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Le Masters 1000 d’Indian Wells est devenu, au fil des ans, le plus important tournoi de tennis en dehors des quatre tournois du Grand Chelem.

Le Masters 1000 d’Indian Wells est devenu, au fil des ans, le plus important tournoi de tennis en dehors des quatre tournois du Grand Chelem.

Au tournoi Indian Wells, qui se termine demain, j’ai renoué avec le tennis, ce sport que j’aime tant et que j’avais couvert pendant sept ans pour le site web de La Presse. Depuis la fin de 2013 pourtant, je n’avais pas suivi un seul tournoi. Bien sûr, je continuais à jeter un œil aux résultats, mais c’est tout. Il est vrai qu’il est difficile de suivre le tennis tout en faisant du caravaning, mais ce n’était pas la seule raison de mon éloignement. Je n’avais pas renoncé sans un pincement au cœur à un blogue qui réunissait chaque jour des milliers d’amateurs. C’est même en partie pour éviter la nostalgie que je me suis lancé dans un projet aussi fou qu’un voyage d’un an et demi.

Aujourd’hui, je ne regrette pas ma décision. J’ai adoré couvrir le tennis, mais je tenais à m’arrêter avant de radoter. De plus, je n’étais pas vraiment à la retraite puisque ce blogue m’occupait de dix à douze heures par jour pendant les grands tournois. À tel point que Lise s’était baptisée avec humour mais non sans réalisme «la veuve du tennis». Elle s’était montrée bien patiente ; le temps était venu de passer à autre chose.

??????????À Indian Wells, j’ai pu constater que j’aimais toujours ce sport, mais que je n’étais plus journaliste. Je n’ai plus d’articles à écrire ou de commentaires de lecteurs à lire. Je peux juste suivre un tournoi pour mon propre plaisir. C’est bien agréable.

Le hasard a bien fait les choses puisque le Masters 1000 d’Indian Wells est devenu, au fil des ans, le plus important tournoi de tennis en dehors des quatre tournois du Grand Chelem. L’an dernier, l’événement a accueilli 431 527 spectateurs. C’est autant que Roland-Garros, un tournoi majeur, et plus du double du Masters 1000 de Montréal.

Lise et moi avons été très impressionnés par le lieu, grand, chic et luxueux. Je l’avais souvent vu à la télé. Mais sur place, c’est plus imposant encore. En comparaison, le tournoi de Montréal, à l’étroit dans un coin du parc Jarry, a presque l’air tiers-mondiste. J’exagère un peu, mais pas tant que ça. Au Québec, on a tendance à croire que l’argent pousse dans les arbres, mais on oublie qu’il pousse surtout dans les palmiers.

??????????Indian Wells fait partie d’un ensemble de villes qui réunit dans le désert californien de riches retraités. Palm Desert, à quelques kilomètres, est même considéré comme la plus grande concentration de millionnaires. En faisant à pied l’aller-retour entre le camping et le stade (plus de dix kilomètres tout de même), Lise et moi avons pu constater la richesse ambiante, frappante sans être pompeuse, raffinée sans être ostentatoire.

Bien sûr, la population n’est pas jeune. «C’est un endroit magnifique, c’est paradisiaque, avait commenté Goran Ivanisevic, un ancien champion de Wimbledon, mais il y a beaucoup de vieux. J’ai essayé les restaurants : on voit un ou deux jeunes clients, tous les autres ont 100 ans ou 150. À chaque fois, j’ai l’impression que quelqu’un ma mourir dans le restaurant.»

Pour ma part, depuis que j’ai atteint l’âge vénérable de 70 ans, je ne me moque plus des vieillards ; ce n’est plus de mon âge. Depuis un an et demi d’ailleurs, nous ne croisons que des rejetons du baby-boom, particulièrement pendant les mois d’hiver où ils accaparent les campings. Je m’y suis habitué, même si j’ai souvent l’impression de me promener devant un miroir. N’empêche, je repense de plus en plus souvent aux jeunes voisins et voisines de notre condominium, qui pour la plupart ont moins de 30 ans. Ça va faire tout un changement!

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Le carnet du caravanier

Avant de quitter pour de bon le désert d’Anza-Borrego, nous avons fait une nuit en boondocking, le long de la route 22. Nombreux sont les caravaniers qui le font, mais nous avons choisi d’être seuls plutôt que de nous joindre à un groupe de boondockers.

Comme il faisait très chaud, nous avions laissé la porte de côté ouverte. Vers le milieu de cette nuit de pleine lune, nous avons été réveillés par les cris des coyotes. Ces hurlements nous étaient déjà familiers ; nous les avons souvent entendus depuis le début de notre périple. Mais c’est la première fois qu’ils nous venaient de si près. On avait l’impression, à tort ou à raison, que les bêtes étaient à quelques centaines de mètres de nous.

Les coyotes n’ont pas la réputation de s’attaquer aux humains. N’empêche que je me suis levé pour aller fermer la porte. La nuit était devenue plus fraîche, et surtout, il faut bien l’avouer, nous avons été rassurés.

Lise vous fait ses amitiés. On se revoit samedi en huit.

Paul

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Commentaires sur: "Indian Wells : retour au tennis" (3)

  1. Quel bon timing pour etre a IW!! Nos favoris y gagnent… Il ly a aMauve aussi qui refuse de perdre… Avez vous vu Roger ou Milos hier? Eblouissants tous les deux! Bonne continuation!

  2. Heureuse que vous soyez à Indian Wells. Notre Milos qui se permet une victoire sur Nadal et notre chouchou qui bat Berdych . J’avoue que cet p.m. mon cœur sera partagé. Je désire quand même une victoire pour Roger. Bpn après-midi.

  3. Madege, il ne faut pas jinxer Roger la! Vous etes sage? :mrgreen:

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