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Le charme de la route

La route commençait à nous manquer.

La route commençait à nous manquer.

Même s’il pleuvait dimanche matin, nous étions heureux de partir. Ce n’est pas que nous n’aimons pas la vie montréalaise ; nous avons même passé de fort beaux moments chez nous au cours des derniers mois. Mais la route commençait à nous manquer à tous les deux, mais plus encore à Lise, qui adore la vie à bord de La grande bleue.

Nous avons bien fait de ne pas nous plaindre du mauvais temps ce matin-là, car dès que nous avons atteint la frontière de l’Ontario, les nuages se sont asséchés. Fini le va-et-vient monotone et agaçant des essuie-glaces sur le pare-brise.

Passé les douanes des Mille-Îles (sans encombre, ce qui fait plaisir), le soleil a même commencé à percer, faisant ressortir les couleurs automnales de la jolie vallée qu’emprunte l’autoroute 81 à travers les États de New York et de la Pennsylvanie. Nous l’avions parcourue à quelques reprises déjà, mais jamais avec des feuilles aux arbres. Bien entendu, le 1er novembre, il en manquait déjà quelques-unes. Le paysage eût été encore plus splendide 15 jours plus tôt. Mais ne boudons pas notre plaisir. Des feuilles, il en restait suffisamment pour que nous éprouvions une belle émotion de beauté.

Dans ces rondes collines, il manque certes le rouge intense et tonique des Laurentides québécoises. Mais toute la gamme des jaunes est présente, depuis le jaune pâle des frêles trembles jusqu’au jaune rouille des imposants chênes, une belle palette magnifiée par le vert des conifères.

Au North Fork Resort.

Au North Fork Resort.

Sous le charme de ce paysage, nous avons roulé sur plus de 600 kilomètres, jusqu’à Dickson City, près de Scranton, où nous avons passé une nuit agréable sur le stationnement d’un Wal-Mart, d’où nous avions une vue surprenante sur la ville. Le lendemain, nous étions déjà en Virginie, où beaucoup de campings sont ouverts à l’année. Pas formidable, soit dit en passant, le North Fork Resort où nous avons dormi. Mais à 21$ grâce à Passport America, internet inclus, nous aurions été mal venus de nous plaindre.

Nous avions songé à emprunter le lendemain le Blue Ridge Parkway, une route panoramique qui parcourt le sommet des Appalaches et que l’on dit magnifique. Mais les campings du parcours étaient déjà fermés en raison du froid qui sévit sur les hauteurs en novembre. Nous nous sommes dit qu’un peu de chaleur nous ferait plus de bien qu’une balade motorisée en montagne. Nous avons donc roulé plein sud pour nous rendre en Caroline du Nord, où nous sommes restés deux jours au Tanglewood Park, un beau camping que nous avait gentiment suggéré un lecteur, Pierre Tremblay.

Ce petit arrêt nous a fait grand bien. Lise a pu reprendre la course à pied et j’ai sorti mes bâtons de marche nordique. Je suis bien conscient qu’au bout de trois jours, certains sont déjà confortablement installés dans le sud de la Floride. Mais pour nous qui n’avons pas d’auto à Montréal, parcourir 1600 kilomètres en si peu de temps, c’est presque un exploit. Alors, une pause s’imposait, d’autant que rien ne pressait.

De là, nous avons roulé jusqu’à Savannah, dont je vous reparlerai la semaine prochaine. Lise vous fait ses amitiés. On se revoit samedi.

lise-walmart

P.-S. Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou m’écrire à paul.roux@live.ca. Je n’ai pas toujours le temps de répondre, mais je prends toujours le temps de vous lire.

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