Voyages, lectures, films, impressions, humeurs, la vie quoi!

En voyage, Lise pourrait en témoigner, je n’arrêtais pas de me plaindre de mon ordinateur. Je le trouvais trop gros pour le caravaning. Et puis, il était devenu, au fil du temps, bien trop lent. Mais je ne voulais pas en changer avant d’être de retour chez nous, ne serait-ce que parce qu’il était impossible aux États-Unis de trouver un modèle doté d’un clavier français.

Aussitôt revenu toutefois, je me suis empressé d’aller acheter un nouvel ordi. J’avais eu le temps de me documenter à fond sur tous les modèles vantés pour leur mobilité. Après beaucoup de recherches et d’hésitations, j’avais opté pour un Mac Air. Cher, trop cher sans doute, mais joli, léger et super performant.

Quelques jours avant de me rendre au magasin cependant, il m’est venu un doute. Je retourne sur le site des Numériques. On y vante, bien sûr, le Mac Air, mais j’y découvre que le meilleur ordinateur portable serait en ce moment le HP Spectre 360, pour lequel on ne tarit pas d’éloges. Je poursuis mes recherches : les sites américains sont également dithyrambiques.

Le nouveau HP n’est pas moins cher. On ne concurrence pas les Apple avec des modèles bon marché, il va sans dire. Si l’on ajoute au Spectre la souris, le transfert des données, le disque dur externe (sur lequel je reviendrai) et, Québec oblige, des taxes de 15%, nous voilà autour des 2000$.

Certes, j’ai les moyens de m’offrir ce beau joujou. N’empêche que la somme me donne le tournis. Je n’ai jamais osé débourser autant pour un ordinateur. Mais bon, depuis que j’ai franchi le cap des 70 ans, je me dis que je n’emporterai pas mon fric au paradis. En enfer non plus, d’ailleurs. Alors, au diable la dépense! Enfin, dans les limites du raisonnable.

En optant pour un autre PC plutôt qu’un Mac, je m’étais dit que je n’aurais pas à maîtriser de nouveaux logiciels. Mais j’avais oublié qu’il me faudrait passer de Windows 7 à Windows 8, une interface que Microsoft voulait novatrice, mais qui est plutôt compliquée et que tout le monde a détestée. On la remplacera d’ailleurs très bientôt. En attendant, j’ai dû me familiariser avec ce nouvel environnement, attrayant de prime abord, mais bien confondant. Bref, j’ai perdu mes pantoufles et elles étaient bien confortables.

J’ai dû aussi apprendre à composer avec un disque dur externe. C’est que ces portables hyper minces sont trop maigrichons pour contenir un disque traditionnel. Leur mémoire est donc très limitée. Tant et si bien que, si vous conservez des photos, des vidéos, de la musique, des documents (ce qui va de soi quand on a un ordinateur), cette mini mémoire est rapidement débordée.

Quand j’ai acheté mon Spectre, j’étais tout excité. Au bout de quelques jours, j’étais tout stressé. J’ai commencé à me réveiller la nuit. Cette fois, c’était mon disque dur personnel qui débordait. À trois heures du mat, il refusait de se mettre en veille, s’entêtant à chercher des solutions. Sans succès, il faut bien le dire.

En désespoir de cause, je suis retourné demander conseil au technicien de Bureau en gros qui avait transféré les données. Il était bien gentil mais pas très bon pédagogue. À moins que je sois mauvais élève. À l’écouter, tout semblait simple, mais je suis revenu guère plus avancé.

Je me suis replongé dans les modes d’emploi. À force de patience, j’ai fini par trouver des solutions. Mais pas à tout. J’ai noté les points sur lesquels je butais et j’ai fait venir à l’appartement SOS Ordi Montréal. Un service diligent, compétent et pas trop cher.

Depuis, j’ai recommencé à faire mes nuits, comme on dit des enfants. L’ordinateur que j’ai acheté est une petite merveille. J’adorerai, j’en suis sûr, voyager en sa compagnie. Mais la transition, il faut bien le dire, n’a pas été facile.

Beaucoup sont accros à leur téléphone. Moi, c’est plutôt à mon ordi. À tel point que j’imagine mal ma vie sans lui. Je m’en sers pour écrire, pour lire, pour surfer sur internet, pour recevoir et envoyer des courriels, pour prendre des notes, pour me documenter, pour consulter la météo, planifier mes voyages, faire mes comptes, trouver des recettes, parfaire mon anglais ou mon italien, et j’en passe.

Mais en changer, quelle galère! C’est quasiment comme changer de partenaire, c’est vous dire. Lise, mon amour, dis-moi qu’on va rester ensemble!

Paul

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Nuage de Tags

%d blogueurs aiment cette page :