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Un jour de bonheur !

Partout sur les collines entourant le lac Okanagan, la vigne est apparue, donnant aux paysages un lustre européen.

Partout sur les collines entourant le lac Okanagan, la vigne est apparue, donnant aux paysages un lustre européen.

Le voyage est une recherche du bonheur. Sinon, pourquoi quitterait-on son confortable chez-soi? Pour s’emmerder, aussi bien rester à la maison. C’est tellement moins loin et tellement moins cher.

La route n’est pas pour autant un long fleuve tranquille. Des ennuis peuvent survenir. Si vous avez suivi ces carnets depuis le but, vous savez que les tracas ne nous ont pas épargnés. À tel point que j’ai bien failli ajouter une rubrique : le pépin de la semaine.

Tenez, il y a quelques jours à peine, je tente d’ouvrir l’ordinateur. Sans succès. Je connais le problème : le contact avec la batterie se perd à l’occasion. La panne est survenue à quelques reprises déjà. Chaque fois, en réinsérant la batterie, je suis parvenu à rétablir le courant. Mais pas cette fois, j’ai beau sortir et remettre frénétiquement la pièce dans son compartiment, rien n’y fait. Or nous sommes à quelques heures de mettre en ligne mon blogue.

Heureusement, nous sommes à Penticton, où il y a un Staples, version anglaise de notre Bureau en gros. J’ai y acheté mon HP et il est encore sous garantie. L’ennui, c’est qu’on n’a pas la pièce en stock. Il faudra la faire venir, ce qui peut prendre une semaine, voire davantage. Que faire en attendant? Par bonheur, le technicien a réussi à rétablir le contact. J’ai donc pu continuer à me servir de l’ordinateur cette semaine, mais non sans avoir eu quelques sueurs froides.

Le temps ne collabore pas toujours non plus. Ainsi cette semaine, après quelques jours de soleil, il s’est remis à pleuvoir en Colombie-Britannique. C’est moins mauvais qu’à Paris l’an dernier, où il a fallu sortir le parapluie pendant tout le mois de mai. Dans «Midnight in Paris», Woodie Allen fait dire à son personnage principal que cette ville est encore plus belle sous la pluie. Dans un film, ça donne une belle réplique. Sur les trottoirs, jour après jour, c’est moins joli, et surtout, moins agréable. Et dans une autocaravane de moins de huit mètres, on se sent soudain plus à l’étroit.

??????????Cela dit, samedi dernier, nous avons vécu une journée presque parfaite. Il faisait un temps à se promener avec un appareil photo. D’autant plus que des photos, il y a en des tonnes à prendre autour de Penticton. Depuis quelques décennies, les vignobles ont poussé comme des champignons autour de cette ville. Partout sur les collines entourant le lac Okanagan, la vigne est apparue, donnant aux paysages un lustre européen. Par moment, on se croirait même en Vénétie. On s’est dit que c’était un jour idéal pour aller déguster les vins du coin.

Nous nous sommes rendus dans les vignobles par une piste cyclable, mais à pied. Il suffisait de faire six kilomètres à l’aller, et autant au retour, si je compte bien, un «exploit» tout à fait à la portée de deux sexagénaires en forme.

Nous nous sommes d’abord arrêtés chez un glacier. Le patron, fort sympathique, nous a longuement vanté son coin de pays, un «paradis», a-t-il insisté. Il nous a fait goûter gratos à sa spécialité, un granité aux pommes. C’était délicieux, mais ça ne nourrissait ni son homme ni sa femme. Pour se mettre quelque chose de plus consistant sous la dent, il nous a conseillé de nous rendre dans un vignoble environnant, le Red Rooster.

Excellente suggestion! Non seulement trouve-t-on au Red Rooster un restaurant, où l’on sert une pizza aussi savoureuse qu’originale, inspirée et accompagnée, cela va de soi, par les vins du lieu. Mais ce restaurant est situé sur une magnifique terrasse, avec vue sur le lac Okanagan, les montagnes et les vignes. Le glacier avait raison : ici, c’est le paradis. Une fois de plus, on a eu la tentation d’envoyer un courriel disant : «Envoyez-nous nos valises, on ne revient pas.»

Cette journée m’a fait grand bien. Depuis quelques jours, j’étais stressé. Par des problèmes encore non résolus à la suite du départ inopiné de notre précédent locataire. Par les réparations rendues nécessaires par deux accrochages. Par l’usure prématurée des pneus de La grande bleue. Par les ratés de l’ordinateur. Et peut-être aussi par la vie, juste par la vie. Ça me prend parfois.

Bref, tout me tapait sur les nerfs, à tel point que Lise commençait à trouver lourd son « beau gros mari», comme elle l’appelle, en insistant sur le «beau», tient-il à préciser. Mais cette journée paradisiaque a d’un coup dissipé tous mes soucis.

??????????Le carnet du caravanier

Nous aimons beaucoup Penticton. Si vous y arrivez par le sud, il ne faut pas se laisser arrêter par les premières impressions. On longe en effet un parc industriel et on emprunte des rues commerciales qui sont tout, sauf jolies. Mais le centre-ville, la longue promenade le long du lac, le lac lui-même et les canaux ont beaucoup de charme. Il fait bon marcher dans cette ville de 35 000 habitants, qui a une âme.

On a aussi trouvé un agréable camping, à une dizaine de minutes à pied du centre-ville. Ne vous méprenez pas sur son nom un peu prétentieux : Park Royal. Ce petit camping urbain n’a rien de Westminster. Mais il est très bien tenu, impeccablement propret, les fleurs et les arbres y sont abondants. À cette période de l’année, pour peu que le séjour se prolonge, on peut négocier un prix avec le proprio, serviable et accommodant.

Lise vous fait ses amitiés. À bientôt.

Paul

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Commentaires sur: "Un jour de bonheur !" (4)

  1. Bonsoir à vous deux,

    C’est tellement agréable de vous lire, de voir que vous profitez à plein de la chance que vous avez de visitez tous ces beaux coins de pays malgré les nombreux pépins qui vous sont arrivés.

    Je ne vous ennuierai pas sauf pour vous dire que je dors très mal depuis deux mois. Le locataire en dessous de moi (cas d’Alzeihmer) est à l’hôpital et ne reviendra pas. En attendant qu’il soit placé. Je dois endurer que les petits-fils arrivent vers minuit et parlent une grande partie de la nuit.Il semble que la Direction a une patate chaude dans les mains. La semaine dernière, j’ai menacé le proprio de mettre un arrêt de paiement sur mon loyer. Il y a eu légère amélioration.

    Continuez à nous faire voyager avec vos beaux commentaires que j’apprécie.

    Amitiés à vous deux,

    Madeleine

  2. Toujours un plaisir de vous lire cher Paul… Finalement même en voyage la quotidienneté a ses petits bonheurs et ses petites peines.

    • Moi aussi je continue à vous lire, mon cher Guy, pendant ce Roland-Garros, même si je suis à 10 000 kilomètres de Paris cette année.

  3. J’oubliais… J’espère que vous faites nos amitiés à votre chère LIse qui a beaucoup de mérite, j’en suis convaincu, dans ce long périple.

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