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Encore une fois, je me suis retrouvé au bord de la crise de nerfs chez Costco. La semaine précédente aussi. En sortant, j’avais dit à Lise : « La prochaine fois, je pousserai le panier et tu géreras la liste d’épicerie. Ça devrait aller mieux. » Eh bien non, il a fallu se rendre à l’évidence : ça n’allait pas mieux. D’autant qu’elle a perdu mon beau stylo.

Il y a toujours quelque chose qui m’énerve chez Costco. D’abord, il y a trop de monde. Depuis que je suis membre, j’essaie de trouver la meilleure plage horaire. Mais deux ans plus tard, j’en suis venu à la conclusion qu’il n’y en a pas. Le week-end, c’est carrément infernal. Je n’y vais plus. Je m’étais dit, le lundi matin, vers 11 h, ça devrait aller. J’avais oublié les satanés baby-boomers. Ils sont à la retraite, ces gens-là, pas au bureau. Je vais finir par croire qu’ils passent leur vie dans les grandes surfaces à pousser un panier. C’est vrai que ça occupe.

Et puis, les gens ne sont pas aimables. Ils sont pressés. Je marche en ayant peur qu’un panier me percute les mollets. Souvent, il y en a un costcien qui plante son panier au beau milieu d’une allée, disparaissant pour aller chercher je ne sais quoi et bloquant du coup le chemin à ceux qui suivent. Il faut dire qu’ils sont énormes, ces paniers. Et puis, personne ne vous sourit. Personne ne vous cède le passage. Tout le monde a un air de bœuf, et pas juste devant le rayon des viandes.

Chez Costco, la personne que vous croisez, ce n’est pas le citoyen, ni même le voisin, encore moins l’ami. C’est le consommateur. Celui qui cherche le meilleur prix, la meilleure aubaine, et presto. Pas de temps à perdre à saluer les gens que l’on croise, encore moins à engager la conversation. L’important quand on va dans ce haut lieu de la consommation, et je dois malheureusement m’inclure, c’est de parcourir les allées le plus vite possible, de remplir son gros panier le plus possible et d’arriver à la caisse le plus rapidement possible.

Il faut dire que l’endroit n’est ni beau, ni avenant, ni chaleureux. Ni rien en fait. Juste un grand entrepôt où l’on entrepose des marchandises jusqu’au plafond. Il y a bien, postés un peu partout, des préposés qui s’empressent de vous faire goûter, qui des tartinades, qui des biscuits, qui des céréales. Mais ils ne sont pas là pour vous rendre la visite agréable, ils sont juste là pour vous faire consommer davantage. De plus, ils contribuent à encombrer encore plus des allées qui le sont déjà bien assez.

Habituellement, je retrouve mon sourire à la caisse quand je reçois la facture. Il faut bien admettre que les prix costciens sont difficiles à battre. Mais l’opération me met tellement les nerfs en boule que je commence à me demander si le prix en vaut la chandelle. Je viens justement de recevoir mon avis de renouvellement. J’ai jusqu’en septembre pour me décider. Y a-t-il une vie après Costco ?

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Commentaires sur: "Homme au bord de la crise de nerfs chez Costco" (1)

  1. Je préfère ne pas me sentir obligé de rentabiliser ma carte de membre. J’ai laissé tomber il y a longtemps.

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