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Enfin à Nice !

Les derniers jours avant le voyage n’ont pas été de tout repos. Mécontents d’une nouvelle loi, qui limite leur droit de grève, les pilotes de France ont entrepris des moyens de pression. Dans la semaine qui a procédé notre départ, le tiers des vols ont été annulés. Inquiets, on suivait le déroulement du conflit sur l’internet. Sur le site d’Air France, on invitait même les voyageurs à reporter leur voyage. Partir ou ne pas partir ? Telle était la question. On a beaucoup hésité. Lise était favorable au report. Moi, j’avais l’intuition que nous aurions de la chance. J’ai appelé notre agente pour obtenir son avis, mais elle était en voyage. Nous avons donc attendu et… le gros A380 nous attendait à 20 h, à l’aéroport de Montréal. Tout au plus a-t-il décollé avec quelques dizaines de minutes de retard. Trois fois rien quand on pense qu’on aurait pu être obligés de retarder notre départ de quelques jours.

Nous avions bien hâte de faire l’essai du nouvel Airbus. « C’est le plus gros avion au monde ! » a lancé avec fierté notre voisin de cabine. C’est vrai : 538 personnes peuvent y voyager. Les ailes sont si immenses qu’on n’en voit pas le bout à travers le hublot. Mais à l’intérieur, c’est une boîte à sardines, du moins en classe économique. Pour avoir droit à un plus d’espace, il faut grimper à l’étage, où sont installés confortablement les voyageurs de la première classe et de la classe Premium. Mais les prix grimpent aussi. En bas, parmi la plèbe, on se croirait à bord d’un vol d’Air Transat en direction de la Floride. La bouffe, cependant, est meilleure et le personnel d’Air France est toujours aussi classe. N’empêche que près de sept heures dans une boîte à sardines, c’est un peu long. D’autant plus qu’on n’était pas encore parvenus à destination. Il a fallu descendre de l’A380 pour remonter dans un A320 en direction de Nice. Comme l’appareil n’était pas prêt, nous avons dû patienter plus d’une heure à Charles-de-Gaulle. Finalement, nous avons atterri à Nice quelque 16 heures après avoir décollé de Montréal.

J’ai l’air de râler et de fait, je râle. Comme d’habitude, direz-vous. Mais vous savez aussi que ça ne dure pas. J’adore voyager. Mais la journée d’avion à l’aller n’est pas ma favorite. Celle du retour non plus, ne serait-ce que parce que je reviens. Mais au moins quand on met le cap sur Montréal, je n’ai pas à dormir dans un fauteuil étroit, qui ne s’incline presque pas. Je n’arrive pas vraiment à m’endormir en avion. À un moment donné, quand tout le monde roupillait, je me suis levé et j’ai marché dans les petites allées, enfin libres. Ça m’a fait du bien.

Malgré tout, je suis arrivé à destination vanné. J’avais hâte d’arriver à l’appartement que nous avions loué. Mais chaque fois que j’appelais la personne qui devait venir nous ouvrir, je tombais sur son répondeur. Nous avons quand même pris un taxi pour le Vieux-Nice, en espérant que le responsable des clés vienne nous y rejoindre. Nous avons gelé un bon moment devant la porte. Lise a commencé à se demander si nous n’avions pas été arnaqués. Mais avant qu’elle ne s’inquiète trop, un charmant monsieur a fini par arriver, lui-même tout anxieux. Il n’avait jamais reçu mes messages. Était-ce son téléphone ou le mien qui était coupable ? Mystère ! L’essentiel, c’est qu’il nous a ouvert.

Notre nouvel appartement est magnifique. Les photos d’Homelidays ne mentaient pas. Il est confortable aussi, si ce n’est qu’il est un peu froid. Il faut dire qu’il fait anormalement frisquet en ce moment un peu partout en France, y compris sur la Côté d’Azur. Jusqu’à récemment, Nice avait connu un hiver très doux, comme en témoignent les fleurs un peu partout dans la ville. Mais brusquement, il y a une quinzaine, un grand froid est arrivé de l’Arctique et s’est répandu jusqu’en Afrique du Nord.

Vous vous souvenez peut-être que, l’an dernier, nous étions descendus dans le sud des États-Unis, sur les traces d’un grand froid qui avait couru jusqu’au golfe du Mexique. Je commence à croire que nous avons la poisse. Un peu comme ma belle-sœur Huguette et mon beau-frère Rolf, qui ont quitté la Provence à la fin de décembre et qui claquent des dents en Allemagne depuis ce temps.

À Nice toutefois, ça ne va pas perdurer. Les températures devraient commencer à remonter au milieu de la semaine, où on nous annonce 12 ou 13 degrés. Mais déjà, j’ai cessé de geler. Las de rentrer la tête dans les épaules chaque fois que je mettais le nez dehors, je suis entré dans une boutique où l’on annonçait des soldes et j’en suis ressorti avec un beau parka, bien fourré, qui me tient bien au chaud.

J’ai ensuite mis le cap sur la promenade des Anglais, où la vue sur la mer émeraude est toujours aussi magnifique. Je sens que nous allons faire un bien beau voyage.

Lise vous fait ses amitiés. Je vous embrasse. À bientôt.

Paul

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