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Archives de février, 2012

Niçois et touristes

C’est le Carnaval de Nice et la ville est remplie de touristes. On les reconnaît facilement, même quand ils sont Blancs, à leur sac à dos et surtout, à la carte de la ville qu’ils consultent à tout bout de champ. C’est fou à quel point le touriste moyen a l’air perdu. En fait, c’est l’indice le plus sûr pour départager autochtones et étrangers. Les premiers savent où ils vont. Les seconds balancent la tête entre leur plan et le ciel.

Ce matin, sur la promenade des Anglais, on marchait d’un pas rapide à travers tous ces étrangers fraîchement débarqués et, ma foi, on faisait plutôt Niçois. J’ai même failli m’arrêter pour dépanner deux touristes désorientés. En moins de 15 jours, Lise et moi sommes presque devenus des gens du coin. Nous menons la vie de joyeux retraités niçois. Petit déjeuner vers 9 h 30, un peu d’internet, sortie de marche rapide, arrêt au marché, déjeuner plutôt frugal, séance de cinéma, quelques courses, dîner plus copieux, et en soirée, télé, lecture ou musique. Et j’en passe, bien sûr, car je ne vous raconte pas tout.

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Papi et mamie font du sport

En venant à Nice, nous avons perdu notre gym au rez-de-chaussée. Mais pas question pour autant de perdre la forme. À Lise qui s’en inquiétait, j’ai proposé le parcours suivant : primo, montée vers le château; secundo, descente vers la promenade des Anglais; tertio, marche rapide jusqu’au Negresco, puis retour. L’ensemble de la ballade, à vive allure, fait presque une heure.

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Une ville calme

Le Vieux-Nice est un quartier historique, à deux pas du centre-ville et du bord de mer.

Le plombier est enfin passé. S’il n’y avait pas de chaleur dans l’appartement, c’est pour une raison bien simple : le thermostat était en mode climatisation plutôt qu’en mode chauffage. Ce qui n’est pas très pratique, j’en conviens, quand la température avoisine le 0 degré la nuit. Avant que vous ne vous moquiez, sachez que ce n’est pas moi qui avais réglé ledit bidule. Lise non plus d’ailleurs. C’était notre locateur. Cela dit, j’aurais pu regarder plus attentivement. J’aurais bien vu que le symbole était un flocon de neige, et non un soleil. Bref, on a gelé pendant quatre jours pour rien. Mais c’est fini. Il fait maintenant 20 degrés Celsius chez nous.

À l’extérieur aussi, les températures remontent. Aujourd’hui, il faisait 11 à l’ombre. Beaucoup plus au soleil, et il y avait beaucoup de soleil. À tel point que nous avons enlevé nos manteaux sur la promenade des Anglais. Nous avons aussi vu nos premiers nageurs dans la Méditerranée. Certes, ils sont cinglés, mais c’est incontestablement un signe que le printemps arrive enfin. Ici en effet, ce ne sont pas les hirondelles. Pour demain, on nous annonce trois beaux degrés de plus.

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Gens du Sud

Peut-être vous souvenez-vous du Palais des thés, cette petite société française de qui nous achetons nos thés, Lise et moi, depuis plus d’une dizaine d’années. Nous nous étions rendus dans une de ses boutiques à Paris. « Un bien beau magasin, avais-je écrit, plein de thés qu’on ne trouve pas à Montréal. Mais les vendeurs ! Plus froid que ça, tu t’incarnes en iceberg. Nos questions ont suscité au mieux quelques bredouillements. En désespoir de cause, nous avons mentionné que nous étions du Québec. D’habitude, ça marche. Mais là, c’est comme si nous avions dit que nous venions de la Belgique. »

Samedi, nous avons répété la même expérience, mais à Nice. Aussitôt entrés, une charmante vendeuse est venue à notre rencontre. Elle nous a offert un thé, puis s’est enquise de nos goûts en la matière. Elle nous a fait découvrir plein de variétés qui n’étaient pas en vente au Québec, nous les a fait sentir, nous les a décrits avec moult détails. Bref, nous avons passé une demi-heure en sa compagnie. Une belle expérience qui nous a rappelé, par contraste, la déconvenue parisienne.

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Enfin à Nice !

Les derniers jours avant le voyage n’ont pas été de tout repos. Mécontents d’une nouvelle loi, qui limite leur droit de grève, les pilotes de France ont entrepris des moyens de pression. Dans la semaine qui a procédé notre départ, le tiers des vols ont été annulés. Inquiets, on suivait le déroulement du conflit sur l’internet. Sur le site d’Air France, on invitait même les voyageurs à reporter leur voyage. Partir ou ne pas partir ? Telle était la question. On a beaucoup hésité. Lise était favorable au report. Moi, j’avais l’intuition que nous aurions de la chance. J’ai appelé notre agente pour obtenir son avis, mais elle était en voyage. Nous avons donc attendu et… le gros A380 nous attendait à 20 h, à l’aéroport de Montréal. Tout au plus a-t-il décollé avec quelques dizaines de minutes de retard. Trois fois rien quand on pense qu’on aurait pu être obligés de retarder notre départ de quelques jours.

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