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Au retour de notre long voyage, je me suis remis au yoga, Lise à la course. Quelques semaines plus tard, nous voilà en marche vers l’appartement de notre amie Catherine, où nous sommes invités. Six beaux kilomètres de promenade urbaine. Pour les quatre premiers, tout va bien. Mais à partir du cinquième, ma douce moitié commence à me larguer. Je n’arrive plus à suivre son rythme. En montagne, j’y suis habitué. Mais en ville, c’est nouveau, et ma foi, pas très plaisant!

Pour l’équilibre, la souplesse, la concentration et la sérénité, le yoga, c’est super. Mais pour suivre sa femme en ville, la course, c’est mieux, surtout si la dite épouse est bionique. Je me suis donc mis moi aussi au jogging. Ou plutôt à l’alternance marche-course, comme nous l’a suggéré notre belle-fille Marie-France, grande spécialiste de ces disciplines.

Je profite de ma sortie matinale (pas trop matinale tout de même; six heures du mat, ce n’est pas mon truc) pour écouter de la musique. Mais que choisir dans cette grande discothèque empilée sur mon petit iPod? Pas les Nocturnes de Chopin évidemment. C’est beau, mais la nuit. J’ai essayé la chanson, le jazz, des symphonies. Pas mal! Mais depuis quelques jours, c’est en écoutant de l’opéra que je cours et j’en suis bien heureux.

Quelle décharge d’énergie que l’opéra! Quand les sopranos gonflent leur généreuse poitrine et que les ténors font voir leur luette, le chant monte, s’amplifie, s’intensifie, me propulsant vers l’avant.

J’ai commencé avec La flûte enchantée, un de mes opus favoris. Puis, j’ai poursuivi avec les Italiens. Pour courir, difficile de trouver mieux. Dans les opéras italiens, comme l’a fait remarquer un humoriste anglais, un baryton se déchaîne pour empêcher la soprano et le ténor de baiser. Ça finit terriblement très mal, mais le choc provoque des émotions déchirantes et inégalées dans l’histoire de l’art.

Et en prime, un opéra dure aussi longtemps qu’un marathon. Vous aurez fini vos cinq kilomètres que le premier acte ne sera pas encore terminé.

Paul

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Commentaires sur: "Courir derrière ma douce" (3)

  1. Bonjour vous deux,

    Heureuse de vous lire comme toujours. Courir en écoutant de l’opéra je pense que vous devez être unique. Ça vous aidera sûrement à faire les 6 kilomètres avec votre douce.

    À ma retraite, j’occupe mon temps à lire. J’ai lu, La vie rèvée d’Ernesto G. .Une bonne brique de 550 pages. Je vous enverrai le nom de l’auteur. J’ai lu Sur la ligne de Feu de François Lépine et Ici, C’était Radio-Canada d’Alain Saulnier. Le livre de Saulnier m’intéressait particulièrement puisqu’il était de deux de mes anciens patrons. Marc Thibault et Raymond David. C’est terrible ce qui arrive.

    À la prochaine,

    Madeleine

  2. Rebonjour,

    Voici le nom de l’auteur de La vie rèvée d’Ernesto G. Jean-Michel Guenassia.

  3. Pour un des meilleur opera court pour un 5-10 km de course, je vous suggere un petit opera d’un acte de Purcell (son seul en effet), Didon et Enee….

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