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Quand on arrive à Borrego Springs depuis le sud-ouest, il faut traverser des montagnes. À partir de 3000 pieds, on a constaté que la pluie se faisait de plus en plus épaisse. «On a l’impression qu’il va neiger», a dit Lise, étonnée. Elle n’avait pas tort. Quelques kilomètres plus loin, il fallait bien se rendre à l’évidence, il neigeait. J’ai jeté un œil au tableau de bord : le mercure avait plongé jusqu’à 0 degré, au point de congélation. Même si la neige fondait, j’ai commencé à m’inquiéter un peu, car la route continuait à monter et elle était devenue vachement sinueuse.

Heureusement, la descente a débuté. Chaque fois qu’on perdait une centaine de mètres, on gagnait un degré. Tout en bas dans la vallée, il faisait 12,5 degrés. C’était froid, très froid même pour la saison. Mais le désert d’Anza-Borrego, dit-on, est imprévisible l’hiver. Dès le lendemain toutefois, le mercure était remonté au-dessus des 20 degrés et le beau temps était revenu. À la fin de la semaine, le mercure sautait même la barre des 30 degrés.

lise-fleursNous n’avons pas regretté d’être retournés à Borrego Springs, où nous avions passé quelques jours en décembre. Le désert environnant change beaucoup selon les saisons. S’il pleut, nous avait dit un ranger, il y aura des fleurs au printemps. Or il a plu ; la Californie est enfin sortie de sa longue sécheresse. Ici, ce n’est pas encore le printemps, il y aura plus de fleurs encore dans quelques semaines, mais il y en a déjà suffisamment pour changer le paysage en profondeur.

Nous l’avons constaté en reprenant le sentier qui mène à la palmeraie. Un bien beau sentier qui s’étire dans un canyon. Couvert de fleurs, il est devenu splendide. Autre belle surprise : le filet d’eau de décembre s’est métamorphosé en un véritable ruisseau qui descend en cascades joyeuses et sonores jusqu’à la vallée.

Nous avons également eu droit à une autre surprise, particulièrement inattendue : deux jeunes «bighorns» sont passés tout près de nous. D’ordinaire, quand on est très chanceux, on peut apercevoir ces magnifiques bêtes à cornes au loin dans les montagnes. Là, les béliers étaient à quelques dizaines de mètres de nous.

??????????Au retour du sentier, Lise m’a dit qu’elle se sentait plus heureuse dans les montagnes qu’à la mer. Difficile de la contredire ; pour ma part, ça faisait des semaines, voire des mois, que je ne m’étais pas senti aussi bien. Il y a quelques jours encore, j’avais bien hâte de retourner à Montréal. À Borrego Springs, je me suis dit que le retour pouvait attendre encore un peu.

Il faut dire que le camping Borrego Palm Canyon est un endroit merveilleux. Le paysage est magnifique et l’endroit est apaisant. Il faut dire aussi que le village attenant est bien agréable.

Comme le camping du State Park est bien populaire et que nous sommes bien imprévoyants, il nous a toutefois fallu le quitter après deux jours, tous les sites étant réservés. Nous nous sommes réfugiés au Palm Canyon RV Resort, un terrain privé agréable et pas trop cher à 45$ US par jour (si vous jugez ce prix élevé, sachez qu’il aurait fallu allonger 87$ chez un concurrent). Et Palm Canyon offrait un avantage en prime : nous pouvions nous rendre au village à pied.

Soit dit en passant, il faut profiter de votre visite de ce coin de pays pour aller voir les sculptures de Ricardo Breceda (voir ci-dessous). Cet artiste californien a recréé en métal les animaux qui vivaient dans ce désert il y a des millions d’années. Ses œuvres sont dispersées dans la nature, au nord et au sud de la route de Borrego Springs. On peut passer au moins une demi-journée très agréable à aller les admirer.

Le carnet du caravanier

??????????Il y a à Borrego Sprints une épicerie petite mais étonnante, où nous étions tout heureux d’avoir déniché des hauts de cuisse bio. Nous salivions déjà à l’idée de ce plat à la mijoteuse.

Vers 17h, je vérifie la cuisson. Pas de cuisson ; j’avais oublié de tourner le bouton. Lise m’aurait assommé. Il y avait plus de chaleur entre ses deux oreilles que dans la mijoteuse. Je lui propose d’aller souper au restaurant du camping; elle finit par accepter. L’endroit est joli. Malheureusement, comme c’est souvent le cas aux États-Unis, le décorateur avait plus de talent que le cuisinier.

On commande du poulet. Difficile à manquer le poulet, et pourtant… Eh oui, il n’était pas assez cuit! Il fallait se battre pour arracher la chair autour de la cuisse. C’en était trop ; on s’est mis à rire.

Lise vous fait ses amitiés. On se revoit samedi en huit.

Paul

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