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Une semaine texane

Le Guadalupe Peak est le plus haut sommet du Texas.

Le Guadalupe Peak est le plus haut sommet du Texas.

Au Guadalupe State Park, nous hésitions entre deux sentiers. Je dis «hésiter», mais ce n’est pas le mot juste. Lise voulait escalader le Guadalupe Peak, dont les 8749 pieds (2667 mètres) constituent le plus haut sommet du Texas. Il s’agit d’une randonnée, que dis-je une expédition qui s’étire sur 8,4 milles et dont le dénivelé atteint les 3000 pieds. Moi, je préférais un sentier moitié moins long et moitié moins haut. Ce n’était pas vraiment par paresse ; je ne me croyais pas capable de grimper un sentier aussi abrupt.

Qui croyez-vous l’a emporté? Vous avez visé juste : Lise bien sûr. Elle m’a menacé de ou de ne pas… Enfin, je ne vous en dirai pas davantage. Mais non, voyons! Je plaisante. C’est juste que ma compagne est une femme de défis. J’ai donc relevé son défi.

??????????Heureusement, c’était ni trop chaud ni venteux. Mais ça montait en diable et parfois il ne fallait pas trop regarder vers le bas, car gare au vertige. Chaque fois qu’on pensait être sur le point d’atteindre un sommet, il en apparaissait un autre. Nous étions dans des montagnes qui, sans être russes, étaient en forme de poupées russes, chacune en cachant une autre.

Au bout de trois heures fatigantes au cours desquelles je n’ai quand même pas trop râlé, nous avons fini par toucher la sculpture indiquant que nous sommes sur le toit de l’État des Bush. Il est vrai que le Guadalupe Peak est trois fois moins élevé que l’Everest, mais nous n’avions pas de sherpas. Et puis, c’est quand même huit fois plus haut que le mont Royal.

Bon, ce n’est pas l’exploit du siècle, j’en conviens, mais nous étions néanmoins heureux et fiers. D’autant que nous étions les seuls petits vieux sur la piste ; les autres avaient une fraction de notre âge. L’ennui maintenant, c’est que Lise va me croire pas mal bon.

Deux jours plus tard, nous étions aux cavernes de Sonora. Il y a quatre ans, j’avais refusé d’y descendre. Cette fois, j’ai suivi Lise sans réticences. Pour un claustrophobe, ces cavernes sont quand même plus exigeantes que celles de Carlsbad, qui sont immenses. À Sonora, il faut parfois pencher la tête et les parois sont souvent rapprochées. Je m’y suis à l’occasion senti à l’étroit, mais ça allait ; j’ai fait du progrès.

??????????J’écrivais la semaine dernière que les cavernes de Carlsbad permettaient de toucher au grandiose. Celles de Sonora sont assurément moins imposantes. Ici, on ne fait pas dans la démesure. Mais les sculptures créées par la nature y sont tout aussi belles et encore plus diversifiées. On les admire aussi de plus près. Pour employer une image un peu macho, je dirais que les grottes de Carlsbad, c’est un peu comme un top-modèle alors que celles de Sonora ressemblent plus à la belle fille d’à côté.

Terminons cette semaine texane par la visite de San Antonio. Lors de notre premier voyage dans le Sud-Ouest, nous étions passés à côté de cette belle ville où je n’avais pas envie de m’aventurer en autocaravane. Ce n’est que plus tard que nous avons appris qu’on aurait pu visiter le centre-ville en s’y rendant en autobus depuis un camping, le Traveling World Carefree RV Resort.

C’est là que nous nous sommes installés cette année. Le Carefree est un agréable camping urbain et de fait, l’arrêt d’autobus est juste en face. Vingt minutes plus tard, vous voilà en ville.

Selon Wikipédia, la principale attraction serait l’Alamo, «où Davy Crockett et ses compagnons trouvèrent la mort en 1836 en résistant à l’armée mexicaine». Il y avait en effet quelques milliers de visiteurs (j’exagère peut-être un peu) qui faisaient la queue devant l’entrée. Nous avons passé outre.

De toute façon, ce qui nous attirait c’était surtout les canaux qui traversent le centre-ville et qui font de San Antonio la «Petite Venise du Texas». Tout du long, on a aménagé une très belle promenade, qui donne à la ville un charme rare en Amérique du Nord.

Dans la partie la plus commerciale, où les restaurants se succèdent à la queue leu leu, il y a beaucoup de monde. Un peu trop à notre goût en fait. Il faut dire que nous y sommes allés pendant le week-end de Pâques. Mais comme les gens se tiennent tous au même endroit, la promenade se dégage rapidement et nous y avons marché avec plaisir.

??????????Tout autour, il y a beaucoup de beaux immeubles, plusieurs datant du début du siècle dernier. Nous nous sommes dit que la vie devait être bien douce dans les condos qui donnent sur les canaux. Heureusement qu’il ne faisait pas beau, sinon nous serions entrés nous informer des prix.

Je plaisante encore. Il y a un élément qui fait qu’on ne s’installera jamais aux États-Unis : la cuisine. Ainsi, il nous a fallu un temps fou pour trouver un café. C’était un Starbucks. Super Wi-Fi, super déco, mais les verres sont en carton. Nous avons finalement opté pour un café qui semblait sympa. Mais mon espresso était amer et le cappuccino de Lise était imbuvable. Pour le dîner, nous avons choisi un resto italien. Pas si mal! Mais le beurre avait remplacé l’huile d’olive et les pâtes, mêlées au plat principal, n’étaient pas assez chaudes. On était bien chez l’Oncle Sam.

Lise vous fait ses amitiés. On se revoit samedi en huit.

Paul

Les canaux qui traversent le centre-ville font de San Antonio la «Petite Venise du Texas».

Les canaux qui traversent le centre-ville font de San Antonio la «Petite Venise du Texas».

 

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