the morning », dit la chanson, qui ajoute :  « Toute la vie, tous les jours… Dans le noir, le soleil, le brouillard ou la grêle, dans les fleurs, en couleur… Un peu, beaucoup, passionnément. » Je ne saurais dire mieux, si ce n’est d’ajouter que j’aime cette ville de plus en plus.

Le Parc floral est un des beaux lieux du Bois de Vincennes.

Je me souviens à peine de mon premier séjour dans la Ville Lumière en 1969. Je revenais du Festival du cinéma francophone de Dinard, où, jeune journaliste, j’avais très peu dormi. J’étais si fatigué pendant les deux jours passés à Paris que je m’endormais un peu partout.

Le deuxième séjour, le premier en compagnie de Lise, avait duré neuf jours. J’avais aimé la ville, mais en bon Québécois, je m’étais vite « tanné » de ses résidants. On disait volontiers à l’époque : « Paris est une ville merveilleuse. Dommage qu’il y ait autant de Parisiens ! » Un aphorisme qui se voulait drôle mais qui cachait bien des préjugés.

Nous sommes revenus à Paris trente ans plus tard, cette fois pour cinq semaines. J’ai enfin adoré et la ville et ses résidants. Pourtant, en relisant mes carnets, je trouve que je râle beaucoup. Je m’y plains souvent des hordes de touristes, cette engeance à laquelle j’ai parfois honte d’appartenir. « Quand nous sommes arrivés au pied de la basilique du Sacré-Cœur, ai-je par exemple écrit, j’ai failli rebrousser chemin. On excusera, je l’espère, cette montée de snobisme, mais j’ai dû mal à me voir parmi ce troupeau à qui l’on a dit C’est là qu’il faut aller et qui s’y rend docilement, son petit guide de voyage à la main. »

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L’ambassade canadienne, un iceberg

Il y a 20 ans, un pépin nous avait obligés à faire appel à l’ambassade canadienne à Rome. Même si c’était un samedi, on nous avait reçus rapidement et, qui plus est, chaleureusement. En peu de temps, le problème avait été résolu. Nous en avions conservé un excellent souvenir. Mais depuis, il y a eu le 11 septembre 2001 et dix ans de règne conservateur où l’on a sabré allégrement les services consulaires. La différence sautait aux yeux à l’ambassade de Paris.

La personne à qui j’ai d’abord parlé au téléphone s’est montrée aimable. Mais elle a dû me souligner que l’ambassade ne recevait que le lundi, le mercredi et le vendredi matin entre 9 h 30 et midi. Après, tout le monde s’arrête pour deux heures et au retour, je ne sais pas ce qu’ils font.

En cas de grande urgence, il est possible de se présenter à l’ambassade. Mais pour être reçu, il faudra convaincre les garde-chiourmes de la gravité de la situation. Et comme ils ont été croisés avec des pitbulls, bonne chance ! « Si vous venez l’après-midi, m’a conseillé la porte-parole, qui connaît bien son monde, ne leur dites surtout pas que vous repartez dans trois semaines. »

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Mais où est passé le commissaire ?

Quand on est victime d’un vol comme cela nous est arrivé à la gare de Nice, il faut le signaler à la police. Pas dans l’espoir qu’on retrouvera les voleurs, car on n’enquêtera sans doute pas. Mais sans déclaration de vol, pas de réclamation possible à l’assureur. Pas d’aide non plus de l’ambassade du Canada. Bref, le passage dans un commissariat français était une figure imposée. Encore fallait-il pouvoir le faire !

Après les téléphones au consulat et à l’ambassade, nous nous sommes rendus au commissariat de Nice-Centre, où le couloir d’attente était déjà rempli de plaignards en mal de policiers. Le responsable de l’accueil nous a conseillé de nous rendre plutôt à Nice-Ouest, où le temps d’attente, nous a-t-il dit, serait plus court.

Mais à Nice-Ouest, le temps d’attente était de trois heures trente. Et encore, était-ce un minimum. Je n’ai pas osé imaginer ce que pourrait être le maximum. On se serait presque cru aux urgences d’un hôpital québécois. La jeune policière qui nous a accueillis nous a souligné que la déclaration de vol pouvait être faite ultérieurement et dans n’importe quel commissariat. À Paris, par exemple. Pas trop rassurés, nous avons néanmoins décidé de partir pour l’Italie, remettant à plus tard le procès-verbal.

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De retour chez nous

La vallée de Rieti est entourée de montagnes.

Nous voilà de retour d’un bien beau voyage de dix semaines en France et en Italie. Un bien beau voyage qui a pourtant failli virer au cauchemar juste avant de quitter Nice, où nous étions allés abréger l’interminable hiver québécois.

Nous étions chez Hertz pour prendre possession de l’auto qui devait nous mener dans la Grande Botte. C’est là que mon sac à dos a été subrepticement subtilisé. Le plus ironique, c’est qu’il était « antivol ». Mais pour résister aux détrousseurs des gares, encore faut-il le garder sur soi. Pas le laisser derrière soi par terre. Quand on s’est retournés, Lise et moi, le sac avait disparu.

Il contenait, entre autres, nos passeports, mon ordinateur, la tablette de Lise, nos deux liseuses, un GPS tout neuf et pas mal d’euros. Sans compter mes médicaments contre l’arythmie. La catastrophe, quoi !

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