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Anne-Élisabeth Bossé et Mani Soleymanlou dans la grande scène du restaurant italien.

Je peux comprendre certaines des critiques suscitées par « La femme de mon frère ». Mais reprocher à Monia Chokri d’avoir fait du Xavier Dolan, vraiment ? À moins qu’il y ait chez le réalisateur de « Juste la fin du monde » ou de « Mommy » un humour désopilant qui m’a complètement échappé jusqu’ici. En revanche, il est vrai que ce premier long métrage est un peu… long. Un montage plus serré aurait rendu, il me semble, cette comédie encore plus enthousiasmante.

Cela dit, il y a dans le film de Monia Chokri au moins deux longues scènes qui sont déjà de petits chefs-d’œuvre : celle du restaurant italien et celle du grand repas de famille où la « femme du frère », cette blonde trop parfaite pour la sœur paumée, est invitée pour la première fois. C’est à se rouler par terre de bout en bout. Je ne suis pas du tout étonné que le jury de la section Un certain regard en ait fait son coup de cœur au dernier Festival de Cannes. Nous assistons peut-être à la naissance d’une grande cinéaste. Ce serait formidable, non !

« La femme de mon frère » est une œuvre de jeunesse donc. Mais malgré ces défauts, c’est déjà une belle réussite. Le scénario est à la fois drôle et touchant. Les dialogues sont savoureux et les comédiens tous excellents. Il faut vanter, bien sûr, la performance d’Anne-Élisabeth Bossé, parfaite dans son rôle d’intellectuelle féministe névrosée. Mais je m’en voudrais de ne pas mentionner, parmi les rôles secondaires, celui du père immigrant, joué par un grand acteur israélien, Sasson Gabai, extraordinaire.

Seth Rogen et Charlize Theron, un couple improbable.

Long Shot

Je ne déteste pas les comédies romantiques à l’occasion. Et j’aime bien Charlize Theron tout le temps. Aussi me suis-je laissé tenter par « Long Shot ». Côté Charlize, pas de surprise ; elle est toujours sublime. Côté comédie, pas de surprise non plus, d’autant que, comme tous les films du genre, le scénario reste bien prévisible.

L’originalité du film tient à ce qu’on a réuni deux amoureux improbables. D’un côté, la belle Sud-Africaine, qui joue ici le rôle de la secrétaire d’État des États-Unis. De l’autre, un journaliste à l’allure débraillée, dont la carrière ne va nulle part. Dans le rôle de Fred Flarsky, l’inévitable Seth Rogen. Pas mauvais, le Seth, mais plutôt unidimensionnel. Une sorte de Patrice Robitaille canadien. L’homme d’un seul rôle, celui du paumé mal fringué, sans charme mais drôle, un peu moche un peu bourru, un peu vulgaire, mais au final plutôt attachant.

Entre la belle et le comique, le courant passe et le charme opère. « Long Shot » n’a rien de génial, mais on passe un bon moment. Les dialogues sont amusants, les situations sont drôles, et en prime, le personnage du premier ministre canadien, inspiré sans doute par notre Justin, fait sourire.

 

 

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