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La plus grosse tempête de l’hiver nous frappe de plein fouet. (Photo La Presse)

Ces jours-ci, je regarde le tournoi de tennis d’Indian Wells, qui se déroule dans le désert de la Californie. Les spectateurs sont en T-shirt et en bermuda. Il y a deux ans, nous y étions, Lise et moi. Ce lieu grand, chic et luxueux m’avait beaucoup impressionné. « En comparaison, avais-je écrit à l’époque, le tournoi de Montréal, à l’étroit dans un coin du parc Jarry, a presque l’air tiers-mondiste. » Nous nous y rendions en marchant sur de beaux et larges trottoirs, à travers des banlieues proprettes, coquettes, fleuries et cossues.

Cette année, je suis plutôt devant ma télé. Quand je jette un œil dehors, tout ce que je vois, c’est un couple de voisins, chaudement vêtus, fumant et grelottant sur leur terrasse. Le week-end dernier, il a gelé à pierre fendre. En ce moment même, la plus grosse tempête de l’hiver nous frappe de plein fouet. Tout un contraste avec le mois de mars 2015 sous le soleil californien. Ça m’a donné un choc.

Cette année, pour la première fois en sept ans, nous avions décidé de passer un hiver complet à Montréal. Des amis très chers, qui nous connaissent bien, avaient prédit que nous ne tiendrions pas le coup. Nous avions crâné en affirmant résolument le contraire. Mais au fond, je n’en étais pas si sûr. Sauf qu’après avoir décidé de mettre notre appartement en vente, il n’était plus question de mettre le cap sur la Côte d’Azur en février, comme nous l’avions fait en 2012 et en 2013, même si la température y avoisine déjà les 20 degrés.

Nous avons tenu bravement le coup. Lise a continué, beau temps mauvais temps, de courir le long du canal de Lachine. Je me suis pointé fidèlement à mon groupe d’anglais et à mon groupe d’italien. Je sais, c’est à l’intérieur. C’est donc moins héroïque. N’empêche qu’il faut mettre le nez dehors, ce qui pour moi constitue une manière d’exploit « quand la bise fut venue », pour parler comme La Fontaine.

Tout allait bien jusqu’au début du mois de mars. Nous n’arrêtions pas de nous féliciter de vivre si bien la froide saison. J’ai dit à ma compagne : « Le pire est passé. Les grands froids sont derrière nous. » J’aurais dû fermer ma grande gueule. Depuis, on n’a pas cessé de geler. « Des records de température maximale ont été battus dans plusieurs villes du Québec », a-t-on pu lire dans La Presse. Dans la métropole même, les records ont tenu. Mais avouez que -15,2, c’est froid en titi, surtout quand le vent polaire, propulsé par les gratte-ciel, s’attaque aux passants dans les rues du centre-ville.

C’est alors que mon hiverphobie a repris. Je me suis senti comme jadis, à Québec, quand j’arrivais à peine à sortir par temps froid. Pour me refaire un moral, il m’a fallu relire tout le mal que j’avais dit de la Floride, l’an dernier, sur mon blogue. J’en avais beurré tellement épais que certains snowbirds ne me parlent plus. Ce portrait peu flatteur du Sunshine State m’a consolé un petit peu. Mais quand j’ai vu à la télé les palmiers et les montagnes du désert californien, j’ai tout d’un coup craqué : « L’hiver, maudit hiver ! »

Indian Wells, un tournoi sous le soleil de la Californie.

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Commentaires sur: "« L’hiver, maudit hiver ! »" (6)

  1. Ouais, je déteste aussi la Floride, mais moins que les hivers actuels.

    Attends moi, j’arrive! Ben… quand il fera plus chaud.

    😉

  2. louise.pregent@videotron.ca a dit:

    Vous avez toute notre sympathie, vous qui avez connu d’autres cieux plus cléments en hiver. Même si la Floride, ce n’est pas extraordinaire, j’y serais bien ces jours-ci. Daniel persiste à dire que l’hiver ne le dérange pas et que la Floride ne lui manque pas mais il n’est pas encore levé ce matin pour constater à quel point l’auto est recouverte de neige et qu’il va devoir aller la déplacer pour permettre le déneigement. La charrue est déjà passée derrière l’auto cependant. On se contacte dans quelques jours pour IMAX . Courage, comme à chaque année, le printemps va arriver mais quand???? Bonne journée à vous deux tout de même.

  3. Reabirth a dit:

    Et Federer qui ratatine Nadal, on en parle ? 🙂

  4. Hiverphobie quand tu nous tiens … Ouf, chez nous autres, petits suisses, le printemps précoce fait des siennes et des merveilles, tout comme les revers à une main de nos champions en Californie !

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