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Quand nous avons choisi de vivre dans Griffintown, près de l’ÉTS, nous avons opté pour un appartement sur cour, la rue Notre-Dame nous paraissant trop bruyante. Et du point de vue de la tranquillité, nous ne l’avons jamais regretté. Les dix étages de notre immeuble nous protègent bien des bruits de la rue. Côté cour, on n’entend ni les autos, ni les camions, ni les centaines de bus de la Rive-Sud qui apportent leurs cargaisons de banlieusards au terminus du 1000 de la Gauchetière, ni les trains bruyants qui arrivent ou partent de la gare Bonaventure.

Cependant, nous avions imaginé, quand nous avons acheté sur plan, que notre cour serait aussi belle que celle de la précédente phase de condos. Or elle ne l’était pas. La directrice des ventes, un peu gênée de la montrer à ses clients, a réclamé, et on l’en remercie encore, qu’on plante quatre arbres en son milieu. Ils ont poussé depuis. À tel point que leur cime atteint maintenant le troisième étage où nous vivons. L’endroit ne gagnera pas de prix d’aménagement paysager, mais les arbres l’ont rendu presque coquet.

Est-ce à cause d’eux justement ? Toujours est-il que ce printemps des merles citadins ont commencé à fréquenter notre cour. Une maman y a même fait un nid, où, sous nos yeux ébahis, elle a couvé ses œufs et nourri ses petits. Nous espérions les voir s’envoler. Mais un matin, nous avons constaté que le départ du nid avait déjà un lieu. Où sont passés les oisillons ? Mystère ! J’ai bien essayé de les apercevoir ; sans succès jusqu’ici. Mais désormais, on entend le chant si charmant des merles. Lise croit même distinguer, à travers les branches, des sons qui ne seraient pas ceux d’oiseaux adultes. J’espère qu’elle a raison, car j’aimerais bien que s’installe dans notre cour une belle colonie de merles citadins.

Les chats du voisinage ont eux aussi remarqué la présence des oiseaux. Celui de la voisine du quatrième est en train de devenir fou à forcer de voir sauter les merles d’un balcon à l’autre. Il passe des heures à les observer dans une immobilité que seule sa queue trahit. Un autre chat miaule fréquemment, apparemment exaspéré lui aussi par le va-et-vient des merles. Mais pour nous, au contraire, c’est un pur ravissement !

 

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Commentaires sur: "Des merles citadins dans notre cour" (3)

  1. Merci pour votre bien joli article – Heureusement que vous avez pu agrémenter la cour avec les arbres, car elle s’anime maintenant. Bonne semaine 🙂

  2. Chanceux d’avoir des oiseaux. Savez-vous que ce les oiseaux qui m’ont manqué le plus quand nous avons vendu la maison. Ici de mon 14e je les entends mais ne les voit pas sauf bien les goélands .

  3. Pour le moment, nous sommes au 3e. La vue n’est pas superbe comme la vôtre, mais les oiseaux, c’est épatant. Dans deux ans, nous grimperons au 12e. Nous gagnerons en vue, mais perdrons sans doute les oiseaux.

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