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Levée de soleil au camping d'Anza-Borrego.

Lever de soleil au camping d’Anza-Borrego.

Après 15 jours à se faire frire dans les eaux chaudes du Caliente, nous avons mis le cap sur le parc d’Anza-Borrego, passant sans transition d’un «resort» de vieux à un camping plein d’enfants. Plutôt bien élevés, les mômes, exception faite de quelques familles où les parents hyper tolérants laissaient vociférer leur marmaille hyper criarde de 6h30 à 21h, sans interruption.

Ça, c’était du côté ouest, où étaient nos amis. Côté est, où nous avions parqué La grande bleue, il y avait plutôt quelques chiens que leurs maîtres hyper tolérants laissaient japper de l’aurore au crépuscule.

??????????Vous allez dire que je râle tout le temps ; c’est ce que croit d’ailleurs au moins une de mes belles-sœurs, sans compter quelques lecteurs. La semaine dernière, j’en avais contre les boomers ; cette semaine, je me plains des marmots. Mon idéal de camping serait un camping de pub de bière, mais sans la bière et sans les gars. C’est bien difficile à trouver. Si vous avez déniché un tel coin de paradis, faites-le-moi savoir discrètement en envoyant un courriel à mon adresse de messagerie, mais sans copie conforme à Lise. Je m’engage à ne pas dévoiler votre secret.

N’allez pas croire cependant que nous avons regretté de nous être installés à Anza-Borrego. Ce «State Park» est bien situé dans le creux des montagnes. C’est aussi le point de départ de quelques sentiers, de sorte qu’on n’a pas à décamper pour aller se balader. Nous avons bien aimé le sentier du canyon, une randonnée de cinq kilomètres qui vous met en forme sans vous surmener. Un autre sentier, court mais tonique, mène à un belvédère d’où on peut voir toute la vallée. La vue est particulièrement splendide à la tombée du jour.

Nous devions ensuite passer une semaine au Springs at Borrego, un beau camping privé que m’avait vanté un lecteur de ce blogue. Mais nous avons annulé notre réservation pour nous rendre plutôt à Agua Caliente, un camping de comté moins cher, qui nous permettait de visiter le secteur sud du parc.

L’endroit donne accès à plusieurs sentiers de randonnée, ce qui est toujours agréable pour des marcheurs comme nous. On y trouve aussi un spa bien chaud, de même qu’une piscine un peu trop froide.

??????????Le camping est bien situé, à condition d’aimer les paysages désertiques. Il est aussi très calme. Quand les oiseaux sont perchés pour la nuit et que les hélicoptères de l’armée ont fini leur entraînement, on entend… le silence. C’est là que j’ai enfin compris les paroles de Simon and Garfunkel, «the sound of silence».

Une déception toutefois : mon point d’accès de Verizon hésitait entre rien et un signal si faiblard que je n’avais ni messagerie ni internet. Je m’y attendais d’autant moins que nous étions dans le giron de Los Angeles et de San Diego, qui ne sont quand même pas des bourgades. La situation était d’autant plus frustrante qu’il n’y a pas de Wi-Fi à Agua Caliente, du moins pour les caravaniers, et que la ville la plus proche est à une cinquantaine de kilomètres. Sur le coup, je me suis senti au bout du monde.

J’ai cependant appris le lendemain que mon point d’accès fonctionnerait à quelques kilomètres de là. Ce n’était pas idéal, mais suffisant pour calmer mes angoisses existentielles et numériques. La beauté, le calme, le silence, la pleine lune, le ciel étoilé d’Agua Caliente ont fait le reste et la semaine s’est finalement bien passée. Mais quel trou perdu quand même!

??????????Que de chiens !

Quelle est la principale différence entre un camping canadien et un camping américain? Si vous répondez que les caravaniers sont en général plus gros en terre amerloque, vous n’aurez pas tort. Si vous ajoutez que les motorisés y sont plus volumineux, vous serez dans le vrai aussi. Notre Grande bleue a l’air d’une puce à côté de tous ces monstres de 40 pieds.

Mais la principale distinction, à mon avis, c’est davantage le nombre de chiens. Nous avions remarqué à l’hiver 2011 que la plupart des caravaniers américains voyageaient avec un chien. Moins de quatre ans plus tard, ils se promènent avec deux, voire avec quatre toutous ou davantage. Il est de moins en moins rare, en effet, de voir chaque membre d’un couple se balader sur les campings avec deux chiens. Ça fait beaucoup de crottes à ramasser, mais il faut reconnaître qu’ils le font presque tous.

En revanche, ils ne sont pas tous des maîtres de l’éducation canine, comme je le soulignais ci-dessus, de sorte que les jappements intempestifs ne sont pas rares.

Pour ma part, j’aime les chiens. J’en ai même eu quelques-uns. Je n’ai jamais non plus été choisi «maître de l’année». Je peux donc comprendre sans mal que certains toutous soient mal élevés. Cela dit, je n’arrive pas à saisir pourquoi les retraités éprouvent le besoin de s’entourer d’une meute une fois que les enfants ont quitté le nid familial.

Chère amie Andrée, toi qui connais si bien les chiens, il faudra que tu m’expliques ce phénomène.

Lise vous fait ses amitiés. On se revoit samedi prochain.

Paul

La fin du jour à Anza-Borrego.

La fin du jour à Anza-Borrego.

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