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Adios Los Barriles !

La piscine de l'hôtel Palmas de Cortez donne sur la plage et sur la mer.

La piscine de l’hôtel Palmas de Cortez donne sur la plage et sur la mer.

Nous avons quitté Los Barriles jeudi. Même si ce séjour de deux semaines et demie a été agréable, nous étions heureux de partir. Depuis, le début de ce long voyage, c’est la première fois que nous restons aussi longtemps au même endroit. En fait, nous demeurons rarement plus de quelques jours dans un même camping. À la longue bien sûr, ça fait beaucoup de route et beaucoup de déplacements. On en est fatigués parfois. Mais une fois bien installés, l’envie de repartir nous prend.

Au Martin Verdugo’s, nous étions plutôt l’exception. La plupart des gens s’y installent pour des mois. Mais ce sont des passionnés de planche, comme je l’ai dit la semaine dernière. Ce n’est pas notre cas.

Nous avons évidemment profité de la belle et grande plage. Même si nous sommes sous le tropique du Cancer, l’eau de la mer de Cortez est un peu froide en hiver. Comme je ne suis pas un bon nageur, j’ai eu la nostalgie de l’eau chaude du golfe du Mexique. Chaque fois, j’hésitais avant de me lancer à l’eau pour rejoindre Lise, moins douillette que moi. Je finissais par la suivre et après, mais après seulement, j’étais content.

La plage nous a surtout servi à marcher. Parfois, nous nous rendions jusqu’à la Playa Norte, presque trois kilomètres plus loin. Ce n’est pas une grande distance, mais comme le sable est un peu mou, c’est un bon exercice ; il nous a permis de garder la forme.

Une bonne partie de nos journées était consacrée à faire des courses pour manger. Le supermarché n’était pas super. Le rayon «viandes», en particulier, ne tombait pas dans nos goûts. Nous nous sommes donc nourris pendant presque tout notre séjour de poissons, de fruits de mer, de pâtes et de plats végétariens. Heureusement pour nous, un père et son fils venaient chaque mardi au Martin Verdugo’s vendre du poisson frais.

??????????Le rayon des fruits et légumes était lui aussi décevant. Heureusement encore, nous pouvions nous approvisionner à La Pita Maya ainsi qu’au marché communautaire du samedi. Il y avait aussi, juste à côté de la boutique de fruits et légumes, une épicerie fine dont les tablettes nous ont agréablement surpris.

Une fois remis de la tourista, j’avais renoué avec le café l’après-midi. Notre endroit favori, c’était le Caleb’s Cafe, où l’espresso goûtait l’Italie. En revanche, nous ne sommes allés qu’une fois au restaurant. Cette sortie nous a confortés dans notre conviction que notre cuisine est meilleure tout en étant bien moins chère.

Il faut dire que les prix sont en général plus américains que mexicains, et pas seulement dans les restos. Ce n’est pas très étonnant, la Baja California étant en quelque sorte une extension de la Californie. Enlevez les gringos, et les deux Bajas, en particulier celle du sud, font immédiatement faillite.

??????????Dans un village comme Los Barriles, on n’a pas vraiment l’impression d’être parmi les Mexicains. Partout, on ne croise que des gringos. Partout, on nous aborde en anglais. Je me suis amusé à imaginer les zélotes du français ici. Ils passeraient leur temps, calepin à la main, à débusquer les affiches en anglais. Avec l’esprit tordu qu’on me connaît, je me suis dit qu’un voyagiste pourrait organiser des séjours en Baja, commandités par l’Office de la langue française ou par la Société Saint-Jean-Baptiste. Sur les pubs, on pourrait lire : «Venez chasser les affiches bilingues en Baja California. C’est mieux qu’à Montréal!»

Mais je m’égare encore. Revenons à nos moutons ou plutôt à nos Américains. Beaucoup ne se donnent même pas la peine de changer leurs dollars en pesos. Et au fond, pourquoi le feraient-ils? Tous les prix des campings, par exemple, sont affichés en dollars. Dans les restaurants et dans les boutiques, on peut presque toujours payer en dollars américains. Au fond ici, c’est chez eux!

Bref, si nous voulons un jour découvrir le vrai Mexique, ce n’est pas en Baja que nous reviendrons.

Cela dit, toute la semaine, la température a flirté avec les 30 degrés. C’est quand même mieux que de geler à Montréal.

??????????Le carnet du caravanier

Au Mexique, il y a deux sortes de pharmacies. Les vraies, qui ressemblent aux pharmacies françaises. Elles sont tenues par de vrais pharmaciens et on n’y vend que des médicaments.

Puis, il y a les pharmacies Viagra ou Cialis. Petites aussi mais sans pharmaciens, on peut s’y procurer sans ordonnance et à des prix défiant toute concurrence ces petites pilules dont les hommes raffolent en vieillissant. J’en ai profité pour remplir ma valise.

Lise vous fait ses amitiés. On se revoit samedi en huit.

Paul

La fruiterie La Pita Maya.

La fruiterie La Pita Maya.

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