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Habiter Griffintown

La vue sur les immeubles de Griffintown et les gratte-ciel du centre-ville, avec le mont Royal à l’arrière-plan, est une des plus belles de la métropole.

La vue sur les immeubles de Griffintown et les gratte-ciel du centre-ville, est une des plus belles de la métropole.

J’habite Griffintown depuis plus de six ans maintenant, et il est bien possible que j’y demeure jusqu’à la fin de mes jours, car je ne vois pas de quartier à Montréal qui me convienne mieux.

Pourquoi Griffintown ? Pour être près du centre-ville, mais sans l’agitation qui y règne. Pour la vue qu’on y a de la montagne et du centre-ville. Pour la proximité du Vieux-Montréal, du Vieux-Port, du parc Jean-Drapeau et du canal de Lachine. Mais surtout, pour faire (presque) tout à pied, ce qui est bien commode quand on a choisi de vivre sans auto. C’est ce qu’on appelle savamment aujourd’hui le transport actif, un mode de déplacement qui comprend, outre la marche, le vélo ainsi que le patin ou la planche à roulettes, des bidules bien sympas qu’on peut voir également dans notre quartier mais que je préfère laisser aux autres.

Commençons par l’épicerie. La situation s’est améliorée de façon spectaculaire dans ce secteur où, il y a dix ans à peine, on ne trouvait quasiment que de petites usines plus ou moins désaffectées. On a maintenant le choix entre Métro et Adonis. Et si ça ne suffit pas, on peut pousser une pointe jusqu’au marché Atwater ou chez Costco. Nous avons aussi la Bête à pain, une des meilleures boulangeries de Montréal, une belle boucherie, le Grinder, une épicerie fine, le Richmond, un magasin d’aliments naturels, Allons vert, et, cela va de soi, une succursale de la SAQ, car que serait un bon repas sans vin ? Pas mal, non ! D’autant que j’en oublie sans doute.

Côté loisirs, on peut aller, toujours à pied, au cinéma (il y a une cinquantaine de salles au centre-ville), au théâtre, au spectacle, au concert, dans les musées, dans les galeries, à la Grande Bibliothèque. On peut s’arrêter au restaurant, dans un café ou dans un bar. Le choix est abondant, particulièrement rue Notre-Dame, où ils remplacent peu à peu les antiquaires, peu en phase avec la génération du iPhone. Nous, on ne fréquente pas beaucoup les restos, mais nous avons nos habitudes au café de la Bête à pain, où et le personnel bien accueillant et les croissants bien bons. Nous fréquentons aussi à l’occasion le Kitsuné de la rue Ottawa, où le cappuccino est un des meilleurs en ville.

Côté magasinage, on peut fréquenter les boutiques du quartier comme du centre-ville ; elles se comptent par dizaines. On trouve, notamment dans l’axe Peel-Wellington, quelques jolis magasins de meubles, dont le Must et le West Elm, ce qui n’a rien de surprenant dans ce quartier où les nouveaux condos poussent comme des champignons.

piscineOn peut aussi aller chez la coiffeuse, l’esthéticienne, la massothérapeute, le banquier, le conseiller financier, le dentiste, le médecin, le pharmacien, le physiothérapeute, l’ostéopathe, voire chez le psy. On peut aussi suivre des cours de yoga ou de Pilates, mais pour la danse en ligne, je ne crois pas que ce soit le bon endroit.

Il manque au quartier des écoles. La CSDM estime que les établissements de la Petite-Bourgogne sont suffisamment proches pour accommoder les Griffintownais. Mais ce n’est pas idéal, tant s’en faut, et c’est sans doute ce qui explique qu’il n’y ait pas suffisamment de familles, même si leur nombre progresse lentement mais sûrement. En revanche, quand les enfants seront grands, ce ne sont pas les collèges ou les universités qui feront défaut. L’ÉTS est même située au cœur de notre secteur.

Pour ce qui est des parcs, la Ville a commencé à créer une série de petits espaces verts, qui verdiront le quartier et permettront de flâner sur un banc près de chez soi. Mais pour l’heure, le plus bel endroit reste le parc linéaire qui longe le canal de Lachine. J’adore y marcher. En partant de chez moi, j’emprunte le côté nord jusqu’aux écluses Saint-Gabriel, que je traverse pour revenir à la maison par le côté sud. C’est la partie que je préfère. La vue sur les immeubles de Griffintown et les gratte-ciel du centre-ville, avec le mont Royal à l’arrière-plan, est une des plus belles de la métropole. On peut aussi sortir du quartier pour se rendre au parc du Mont-Royal à pied ou au parc des Îles à bicyclette.

À vélo, on peut aussi rouler, grâce à la piste cyclable du canal, jusqu’au lac Saint-Louis à l’ouest et dans le Vieux-Montréal à l’est. Bien entendu, il y a également des bus, deux stations de métro de la ligne orange, Communauto et Car2Go, sans compter, dans quelques années, le train rapide de la Caisse de dépôt. Et si vous y tenez vraiment (mais dans la majorité des cas, je vous assure, ce n’est pas nécessaire), vous pouvez prendre votre auto.

(Voir aussi «Sans auto et sans regret»)

Les jeunes ont été les premiers à oser s’aventurer dans ce nouveau quartier. Si la belle jeunesse est encore largement majoritaire, on commence à voir des têtes grises, particulièrement le long du canal de Lachine, où ils ont trouvé un lieu calme à deux pas du centre-ville. Ce sont souvent des sportifs qui veulent profiter du canal pour marcher, courir ou faire du vélo.

Il y a même au moins un papi et une mamie, qui ont atteint, voire dépassé, les 70 ans, qu’on voit arpenter les rues d’un pas encore vif. Ce sont des ancêtres, bien sûr, mais aussi pionniers, des précurseurs, des devanciers, des avant-gardistes, que dis-je ! des visionnaires ! C’est nous, quoi !

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Commentaires sur: "Habiter Griffintown" (3)

  1. C’est en effet un quartier de choix lorsqu’on veut habiter le centre. Je l’avais à l’oeuil. Peut-être quand les services médicaux pour les nouveaux arrivants seront plus disponibles…

  2. C’est presque convainquant pour changer de quartier suite a votre eloge du Griffintown… J’ai des amis qui y sont demenages en location et ils ont achete a peine six mois apres un condo en construction. Je vais probablement rester a NDG, car mon condo n’est pas trop loin du Children’s, a peine 6 minutes en Bixi!

    Demenagement me donne de l’uticaire, pour utiliser votre expression. Je suis tellement traumatise par le demenagement de mon hopital en 2015. Esperons que c’est pour la derniere fois!

  3. Quand on reste à six minutes de son travail, il faut rester là. Pour ma part, j’étais à 10 minutes à pied de La Presse.

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