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Andrée Lachapelle, Gilbert Sicotte et Remy Gérard dans une scène de « Il pleuvait des oiseaux».

Curieusement, c’est à Paris que j’en ai entendu parler pour la première fois et de Jocelyne Saucier et de son roman « Il pleuvait des oiseaux ». J’étais dans une librairie du XIIe, venu acheter « Les loyautés » de Delphine de Vigan, une de mes écrivaines favorites. La libraire nous a demandé, à Lise et à moi, si nous qui venions du Québec avions lu ce livre d’une compatriote. Elle nous l’a si fortement conseillé qu’on se l’est procuré dès notre retour à Montréal. Tous les deux, nous l’avons adoré. Une grande œuvre, comme on en lit peu souvent !

Je comptais vous parler de cette découverte plus tôt, mais quand j’ai su que le film allait sortir, j’ai décidé d’attendre, histoire de parler de l’un et de l’autre dans un même carnet.

Louise Archambault

Pour être honnête, je craignais un peu que le long métrage ne soit pas à la hauteur, même si Louise Archambault, à qui on doit le touchant « Gabrielle », m’inspirait confiance. Habituellement, je préfère voir le film d’abord. Les adaptations sont souvent décevantes. De plus, quand on lit, on se forme une image des personnages, laquelle entre fréquemment en conflit avec les comédiens choisis.

Mais dès que j’ai su que les principaux personnages allaient être joués par Andrée Lachapelle, Gilbert Sicotte et Remy Gérard, j’ai été rassuré. Non seulement parce que ce sont de formidables acteurs, mais parce que tous trois avaient le physique de l’emploi. Ève Landry et Éric Robidoux sont également très crédibles dans les rôles de la photographe et de l’aubergiste.

La réalisatrice s’est montrée fidèle à l’œuvre, même si elle s’est permis quelques libertés. J’en suis heureux, car le roman de Jocelyne Saucier méritait une mise en images aussi respectueuse.

J’ai trouvé cette adaptation très touchante. Il y a, entre autres, deux grandes scènes, que je ne vous raconterai pas bien entendu, qui sont de grands moments de cinéma. Le lendemain de la projection, j’étais encore habité par ce film.

Mais à mon avis, le roman est encore plus fort, ne serait-ce que parce qu’il rend mieux le souvenir des Grands Feux. Pourquoi, après trois romans qui n’avaient engendré qu’un petit succès d’estime, celui-là a-t-il connu un retentissement qui a dépassé largement nos frontières (juste en Allemagne, le livre s’est vendu à 150 000 exemplaires) ?

Cette histoire de vieux ermites bien cachés dans la forêt québécoise, près d’un lac, pour vivre ce qu’il reste de leur existence, touche à l’universel. Elle fait du bien parce qu’elle incarne magnifiquement la liberté. « La liberté qu’on peut se donner, celle qu’on prend, le fait qu’on est responsable de notre vie et de notre mort aussi », a dit fort justement l’autrice à Josée Lapointe, dans une belle entrevue accordée à La Presse.

Alors, n’hésitez pas à courir voir le film. Après, bien sûr, lisez le livre. Et si c’est déjà fait, relisez-le. C’est ce que je m’apprête à faire.

 Il pleuvait des oiseaux

Le film : ****

Le roman : ****½

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