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Le caravaning zen

Nous nous sommes offert le luxe de rester quatre jours à Loreto, une petite ville que nous avions adorée en descendant vers le sud.

Nous nous sommes offert le luxe de rester quatre jours à Loreto, une petite ville que nous avions adorée en descendant vers le sud.

Ce que j’aime en caravaning, c’est de ne rien faire. Enfin, pas tout à fait. Cette semaine, par exemple, nous avons traversé la moitié de la Baja California, ce qui n’est quand même pas rien. Mais à notre rythme. Lento! Lento! Nous nous sommes même offert le luxe de rester quatre jours à Loreto, une petite ville que nous avions adorée en descendant vers le sud.

Ce que j’aime bien aussi, ce sont les campings en ville. Pas ceux des grandes cités où, comme à San Francisco, il faut se taper une grosse demi-heure d’autoroute avant de rejoindre le centre. Plutôt ceux des petites villes, où l’on peut laisser La grande bleue au camping et aller se promener au centre à pied.

Paul à Todos Santos.

Paul à Todos Santos.

À Todos Santos, où nous nous sommes arrêtés en premier, le camping était plutôt médiocre. Mais il ne coûtait que 12$ par jour et n’était qu’à 15 minutes à pied du centre historique de ce joli petit centre d’art et de culture.

Nous y avons visité quelques galeries, mais sans rien acheter. Juste pour admirer les oeuvres. Nous avons acheté, par contre, du chocolat noir, du bon en plus, une denrée rare en Baja, où cette gourmandise divine est peu abondante, banale et trop sucrée. En revanche, nous n’avons pas trouvé de thé, du bon thé en feuilles. «Les Mexicains ne sont pas des buveurs de thé», nous a dit la chocolatière ; on s’en doutait bien. Nous avons déniché, il est vrai, quelques boîtes de thé dans un café. Mais il ne sentait plus rien. Nous avons laissé tomber.

Nous avons par contre acheté une bouteille de vin mexicain : le Fior di Vino, un blanc cultivé dans la vallée de Guadaloupe mais issu d’un cépage italien. En soi, ça n’a rien d’exceptionnel. Mais c’était dans une petite boutique tenue par un Américain, qui parlait de ses produits avec passion et en vrai connaisseur. Son père, qui lui donnait un coup de main et dont une sœur vivait dans le Roussillon, parlait un peu français.

Dans la cour du centre culturel de Todos Santos.

Dans la cour du centre culturel de Todos Santos.

Ce n’est pas la seule personne à nous avoir parlé dans notre langue cette semaine. Dans un café de Santa Fe, un bled perdu le long de la route 1, une femme nous abordés en disant : «Vous êtes du Québec.» Il y a 20 ans, elle avait vécu une année dans une communauté à Bruxelles. Elle parlait rarement français depuis son retour au Mexique, mais elle était encore capable de tenir une conversation sans trop chercher ses mots. Ça nous a épatés.

À Loreto, le Rivera del Mar est aussi un camping de ville. À 20$, il est un peu plus cher que le El Litro de Todos Santos, mais il est beaucoup mieux tenu. Le centre historique et la promenade le long de la mer de Cortez ne sont qu’à quelques minutes de marche.

Grâce à Yolanda, la sympathique gérante du terrain, nous avons découvert une pizzéria, Pan Pan, où la margarita est digne du sud de l’Italie. À Todos Santos, nous nous étions régalés de fajitas au poulet au Las Fuentes. Ces deux expériences me permettent de nuancer ce que je disais un peu injustement la semaine dernière sur les restaurants en Baja. Il y en a de bons ; il faut juste éviter les attrape-touristes.

Autre précision, cette fois sur les prix. Je disais la semaine passée qu’ils étaient plus américains que mexicains. Ce n’est pas toujours vrai. À Loreto, par exemple, la coupe de cheveux m’a coûté moins de 10$, pourboire inclus. Les campings sont aussi bien moins chers qu’aux États-Unis ou qu’au Québec.

Le carnet du caravanier

Le café où nous allions tous les jours à Loreto.

Le café où nous allions tous les jours à Loreto.

Pour aimer le Mexique, il faut savoir vivre avec le bruit. Dans la nuit de dimanche à lundi, par exemple, on a fêté la fin du carnaval jusqu’au petit matin. L’orchestre et les chanteurs s’en sont donné à cœur joie jusqu’à 2h.

Vers 4h30, c’est le coq des environs qui a pris la relève. Je ne l’ai jamais vu, mais si j’en juge par le son qu’il génère, il doit avoir la taille d’un berger allemand. Moi, je croyais naïvement que ces bruyants volatiles ne chantaient qu’au lever du jour. Mais notre coq, comme tous ceux de la Baja, et croyez-moi il y en a partout, commence quelques heures plus tôt. Je me demande d’ailleurs pourquoi on parle du chant du coq. Un chant, vraiment? Un cri plutôt. Que dis-je? Une imprécation : «Levez-vous, bande de connards!» Et comme les connards ne comprennent pas vite, il gueule pendant des heures.

Entre cinq et six heures, les tourterelles, nombreuses en ces lieux, se mettent de la partie. Leur chant est évidemment plus harmonieux, mais un peu répétitif et monotone. Mais elles sont si jolies!

Après, si vous dormez encore, ce sont les chiens du camping qui se mettent à japper. Généralement les plus petits aboient comme des déchaînés quand ils voient passer les plus gros.

Plus tard, vous êtes frappés par le vacarme des véhicules au silencieux défoncé qui roulent trop vite dans des rues en pavés désunis.

Pourtant, il règne dans ces petites villes mexicaines un calme presque zen. Allez savoir pourquoi!

Lise vous fait ses amitiés. On se revoit samedi en huit.

Paul

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Commentaires sur: "Le caravaning zen" (1)

  1. Fernande et Yvan a dit:

    On voit que vous faites un très beau voyage tous les deux. Vous écappez à un long et très froid hiver. Continuez d’en profiter. Nos amitiés à Lise.

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