Voyages, lectures, films, impressions, humeurs, la vie quoi!

Savannah la magnifique!

Vue de Savannah.

Vue de Savannah.

Je ne sais pas combien de fois notre amie Louise nous avait parlé de Savannah, nous répétant à chaque occasion combien cette ville est belle. Mais comme nous empruntons la 81 pour nous rendre dans le sud des États-Unis, nous passions toujours trop loin pour nous y arrêter. Cette année encore, nous avons pris la 81. Mais arrivés au niveau de Washington, nous avons bifurqué vers le sud-est pour enfin découvrir la perle de la côte géorgienne. Nous nous en félicitons encore.

Depuis que nous parcourons les États-Unis, nous avons souvent eu des coups de cœur pour des merveilles de la nature comme le Grand Canyon ou la Vallée de la Mort, dont la renommée s’étend au monde entier. En revanche, les villes nous ont nettement moins emballés, exception faite peut-être de la Nouvelle-Orléans, dont le charme tient surtout au Quartier français. À Savannah, toute la partie historique, et elle est considérable, est magnifique!

Lise à Savannah.

Lise à Savannah.

Ses 22 squares, bien protégés par leurs grands arbres centenaires, y sont pour beaucoup. Ils ne sont pas juste beaux, ils sont très agréables. Les citadins tout autant que les touristes adorent s’y arrêter.

La ville compte aussi des dizaines de grandes maisons bien conservées, la plupart construites avant la guerre de Sécession, témoins de la richesse, de la beauté et du raffinement de cette cité sudiste.

Savannah est d’autant plus belle qu’on en prend bien soin. En deux jours de marche, on n’y a pas vu un seul graffiti. Tout un contraste avec Montréal où les gribouillis sont en train d’enlaidir des quartiers entiers. De plus, malgré l’affluence touristique, les rues sont d’une grande propreté.

J’ai déjà écrit ne pas avoir trouvé un seul endroit aux États-Unis où j’ai eu envie de me faire envoyer le reste de mes valises. Je n’irai pas jusqu’à dire que Savannah m’a fait changer d’idée. Ce serait exagéré, car je n’aime pas assez ce pays pour vouloir m’y installer en permanence. Mais peu d’endroits chez l’Oncle Sam m’ont séduit à ce point.

Je ne suis évidemment pas le seul à tomber sous le charme de Savannah. C’est une des villes les plus visitées en Amérique. Même en novembre, les touristes sont légion. Ils préfèrent toutefois la rue qui longe les quais, où il ne manque pas ni de restaurants, ni de pubs, ni de bars, ni d’hôtels, ni de boutiques pour les accueillir. Ces lieux ne sont pas sans intérêt. Mais à mon avis, la visite est bien plus agréable, quelques rues plus haut, à partir de Broughton St, vers le sud, où l’on croise plus de résidants que de visiteurs.

Vue de Savannah.

Vue de Savannah.

Soit dit en passant, comme nous l’avait conseillé un couple de lecteurs, nous nous sommes installés au stationnement du Visitor Center, qui comprend une section pour les VR. Coût pendant le week-end du Rock’n Roll Marathon : 18$. Difficile de trouver mieux, d’autant que c’est en plein centre. De là, on peut tout faire à pied ou, si l’on est du genre sédentaire, monter dans un des nombreux «trolleys» qui sillonnent la ville. L’endroit nous a semblé aussi pratique que sûr.

Un seul petit bémol pendant notre séjour : il faut se méfier des automobilistes. Beaucoup ne se montrent pas attentifs aux piétons. À preuve, il est fréquent qu’on ne ralentisse pas aux passages piétonniers. Si vous vous y engagez allégrement, convaincus de votre bon droit, vous risquez de vous retrouver à l’hôpital ou devant saint Pierre.

Une conductrice distraite a même reculé sur moi alors que je traversais à un feu vert. Quand elle a fini par s’arrêter, j’avais les mains sur l’arrière de l’auto. Un peu plus et votre carnetier favori finissait en crêpe bretonne sur Bay St, sous les yeux horrifiés de sa compagne. J’aurais volontiers engueulé la dame, mais aux États-Unis, plus qu’ailleurs, je me retiens très fort. J’ai toujours peur qu’il y ait un révolver dans le coffre à gants.

Chaleur et humidité

Pendant les deux jours passés à Savannah, il a fait 26, 27 degrés le jour et une bonne vingtaine de degrés la nuit. Mêmes températures au Anastasia State Park, où nous nous sommes installés ensuite et où nous attendait une armée de moustiques voraces. Mais ce qui frappe, c’est moins la chaleur que l’humidité, presque accablante. On se croirait à Montréal au mois de juillet, sauf que nous sommes en novembre.

Je ne le mentionne pas pour me plaindre. Après tout, c’est en bonne partie pour fuir le froid que nous avons quitté notre appartement. Mais l’Arizona, la Californie, la Baja California ou la Côte Azur, où nous avons passé les cinq derniers hivers, sont tous des endroits secs. L’humidité, c’est très différent. Il faudra s’y habituer.

Lise vous fait ses amitiés. On se revoit samedi prochain.

P.-S. Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou m’écrire à paul.roux@live.ca. Je n’ai pas toujours le temps de répondre, mais je prends toujours le temps de vous lire.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Nuage de Tags

%d blogueurs aiment cette page :