Voyages, lectures, films, impressions, humeurs, la vie quoi!

Rester zen à Paris

Le bois de Vincennes, avec ses 995 acres, est le plus grand espace vert de Paris.

Le bois de Vincennes, avec ses 995 acres, est le plus grand espace vert de Paris.

Plus les jours passent et plus nous nous réjouissons d’avoir choisi un arrondissement qui ne soit pas situé en plein centre de Paris. Le XIIe n’est pourtant pas très loin du cœur de la ville, mais il est juste assez excentrique pour n’être envahi ni par les banlieusards venus travailler au centre-ville ni par les touristes en mal de monuments célèbres. Il y a bien au nord-ouest l’imposant ministère des Finances et le palais omnisports de Paris-Bercy, mais ailleurs, il n’y a guère que des Parisiens et deux Québécois amoureux de Paris.

Nous nous sommes aventurés deux fois jusqu’au centre ; la première, rive droite, pour se rendre au cinéma des Halles ; la seconde, rive gauche, pour aller chez Nespresso, à Saint-Germain-des-Prés. D’un côté comme de l’autre, ce fut la même pagaille.

zen2Lise et moi adorons marcher dans Paris, mais notre plaisir s’amenuise à mesure que nous nous rapprochons du centre. Je crois qu’Yves Montand aurait aujourd’hui du mal à chanter J’aime marcher sur les grands boulevards. Ça sonnerait un peu faux. Certes, il y a encore tant de choses, tant de choses à voir. Mais il faut d’abord zigzaguer entre les zombies qui marchent le nez rivé à leur cellulaire, fonçant sur vous sans vous voir ou, au contraire, s’immobilisant brusquement pour envoyer un texto. Puis, arrivé aux passages piétonniers, il est impérieux de s’arrêter si l’on tient un tant soit peu à la vie, et ce, même si théoriquement vous avez la priorité. Certains automobilistes s’arrêtent, il est vrai, mais il serait téméraire de tenir pour acquis qu’ils vont le faire. Plusieurs ne ralentissent même pas. En principe aux feux rouges, c’est moins risqué. Mais il arrive que les véhicules s’agglutinent et que les conducteurs repartent, à travers les piétons, sans tenir compte de la couleur du feu. Et je n’ai pas parlé des coups de klaxon énervés et inutiles, des sirènes d’ambulance ou de police qui hurlent, de la pétarade des motos, des voitures qui accélèrent ou qui freinent. Bref, on a beau aimer Paris, nos incursions au centre-ville nous donneraient plutôt le goût d’aller s’installer dans le rang 2 d’un village québécois.

Dès que nous revenons dans notre arrondissement toutefois, nous nous sentons mieux et nous redevenons zens. La circulation diminue, le nombre de décibels baisse, les vendeurs des commerces de proximité nous accueillent gentiment. Dans le 13e, où nous nous sommes rendus visiter un couple d’amis, nous avons éprouvé la même agréable sensation.

zen1Il y a un autre antidote à l’agitation du centre, plus radical encore, ce sont les grands parcs, très nombreux à Paris. Dimanche, nous sommes allés, via la Coulée verte qui traverse notre quartier, au bois de Vincennes. Nous n’en avons fait qu’une partie, car avec ses 995 acres, c’est le plus grand espace vert de la métropole. Les badauds étaient nombreux en ce beau jour de congé ensoleillé, mais le parc restait calme et paisible. Les promeneurs allaient sans se presser, les enfants jouaient heureux, les embarcations glissaient doucement sur le lac Daumesnil, on entendait même chanter les oiseaux.

De l’autre côté de la ville, tout à l’ouest, se trouve le bois de Boulogne, très beau lui aussi. Et à l’intérieur même des murs, on peut déambuler au jardin des Plantes, au jardin du Luxembourg, au jardin des Tuileries, aux jardins des Champs-Élysées ou au parc Montsouris, au parc des Buttes Chaumont, au parc de la Villette, au parc Monceau ou encore à l’esplanade des Invalides, et j’en passe. Autant d’endroits où il est possible là aussi de redevenir zen.

Commerces de proximité

zen5Il y avait récemment dans La Presse+ un reportage disant que Montréal était un désert commercial, où les grandes rues ont du mal à garder leurs boutiques et où les consommateurs, de plus en plus fréquemment, vont commettre l’adultère avec les centres commerciaux de banlieue. La déchéance, quoi!

Je me suis dit que notre métropole devrait envoyer une délégation à Paris pour voir comment on fait ici pour conserver une telle vitalité commerçante. Il y a dans la Ville lumière un nombre incroyable de boutiques. Il n’y a guère d’immeubles sans commerce au rez-de-chaussée. Les proprios ne font sans doute pas tous fortune, mais les fermetures semblent rares.

Je veux bien croire qu’il y a plus de monde ici que chez nous. N’empêche qu’un tel foisonnement, une telle abondance, une telle profusion, une telle exubérance, c’est impressionnant!

zen6

 

Publicités

Commentaires sur: "Rester zen à Paris" (2)

  1. J’aime bien le zen.
    Nous aurions dû nous rendre à Paris et prendre un verre avec vous deux sur une terrasse quelconque au lieu d’aller errer au Portugal. La prochaine fois!

    Grippe d’avion/décalage. D’ici peu j’écrirai mon billet. Je t’avertirai…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Nuage de Tags

%d blogueurs aiment cette page :