Voyages, lectures, films, impressions, humeurs, la vie quoi!

Alligators, pythons et pluie

ever-alligator

Nous avons profité de notre séjour au Larry and Penny Thompson Park pour commencer à découvrir les Everglades, ce territoire immense de 15000 km­2 qui couvre le sud de la Floride. Nous nous sommes rendus à Shark Valley, une des portes d’entrée, où l’on vous propose un parcours de quelque 25 kilomètres. Ce parcours, on peut le faire à vélo ou en tram. Comme il pleuvait par intermittence ce jour-là, nous avons choisi le tram, qui est couvert. Et en prime, nous avions une guide aussi captivante qu’enthousiaste.

Elle nous a tout de suite assurés que des alligators, mes amis, on en verrait. Ils sont légion en effet. Elle a aussi voulu nous rassurer en nous disant que le crocodile américain, en plus d’être plus petit que son cousin africain, n’est pas dangereux. Ça m’a déçu un peu. J’aurais aimé éprouver un petit frisson en croisant ses gros reptiles qui se font tranquillement bronzer au soleil, le long du parcours.

ever-liseEh bien non! Depuis la création du parc national des Everglades, pas un seul visiteur n’a été attaqué. Il y a bien eu ce jeune Brésilien qui, après avoir perdu la maîtrise de sa bécane, s’est retrouvé sur le dos d’un alligator de trois mètres. Surpris sans doute, choqué peut-être, le reptile l’a pris dans sa gigantesque mâchoire. Si j’en crois notre guide, la mère s’est jetée à l’eau. Incapable d’ouvrir la gueule du monstre, elle s’est mise à prier. L’alligator a illico libéré l’enfant, qui en a été quitte pour quelques côtes brisées. C’est ce que Warhol aurait appelé son quart d’heure de gloire.

Était-ce un miracle? On peut le croire évidemment. Mais il y a une autre explication, plus triviale, moins mystique. Les alligators n’aiment pas la chair humaine. Ils préfèrent les tortues. Chaque fois qu’ils en capturent une, ils lui disent : «Rien ne sert de partir à point, il faut courir, ma mignonne!» Il y a aussi les requins qui n’aiment pas notre goût. L’ennui, c’est qu’ils partent parfois avec une partie de votre anatomie avant de se rendre compte que, décidément, c’est mauvais. Ça vous fait une belle jambe! Mais rassurez-vous, malgré le nom, il n’y a pas un seul requin à Shark Valley.

Il y a par contre des pythons. Vous allez demander ce qu’ils font là, étant donné qu’ils ne sont pas natifs des Everglades. S’il faut en croire notre guide encore, ces immenses serpents ont été introduits par de petits cons, qui les avaient achetés bébés à l’animalerie du quartier. Mais ça grandit vite, un python. Ça bouffe des souris. Et quand on ne leur en donne pas assez, ils commencent à lorgner le chien de la maison. Au bout de quelques mois, la cage commence à être trop petite. Alors, certains malins les conduisent dans les Everglades.

ever-paulLa terreur des lieux, c’est eux. On a trouvé un, tenez-vous bien, qui mesurait plus de 18 pieds. C’est trois fois ma hauteur, mais à l’horizontale. Combien sont-ils exactement? On ne le sait pas. L’estimation varie entre une centaine et plusieurs centaines. Ce qu’on sait, c’est qu’ils sont voraces. À preuve, la quasi-disparition des lièvres. Ces adorables bêtes ont beau se reproduire comme des lapins, il n’y en a presque plus. Chaque fois qu’un python en attrape un, il lui dit : «Rien ne sert de courir, il faut partir, lapin.»

Faute de lièvres ou de cerfs, les pythons s’attaquent parfois aux alligators. Ici, j’entends rire les sceptiques, mais ils seront confondus. La guide nous a même montré des photos. Eh oui! un gros serpent de cinq ou six mètres, ça peut broyer et avaler un alligator. Le problème est tel qu’on a commencé à recruter des chasseurs professionnels pour les éliminer, même si la chasse est en principe interdite dans le parc national.

ever-oiseauLes deux heures de balade en tram ont passé vite. Malgré les averses, nous avons adoré. Outre les alligators, on peut voir une belle variété de grands et magnifiques oiseaux tout en découvrant cette «rivière d’herbes», si unique, qui traverse les Everglades.

Soit dit en passant, il faut allonger 20$ pour l’entrée du parc (le ticket est valide pour une semaine) et une vingtaine de dollars par vieux pour le tram.

À moins de vouloir vous nourrir de croustilles, il est préférable d’apporter votre lunch si vous désirez manger sur place.

Mes excuses à la Gaspésie

Je me suis souvent moqué du mauvais temps en Gaspésie. Mais depuis quatre semaines, il pleut dans le sud de la Floride. Tous les jours et parfois toute la journée. Je dois admettre n’avoir jamais connu un tel déluge dans la lointaine péninsule québécoise. Je présente donc mes excuses, aussi plates qu’officielles, à tous les Gaspésiens en général et à ma Gaspésienne favorite en particulier. La Floride, depuis bientôt un mois, c’est pire.

Déjà que je n’aimais pas beaucoup «the Sunshine (!!!) State». Là, je suis en train de la détester. J’avais téléchargé une cinquantaine de livres. La moitié est déjà lue. Notre collection de DVD est au bord de l’épuisement et nous, nous sommes au bord de la crise de nerfs. Heureusement, les prévisions sont un peu meilleures pour les prochains jours.

Lise vous fait ses amitiés. On se revoit samedi prochain.

ever-rivière

P.-S. Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou m’écrire à paul.roux@live.ca. Je n’ai pas toujours le temps de répondre, mais je prends toujours le temps de vous lire.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Nuage de Tags

%d blogueurs aiment cette page :