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Nous nous sommes arrêtés une semaine à Pompano pour y rencontrer deux couples d’amis qui y passent une partie de l’hiver. Nous y avons pris un camping un peu au hasard, il faut bien le dire, et le hasard n’a pas vraiment bien fait les choses. On se doutait que le Breezy Hill serait un gros «resort», mais on espérait qu’il soit, disons, moins banal.

Dans sa partie ouest, il est vrai, on trouve un coin réservé aux chalets plutôt coquet. Les deux piscines aussi sont jolies, de même que la réception dont le bâtiment est accueillant. Mais ailleurs, l’aménagement paysager est minimaliste alors que l’asphalte et le béton sont omniprésents. Ses résidants toutefois, installés ici pour l’hiver, ne semblent pas s’en plaindre, bien au contraire.

village-piscineCe sont très majoritairement des Québécois. Pas étonnant quand on sait que la Floride, de Pompano à Miami, devient une région de la Belle Province pendant la saison froide. C’est le Québec sous les palmiers. En se promenant dans les ruelles du Breezy Hill Resort, par exemple, on entend parler plus français que chez nous à Montréal. Les gens que l’on croise ne vous lancent pas un «Hi» hésitant mais un «Bonjour» rempli d’assurance. J’en suis resté bouche bée. C’est une expérience que Lise et moi n’avions jamais vécue pendant les 18 mois où nous avons sillonné l’ouest des États-Unis et du Canada.

«Ont parlent français», peut-on d’ailleurs lire dans la publicité du Breezy Hill. Heureusement, on le parle mieux qu’on l’écrit. Dans ces lieux où les Québécois dominent, il est indispensable en effet d’offrir des services dans notre langue. «Beaucoup de gens qui vivent ici l’hiver ne parlent pas anglais», me confirme une amie parfaitement bilingue, dont les services de traductrice et d’interprète sont souvent requis.

Cette présence québécoise n’est pas déplaisante, bien sûr. Mais pour moi qui cherche le dépaysement en voyage, c’est trop. Je pense que j’aurais du mal à vivre un hiver complet dans un lieu où j’aurais l’impression d’être resté à la maison.

Il y a un autre aspect qui me chiffonne un peu, c’est le côté gros club de l’Âge d’or, de résidence Soleil sous les palmiers. L’aérobie en piscine le matin, la danse en ligne avant le dîner, les jeux de cartes l’après-midi, la pétanque le soir avant de s’endormir devant la télé québécoise, c’est le bonheur sans doute. Mais c’est un bonheur qui m’échappe. Je n’ai pas eu besoin de trois jours pour m’en rendre compte. Lise aussi, qui en était même un peu déprimée.

À la recherche d’un café

Quand nous avons quitté Cap Canaveral pour Pompano, Lise a suggéré que nous nous arrêtions prendre un café à Melbourne, dont le guide Lonely Planet vantait le centre-ville. Mais ce centre, nous ne l’avons jamais trouvé. Faut dire qu’il est souvent difficile de trouver un centre-ville aux États-Unis. Madame Tomtom nous a menés dans un quartier rempli de concessionnaires automobiles et de centres commerciaux. De café, nous n’avons vu qu’un Starbucks dont le stationnement était bondé. Pas moyen d’y garer notre Grande bleue. En désespoir de cause, nous avons repris la 95. Nous nous sommes finalement arrêtés dans une halte où la distributrice de café n’offrait même pas le cappuccino. J’ai dû me contenter d’un vulgaire café noir, si mauvais que j’en ai pris seulement quelques gorgées. Lise l’a regardé dédaigneusement sans même y toucher. Une amie parisienne aurait dit que c’était du pipi de chat. Comment aimer un pays où on peut rouler sur 300 kilomètres sans trouver un bon café?

Téléphone et internet

Une lectrice me demande comment je me débrouille pour le téléphone et l’internet pendant ce voyage. Pour le premier, j’ai opté pour le forfait américain de Vidéotron, appels et textos illimités. Le Go de données me permet de recevoir mes courriels partout. Le coût est inférieur à 70$ avec mon propre appareil. Pour l’internet, j’ai apporté mon point d’accès Verizon, mais je ne compte pas m’en servir. À 60$US par mois pour deux petits Go, j’estime que c’est trop cher. Je me sers donc du Wi-Fi des campings. Le résultat est rarement excellent, malgré mon antenne nano qui amplifie le signal, mais je m’en contente. Il faut bien économiser quelque part. Au Breezy Hill, en particulier, le signal était carrément mauvais. Quand j’ai besoin d’une qualité supérieure, par exemple pour mettre ce carnet en page, je me rends dans un café (le Wi-Fi des Starbucks est excellent, bien meilleur en fait que leur café) ou dans une bibliothèque.

Lise vous fait ses amitiés. On se revoit samedi prochain.

P.-S. Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou m’écrire à paul.roux@live.ca. Je n’ai pas toujours le temps de répondre, mais je prends toujours le temps de vous lire.

 

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