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Gilles Lellouche s’impose de plus en plus comme un des meilleurs comédiens de sa génération.

Voilà un beau sujet casse-gueule : une agence de communication, bien établie à Paris, doit déménager dans une de ces banlieues dites sensibles par suite d’un contrôle fiscal accablant. Mais on a vu avec « La vache » que Mohamed Hamadi est capable de faire rire en abordant des sujets délicats. Ce Français d’origine algérienne sait marcher sur un fil.

Il nous amène donc cette fois à La Courneuve, où Fred et sa bande devront poursuivre leur carrière tout en embauchant des jeunes du coin. Un beau choc des cultures en perspective, riche en rebondissements certes, mais périlleux, où le scénario risque de dégringoler à tout instant. Le réalisateur-scénariste devait décrire cette banlieue de façon sympathique, sans pour autant gommer ses problèmes de délinquance, de violences urbaines, de règlements de compte et de dealers. Mission réussie. Hamadi se rend jusqu’au bout, sans faux pas. C’est joyeux, enlevé, drôle. On sort de « Jusqu’ici tout va bien » plus heureux que lorsqu’on est entré ; ce n’est pas rien.

Il faut dire que Hamadi a réuni pour son nouvel opus une belle brochette de comédiens, menée par Gilles Lellouche, qui s’impose de plus en plus comme un des meilleurs comédiens de sa génération.

En revanche, j’ai trouvé à demi-réussi « The White Crow », le biopic consacré à Rudolf Noureev. Les scénaristes ont eu la bonne idée de se limiter à la première partie de la vie du grand danseur et chorégraphe. Elle se termine de façon spectaculaire par sa demande d’asile politique en 1961, en pleine Guerre froide, dans un aéroport de Paris. Mais la réalisation, comme dans beaucoup de films américains, est plutôt académique. L’action traîne parfois en longueur, notamment dans la première heure. Il faut attendre la grande scène de l’aéroport du Bourget pour que le film monte enfin en intensité.

Je dois reconnaître, en revanche, que le caractère oppressant du régime soviétique est bien décrit et que le danseur Oleg Ivenko est très crédible en Noureev.

Le danseur Oleg Ivenko est très crédible en Noureev.

« Jusqu’ici tout va bien » ****

« The White Crow » ***

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