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Après la pluie

L'extrémité de la péninsule de Forillon.

L’extrémité de la péninsule de Forillon.

Après une semaine de pluie, il faut bien l’avouer, nous avons commencé à désespérer de la Gaspésie. Je parle de la pluie, mais il ne faudrait pas oublier le froid. Eh oui, pendant que les médias n’en avaient que pour la canicule à Montréal, on grelottait dans la péninsule, où en plein mois de juillet, le mercure refusait le franchir la barre des 15 degrés, le jour ; alors, imaginez la nuit. «Je ne suis pas prêt de revenir!» a même lancé Lise dans un moment d’abattement. Je n’osais pas me l’avouer, mais je n’étais pas loin d’entretenir les mêmes sombres pensées.

Puis, le soleil a fini par revenir, d’abord timidement, et les températures ont fini par remonter, osant s’aventurer au-delà des 20 degrés. Les Gaspésiens ont même commencé à se plaindre de la chaleur, ce qui nous a bien fait sourire. On était loin de l’Inde pendant la mousson, voire de la Floride en hiver, mais il faut le reconnaître, le temps était confortable.

La Gaspésie, sous le soleil, se métamorphose. Autant elle peut paraître grise et tristounette, autant elle se met à irradier lorsque le bleu de la mer apparaît dans toute sa splendeur.

Rosalie et Simon.

Rosalie et Simon.

Le beau temps est revenu à temps pour sauver notre séjour chez mon beau-fils Antoine et sa femme Jasmine. Nous avons enfin pu visiter Percé et l’île Bonaventure, amener les petits-enfants Rosalie et Simon au parc de jeux et même aller à la plage. Pas question toutefois de me baigner dans la mer. Je me suis aventuré jusqu’aux chevilles. J’ai cru qu’on était en train de les scier. Ça m’a suffi.

À Forillon, où nous avons ensuite rejoint mon beau-fils Étienne, sa femme Marie-France, ainsi que leurs enfants Gabriel et Laurence, le beau temps était bien installé. «C’est la plus belle semaine de l’été», nous ont dit en chœur tous les employés du parc à qui nous avons parlé. Ça tombait bien, car ce parc fédéral, que j’ai commencé à fréquenter il y a plus de 40 ans, est mon lieu préféré en Gaspésie.

Étienne, Laurence et Gabriel.

Étienne, Laurence et Gabriel.

Si vous n’y êtes jamais allés, sachez que Forillon occupe une bande de terre qui pointe vers la France, à l’extrémité de la péninsule. Les gens du coin en parlent comme du bout du monde et ils n’ont pas tort. Après, il n’y a que l’océan à perte de vue. Le côté nord est d’une beauté sauvage. Le côté sud, qui offre une vue spectaculaire sur la baie de Gaspé, est plus clément. Si vous aimez la baignade et les sports nautiques, c’est là qu’il faut aller. Entre les deux, on peut faire de la marche en montagne ou du vélo.

La semaine a passé très vite. Tout le monde, je crois, conservera un très beau souvenir de ce séjour.

Lise, Marie-France et Roxie.

Lise, Marie-France et Roxie.

En quittant Forillon, j’ai suggéré à Lise de passer par Murdochville plutôt que par la route habituelle le long du golfe. Pourquoi? Pour faire changement et aussi parce que j’avais envie de voir cette petite ville qui a refusé de mourir après la fermeture de la mine en 1999 et de la fonderie en 2002.

La route qui y mène traverse une interminable forêt. Les paysages ont beau avoir un certain charme, ils finissent par devenir monotones. Pourtant, je ne regrette pas ce détour. Au centre d’information, le préposé était justement un ex-mineur. Pour cet amateur de chasse et pêche, il n’était pas question de quitter les lieux après avoir perdu son gagne-pain. Ils ont été plusieurs centaines à se battre pour la survie de leur patelin, que leur maire voulait fermer. Ils ont notamment obtenu un centre d’appels, qui a apporté, outre une centaine d’emplois, un nouveau contingent de jeunes. Trois sociétés d’éoliennes se sont aussi installées dans les environs. Quelques retraités ont flairé la bonne affaire : des maisons à bas prix. Puis les touristes ont commencé à venir. Certes, la ville a perdu 30 % de sa population, mais elle a survécu et ses habitants paraissent bien contents.

À L’Anse-Pleureuse, nous avons retrouvé la mer avec plaisir. Le beau temps se poursuivant, elle était d’un bleu aussi immense que magnifique. Soit dit en passant, la vue est bien plus belle quand on parcourt le versant nord de la péninsule d’est en ouest plutôt que d’ouest en est. Et en prime, les haltes, fort nombreuses, sont situées du bon côté de la route. Nous nous sommes arrêtés souvent pour admirer ces paysages dont on ne se lasse pas et qui nous ont paru encore plus splendides que les fois précédentes.

Au vignoble Carpinteri.

Au vignoble Carpinteri.

Je m’en voudrais de terminer ce carnet sans glisser un mot sur le vignoble Carpinteri, créé par une famille italienne en 2004. C’était sans doute un pari de cultiver des vignes à Saint-Ulric, car il s’agit du vignoble le plus au nord du continent. On y fait du vin de glace, ce qui ne surprendra pas, mais aussi quelques vins rouges, qui nous ont semblé bons, lors de la dégustation. On verra si ces belles impressions se confirment en buvant les bouteilles que nous avons rapportées. Les lieux, d’inspiration italienne, sont très jolis. Le vignoble, je vous assure, vaut le détour.

Cette agréable visite mettait pour ainsi dire un terme à notre séjour en Gaspésie. Finalement, je crois bien que nous reviendrons.

Le carnet du caravanier

Nous nous sommes arrêtés au camping des Pignons verts, aux Méchins. L’endroit est bien aménagé, bien tenu et d’une propreté impeccable. En outre, le proprio est aussi sympathique que serviable.

Nous avons également fait halte au camping de la Pointe, à Rivière-du-Loup. Nous aimons bien cet établissement municipal situé sur un cap d’où on peut voir de beaux couchers de soleil.

Paul

Le phare de Cap-des-Rosiers.

Le phare de Cap-des-Rosiers.

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Commentaires sur: "Après la pluie" (1)

  1. Alain St-Onge a dit:

    Après avoir voyagé intensément sur le continent comme vous l’avez fait, on apprécie l’unicité de notre coin de pays, unique en Amérique du Nord malgré la pluie qui se fait souvent trop insistante.

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