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Une journée perdue!

La Houmas House a appartenu, dans ses heures de gloire, à des barons du sucre.

La Houmas House a appartenu, dans ses heures de gloire, à des barons du sucre.

Quand j’étais chef de pupitre à La Presse ou au Soleil, il m’arrivait à l’occasion de connaître une journée d’enfer. La primeur que j’attendais pour la manchette se révélait décevante. La photo sur laquelle je comptais pour bâtir la une n’avait pu être prise. Les reporters, ce jour-là, ne respectaient pas l’heure de tombée ou la longueur convenue. L’informatique plantait au pire moment. J’avais beau me démener comme un diable dans l’eau bénite, tout allait de travers.

En voyage, les journées éprouvantes sont elles aussi inévitables. Nous en avons vécu une récemment. Pourtant, on ne s’y attendait pas le moins du monde, car nous retournions avec joie à La Fayette, une ville dont nous conservions un agréable souvenir.

??????????Premier pépin : le GPS ne reconnaît pas l’adresse du camping où nous voulons aller. Tant pis! Nous optons pour un autre terrain, lui aussi tout près de Lafayette et de prime abord tout aussi intéressant. Il s’agit d’un petit trajet : une centaine de kilomètres. Nous devrions être sur place bien avant midi.

Mais les choses se gâtent rapidement. Le pont qu’il fallait franchir est fermé ; il faut faire un long détour. Puis, la route se révèle désagréable. La chaussée est très mauvaise, les courbes sont raides, il faut constamment ralentir dans les villages, qui sont nombreux. Comme aurait dit Piton Ruel, «la puck ne roule pas pour nous autres». Tant et si bien que le trajet qui devait nous prendre à peine plus d’une heure nous en prend le double.

On finit par arriver fatigués et tendus au camping pour découvrir qu’il est collé sur une route particulièrement bruyante. Pas question d’y rester. On décide de se rendre au centre-ville, puis de trouver ensuite le camping du Village acadien, où nous devions nous rendre initialement. Mais Mme Tomtom, comme on appelle familièrement notre GPS, est dans un mauvais jour. Elle a dû mal à se retrouver dans cette agglomération en expansion, où l’on a fait d’importants travaux routiers. Quand elle finit par nous mener au centre-ville, on s’aperçoit que ce n’est pas le centre-ville. Où sommes-nous? Allez savoir!

??????????Il est maintenant plus de midi. Nous sommes tous les deux de mauvais poil et un rien nous irrite. Il faut dire qu’on commence à avoir faim. Mais il n’y a aucun restaurant aux alentours. On décide de se faire une salade dans La grande bleue. Ce n’est pas un mauvais choix, sauf que le temps particulièrement chaud et humide surchauffe notre autocaravane.

Je suggère à Lise d’aller prendre le café dans un Starbucks. Cette fois, Mme Tomtom collabore. Pourquoi Starbucks? À cause de l’internet. C’est mieux qu’un McDo, non! De fait, le Wi-Fi fonctionne super bien, comme d’habitude. C’est grâce à lui qu’on trouve la route du Village acadien. On aurait sans doute pu repérer le centre-ville aussi. Mais nous sommes au milieu de l’après-midi et nous n’avons plus très envie d’y aller. On se met plutôt en route pour le Village acadien, que nous avions visité il y a quatre ans.

Son camping, nous ne l’avions pas remarqué à l’époque ; autrement, nous n’y serions jamais allés. D’ailleurs ce jour-là, nous avons été les seuls à y séjourner. Ça ne prouve peut-être pas qu’il est sans intérêt, mais ça montre qu’il n’est pas très couru. Bien sûr, nous aurions pu en chercher un autre. Mais après des heures à tourner en rond, nous n’avions plus de ressorts.

Une case d'esclaves.

Une case d’esclaves.

L’expérience m’avait appris à La Presse qu’il n’y avait pas deux journées d’enfer d’affilée. Ce qui est merveilleux dans un journal, c’est qu’on oublie vite le numéro qu’on vient de boucler, si mauvais soit-il, pour se lancer aussitôt dans un autre en espérant qu’il sera meilleur. Je me suis dit qu’en voyage ça devrait être la même chose.

Et de fait, le lendemain s’est bien mieux passé. Nous sommes allés visiter une plantation, la Houmas House. On peut ainsi visiter, entre Bâton Rouge et La Nouvelle-Orléans, de très belles propriétés qui ont appartenu, dans leurs heures de gloire, à des barons du sucre. La Houmas House est entourée de magnifiques jardins et son café-restaurant vaut le détour.

La plantation Laura, que nous sommes allés voir le lendemain, est moins luxueuse. Mais elle présente l’intérêt d’avoir appartenu à une famille créole française pendant presque un siècle. On peut d’ailleurs y suivre un tour guidé dans notre langue, ce que nous n’avons pas manqué de faire. Le guide était une jeune Québécoise, Isabelle, particulièrement intéressante. Nous avons beaucoup appris sur la vie de l’époque dans ces grandes plantations.

Lise vous fait ses amitiés. On se revoit samedi en huit. Nous serons alors de retour à Montréal. Eh oui!

Paul

La plantation Laura présente l’intérêt d’avoir appartenu à une famille créole française pendant presque un siècle.

La plantation Laura a appartenu à une famille créole française pendant presque un siècle.

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