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Une ville calme

Le Vieux-Nice est un quartier historique, à deux pas du centre-ville et du bord de mer.

Le plombier est enfin passé. S’il n’y avait pas de chaleur dans l’appartement, c’est pour une raison bien simple : le thermostat était en mode climatisation plutôt qu’en mode chauffage. Ce qui n’est pas très pratique, j’en conviens, quand la température avoisine le 0 degré la nuit. Avant que vous ne vous moquiez, sachez que ce n’est pas moi qui avais réglé ledit bidule. Lise non plus d’ailleurs. C’était notre locateur. Cela dit, j’aurais pu regarder plus attentivement. J’aurais bien vu que le symbole était un flocon de neige, et non un soleil. Bref, on a gelé pendant quatre jours pour rien. Mais c’est fini. Il fait maintenant 20 degrés Celsius chez nous.

À l’extérieur aussi, les températures remontent. Aujourd’hui, il faisait 11 à l’ombre. Beaucoup plus au soleil, et il y avait beaucoup de soleil. À tel point que nous avons enlevé nos manteaux sur la promenade des Anglais. Nous avons aussi vu nos premiers nageurs dans la Méditerranée. Certes, ils sont cinglés, mais c’est incontestablement un signe que le printemps arrive enfin. Ici en effet, ce ne sont pas les hirondelles. Pour demain, on nous annonce trois beaux degrés de plus.

Le Vieux-Nice

Nos impressions des premiers jours restent excellentes. Bien sûr, nous connaissions déjà Nice pour y avoir séjourné deux fois. Mais c’était pour quelques jours seulement et nous logions à l’hôtel. Cette fois, nous sommes résidants, ce qui change la donne.

Nous avions hésité entre trois appartements. Nous sommes bien heureux de celui que nous avons choisi. Ce n’est pas seulement parce qu’il est joli ; les deux autres l’étaient aussi. C’est parce qu’il est situé dans le Vieux-Nice. Nous connaissions déjà ce quartier, où nous étions venus en touristes. Y vivre, c’est bien mieux. Je me souviens d’une pub qui disait : « La meilleure façon de visiter le Vieux-Montréal, c’est de l’habiter. » Je dirais la même chose du Vieux-Nice.

Ce quartier historique, à deux pas du centre et du bord de mer, est piéton. Et quand je dis piéton, je veux dire véritablement piéton. Ses rues sont plutôt des ruelles. Elles sont si étroites que les autos s’y aventurent rarement. Même les motos y sont rares. Et on les remarque d’autant moins que les motards ne nous foncent pas dessus comme à Paris.

Au bout de notre rue, il y a un très beau marché, ouvert tous les jours, sauf le lundi. On y trouve, outre les fleurs, fruits et légumes, herbes et sels, olives, huile d’olive et pesto, fromages, noix et pains, et j’en passe. Les boutiques de petites rues environnantes permettent de compléter les emplettes. Les belles boucheries y sont particulièrement nombreuses.

Hors du Vieux, la vie reste plutôt calme. Beaucoup plus calme, en tout cas, que celle de Paris. Il n’y a pas à Nice cette fébrilité qui m’avait tant frappé dans la capitale, l’automne dernier. Certes, l’offre d’activités y est moins élevée. Dans la Ville lumière, comme chacun sait, on peut faire une activité différente chaque jour et à la fin de l’année, on n’aura vu qu’une partie de la programmation.

Nice n’est pas pour autant une ville où il n’y a rien à faire. Hier, nous sommes allés chercher des billets pour deux concerts de musique baroque. Aujourd’hui, nous avons réservé nos places pour La Bohème de Puccini. Pendant notre séjour, nous irons sans doute au Musée d’art contemporain, au musée Matisse, au musée Chagall. Mais Paris, incontestablement, offre bien davantage. Cela dit, je dirais que Nice est une ville à vivre plus qu’à visiter.

À cet égard, la célèbre promenade des Anglais est bien typique de ce lieu qui, au sud, a la mer à ses pieds et qui, au nord, est protégé par les montagnes. Nous y avons de nouveau marché aujourd’hui. On ne s’habitue pas à son charme, au bruit des vagues, à cet horizon bleu et émeraude. On y croise plein de retraités, sans avoir l’impression pour autant d’être dans un repaire de retraités. C’est qu’il y a aussi de jeunes familles, de même que des jeunes tout court. Et il y a des touristes, mais pas trop.

Tout se beau monde s’y mêle harmonieusement et calmement. Les coureurs doublent doucement les marcheurs. Même les cyclistes n’ont pas l’air de faire le tour de France. Pour l’heure, je dirais que c’est une ville qui vous enlève le goût de râler. Pour l’heure, ai-je bien dit…

Lise vous fait ses amitiés. Je vous embrasse. À bientôt.

Paul

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Commentaires sur: "Une ville calme" (1)

  1. Votre derniere phrase… LOL

    Merci et continuez de nous transmettre vos recits… Raler ou pas…

    PS: Brrrr… les baigneurs fous…

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