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Photo tirée de La Presse Plus.

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Hier, j’ai critiqué le choix du slogan de la candidature à l’organisation des Jeux olympiques de Paris 2024, Made for sharing, dont l’anglomanie a choqué les associations de défense de la langue française. Aujourd’hui, c’est le slogan des Rendez-vous du cinéma québécois qui m’interpelle : On a du bon stock.

On me dira peut-être, mais c’est quoi, le problème ? Il est vrai que, chez nous, on a tellement l’habitude de ce franglais joualisant qu’il ne nous fait pas sourciller. Nos publicitaires, il faut dire, utilisent rarement autre chose. Nos humoristes non plus. Lise Dion déclarait d’ailleurs samedi dans La Presse : « J’aime le joual parce que c’est nous autres. » L’humoriste ne voit pas, j’en suis sûr, à quel point son « nous autres » est réducteur, car il n’englobe que les « de souche ». De plus, les « pure laine » ne se reconnaissent pas tous dans notre dialecte laurentien. Moi, par exemple, « le joual, moé, ça me pâme pas une crisse de seconde », pour employer un vocabulaire que comprendra Mme Dion.

Dans ma chère Presse Plus, les artisans du cinéma québécois déploraient le peu d’intérêt des jeunes pour leurs oeuvres. D’après une enquête, à peine un pour cent des 15-24 regarde surtout des films québécois. Et chez les 25-34, notait le journaliste André Duchesne, les résultats ne sont guère meilleurs.

Du côté des artisans, on était prompts à critiquer, qui la distribution, qui l’exploitation, qui la promotion, qui la mise en marché, qui Hollywood, qui la multiplication des plateformes. Il n’y a que le gouvernement libéral qui n’a pas été blâmé ; j’en ai même été étonné. Mais apparemment, on s’est peu interrogés sur la raison majeure de cette indifférence : le peu d’intérêt de nombreux films québécois.

De toute évidence, le slogan franglais et la bande-annonce joualisante de ces 35es Rendez-vous visent les jeunes. Mais je doute que l’un et l’autre parviennent à toucher les jeunes Français qui envahissent Montréal ou les enfants de la loi 101 qui y ont grandi. Quant aux autres, pourrait-on de temps à autre s’adresser à eux en français ?

Au fond, Made for sharing et On a du bon stock, c’est la même putasserie !

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