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La chose ne m’arrive pas souvent, mais oui, je cherche mes mots pour célébrer la huitième victoire de Roger Federer à Wimbledon, un nouveau record évidemment. Qui plus est, sa dix-neuvième victoire en Grand Chelem, un autre record, bien sûr. Le voilà qui s’approche dangereusement d’un mythique vingtième titre majeur. Cet exploit paraissait impossible. Mais avec le Maestro, rien ne semble impossible. Il disparaît l’an dernier, blessé au genou et au dos. Six longs mois sans jouer. On craint que sa carrière ne soit terminée. Mais il revient en 2017 et remporte l’Open d’Australie, Indian Wells, Miami, Halle et Wimbledon.

L’Équipe vient de titrer : « Federer est éternel ». Comme les diamants. Dans la page Les as du tennis, André Lambert l’a qualifié de demi-dieu et d’extraterrestre. Que dire de plus ? Tous les superlatifs ont déjà été employés pour parler du champion suisse. Étonnant, fabuleux, fantastique, hors du commun, incroyable, inouï, miraculeux, phénoménal, prodigieux, admirable, brillant, éblouissant, excellent, fantastique, magistral, magnifique, merveilleux, parfait, prodigieux, remarquable, sensationnel, sublime : mon dictionnaire des synonymes est épuisé.

C’est pourquoi je m’attarderai plutôt sur un élément souvent négligé, mais souligné par l’entraîneur Emmanuel Planque aujourd’hui dans L’Équipe. À ses débuts, Federer, a-t-il dit,  « était ultra-talentueux mais ultra-fragile. C’était du cristal. Si une mouche volait dans le stade, il pouvait casser trois raquettes. À force de travail et d’introspection, c’est devenu un maître zen. »

Un maître zen, c’est ce que je veux retenir aujourd’hui. Cet homme est parvenu à un maximum d’efficacité combiné à un minimum d’ego. Son huitième sacre au All England Club, c’est la victoire du talent, bien sûr. Aucun doute que Federer est un surdoué. C’est le Mozart du tennis. Mais c’est aussi le résultat d’un formidable travail sur lui-même. En vingt ans, le jeune prodige a métamorphosé le cristal en diamant.

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Commentaires sur: "Le triomphe d’un maître zen" (6)

  1. Alors Paul, combien de GC voyez-vous Fed remporter d’ici sa retraite ?
    Et pensez-vous qu’il ira vous rendre visite au Canada ou qu’il se contentera de Cincinnati comme c’est souvent le cas ces dernières années ? Il me semble qu’il n’a jamais gagné à Montréal.

  2. Comment voulez-vous que je trouve un synonyme quand vous n’en avez plus? Quel beau cadeau on reçoit avec son 19e GC. J’espère qu’il viendra à Montréal. On verra.

  3. Je crois qu’il sera à Montréal. Comme je le disais à Madeleine, il ne s’est pas épuisé à Wimbledon, où il aura passé moins de dix heures sur les courts.

  4. Patrick de Montmollin a dit:

    Merci pour ce si bel article !
    Roger a gagné deux fois le titre à Toronto, y a perdu deux finales et a également perdu une finale de cet Rodgers Cup à Montréal.
    Je serais très content qu’il s’y impose cette année !
    Selon mes calculs, s’il parvient à s’imposer tant à Montréal qu’à Cincinatti, il sera numéro 1 mondial pour l’US Open et sin vingtième titre du grand chelem, son premier petit chelem depuis dix ans….
    S’il y parvient, il aura sans doute à coeur de remporter Bâle puis le Masters. Je serais surpris qu’il se cogne Shanghaï et Bercy, qu’il a déjà remportés. Le record de 30 Masters 1000 ne doit pas être important pour lui, surtout que Djokovic et Nadal amélioreront sûrement cette marque.
    Il joue avec pkaisir, c’est un régal.
    Je ne serais pas surpris de le voir gagber encore l’Open d’Australie et Wimbledon en 2018….
    Il lui manque Monte Carlo et Rome, mais je ne sais pas s’il aura envie de retourner sur terre battue… et puis ilna déjà 4 trophées du finaliste pour chacun de ces deux Masters 1000 😄

  5. Patrick de Montmollin a dit:

    Désolé pour les fautes de frappe…..
    Je voulais encore dire que s’il remporte ne serait-ce que l’US Open et le Masters, il terminera l’année une sixième fois numéro un mondial, comme Pete Sampras (mais ce dernier est descendu puis remonté sur le trône plusieurs fois tandis que Roger y est resté de manière ininterrompue beaucoup plus longtemps).

  6. Patrick de Montmollin a dit:

    Et voilà il est à Montréal ! Pourvu qu’il y gagne, si possible contre Nadal !

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