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Nous sommes retournés à Nanaimo quelques jours.

Nous sommes retournés à Nanaimo quelques jours.

Après une crise aiguë de tourismophobie, le docteur Gravel m’a conseillé une petite semaine tranquille, sans activités touristiques, ce que j’ai respecté à la lettre. Deux jours à Courtenay, puis retour à Nanaimo pour quatre jours, des promenades quotidiennes, beaucoup de lecture, beaucoup de temps à cuisiner et à manger. Nous nous sommes aussi plongés dans la sixième saison de Madmen, pas la meilleure sans doute mais agréable à regarder pour peu qu’on aime cette série américaine. Ce nouvel opus me touche d’autant plus qu’il se déroule en 1968, année où j’ai entrepris ma carrière de journaliste au Soleil.

C’était aussi le Masters de Cincinnati. Je n’ai pas regardé de matchs. D’abord parce que la connexion Wi-Fi n’est pas suffisamment rapide pour suivre la petite balle jaune, mais aussi parce que j’ai choisi de faire une pause tennis après avoir quitté le blogue que j’animais depuis sept ans à LaPresse.ca.

J’ai quand même suivi, grâce à l’internet, le déroulement du tournoi. J’y ai pris d’autant plus de plaisir que mes deux favoris, Roger Federer et Ana Ivanovic, se sont retrouvés en finale. Mon Suisse préféré en a même profité pour remporter, à 33 ans, le 80e tournoi de sa remarquable carrière. Quant à la belle Ana, elle s’est fait malmener par Serena, mais je m’y attendais après son marathon de trois heures contre Sharapova, la veille. De la revoir en finale d’un Masters après des années d’errance m’a quand même ravi.

J’aurais aimé que Roger et Ana connaissent une saison semblable pour ma dernière année de blogueur de tennis. Mais peut-être aurais-je eu plus de mal à quitter mon poste. Reste que je ne regrette pas ma décision. Il était devenu trop difficile de couvrir le tennis et de continuer à voyager. Et puis, je commençais un peu à me répéter. Alors aussi bien s’arrêter avant de commencer à radoter. Enfin, Lise commençait à souffrir en silence d’être une «veuve du tennis» pendant de longues périodes de l’année.

Nous avons marché avec bonheur dans le Seal Bay Park, près de Courtenay.

Nous avons marché avec bonheur dans le Seal Bay Park, près de Courtenay.

J’ai continué aussi à suivre l’actualité pour ne pas bronzer tout à fait idiot. C’est d’autant plus facile que je suis devenu accro à La Presse Plus. Cela dit, j’avoue être content de ne pas être au Québec pour cette nouvelle ronde d’agitation sociale. Lise et moi avons manqué en tout ou en partie les carrés rouges et le débat sur la Charte. La colère des syndiqués voyous ne nous manquera pas davantage.

Sur le plan international, les nouvelles provenant de la Bande de Gaza et de l’Irak ne sont pas réjouissantes non plus. Notre merveilleux monde ne se porte pas à merveille.

Peut-être est-ce pour cela que je me suis replongé dans Happiness – Le grand livre du bonheur. Le rédacteur en chef, Leo Bormans, a demandé à 100 des grands spécialistes sur le sujet de résumer leurs travaux en 1000 mots. Certains chapitres sont trop théoriques à mon goût, même si les auteurs devaient éviter le jargon scientifique. D’autres sont trop concis ou trop vagues, nous laissant sur notre appétit. Mais on trouve ça et là des trouvailles, voire des traits de génie, qui peuvent éclairer notre quête du bonheur.

On y confirme, bien entendu, qu’il vaut mieux être riche et en santé que pauvre et malade, ce dont on se doutait un peu. Mais on y découvre surtout que le bonheur s’apprend et que cet apprentissage doit être personnel, car ce qui est bon pour l’un, en effet, ne l’est pas nécessairement pour l’autre.

Le carnet du caravanier

Cette semaine, pas de voisins qui écoutaient la radio. Mais un jeune homme a ouvert un poste de rappeurs en prenant sa douche dans la salle de bains commune.

Autre première : j’avais déjà vu des gens promener leur chien en voiturette sur les campings. Mais je n’avais encore jamais vu quelqu’un accompagner son toutou en automobile. C’est fait. Un de nos voisins est passé devant notre emplacement, la main droite sur le volant de sa grosse automobile, la main gauche tenant la laisse de son petit Jack Russell. Décidément, quel merveilleux monde que le caravaning!

Lise vous fait ses amitiés. On se revoit la semaine prochaine à Victoria, où nous avons fini par arriver et que nous aimons beaucoup.

Paul

P.-S. Quelques lecteurs s’inquiètent de notre appartement. Rassurez-vous, il a été rapidement loué après le départ inopiné du premier locataire.

Par ailleurs, Le Soleil a publié un grand reportage sur les caravaniers nomades, où un article nous est consacré. Voici la référence :

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201407/17/01-4784773-la-vie-en-vr-du-reve-a-la-realite.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&

Le texte est fidèle à ce que j’ai dit à la journaliste. Sauf que je soulignais ne pas être sûr de revenir à Montréal. Lise et moi savons maintenant que nous retournerons dans cette métropole perturbée sans doute, mais si attachante.

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