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 Osoyoos est situé dans un décor idyllique. Osoyoos est situé dans un décor idyllique.

Osoyoos est situé dans un décor idyllique.

Avant d’atteindre la célèbre vallée de l’Okanagan, en Colombie-Britannique, nous nous nous sommes arrêtés à Grand Forks et à Greenwood, deux jolies petites places, deux belles découvertes, où nous retournerons volontiers l’automne prochain. Osoyoos, par contre, nous a un peu déçus. Peut-être nos attentes étaient-elles trop grandes?

Certes, cette ville est idéalement située au bord d’un lac environné de montagnes. En descendant la montagne qui nous y mène, j’ai vite pensé à Annecy, en Haute-Savoie, que Lise et moi avons tellement aimé.

Toutefois, on ne trouve pas à Osoyoos, malgré son emplacement idyllique, un beau réseau de sentiers de montagne. Au centre d’information, on vous propose quelques randonnées, mais sur le plat et plutôt pépères. Pour marcher en montagne, il faut se rendre au mont Kobau, à une vingtaine de kilomètres, par un mauvais chemin que ne supporterait pas notre Grande bleue.

Osoyoos n’a pas non plus la beauté architecturale d’Annecy. Il est vrai que nous sommes en Amérique du Nord, pas en Europe. Mais même en se limitant à la Colombie-Britannique, la ville nous a laissés sur notre appétit. On ne trouve pas, comme à Nelson par exemple, de belles boutiques et de beaux bâtiments dans son centre-ville plutôt banal.

Les habitations du bord du lac ont beaucoup de charme.

Les habitations du bord du lac ont beaucoup de charme.

En revanche, les maisons et les appartements bordant le lac sont le plus souvent bien jolis. On a envie de s’y installer jusqu’à la fin de ses jours, en espérant devenir centenaires, pour y siroter les vins locaux, dont on dit beaucoup de bien.

Nous avons aussi trouvé un camping, le Nk’Mip, donnant directement sur le lac. On s’est exclamé : c’est merveilleux! Mais on a vite déchanté quand on a été accueillis par des millions de moustiques, qui se sont rués sur nous et sur notre autocaravane. Chaque fois qu’on ouvrait la porte, quelques dizaines de bestioles s’engouffraient dans notre petit chez-nous et se fixaient au plafond. Ils ne piquaient pas heureusement, mais quelle engeance tout de même!

Les emplacements étaient si étroits qu’on voyait très bien dans les motorisés d’à côté. Nous nous sentions d’autant plus coincés que nous étions entourés par quelques familles qui se connaissaient très bien. Ses membres, fort nombreux, passaient d’un lieu à l’autre sans même se donner la peine de contourner notre terrain.

Puis comme au lac Havasu cet hiver en Arizona, il nous a fallu endurer les pétarades des puissants yachts et des inutiles jet-skis, durant le long congé du dernier week-end. Décidément, il n’y a pas que les Américains à se montrer trop tolérants à l’égard de cette débauche de carburant et de testostérone.

On a vite eu marre autant de nos voisins que des moustiques et des hors-bord. Nous avions payé pour la semaine; pas question donc de déguerpir. Mais il y avait dans ce grand camping une boucle de création récente, où nous avons demandé à être transférés.

Du coup, on perdait le lac, mais on gagnait une meilleure vue sur les montagnes et sur les vignobles des alentours. Les installations étaient de meilleure qualité. Les emplacements étaient trois fois plus grands. Quant aux voisins, ils étaient plus discrets et moins bruyants. C’était pourtant le même camping, mais on était passé des buveurs de bière aux buveurs de vin. En bons BCBG, on a fait ouf!

Une sculpture du Desert Cultural Center.

Une sculpture du Desert Cultural Center.

Le temps a aussi grandement collaboré à nous faire oublier les premiers jours. On a connu coup sur coup des journées qui frisaient la perfection : un beau ciel bleu, 25 degrés bien secs et une légère brise. Le bonheur!

On en a profité pour acheter une nouvelle cuisinière extérieure, dotée de deux brûleurs. Depuis le début du voyage, pour la cuisson à l’extérieur, on se débrouillait, avec une plaque à induction et, bien sûr, sur on petit barbecue. Mais on n’est pas très barbecue. Quant à la cuisse à induction, c’est génial, mais pas dehors. Sur la plaque, on pouvait d’ailleurs lire «pour usage intérieur seulement». On s’était entêtés dans notre mauvais choix, mais notre petite cuisinière, il fallait se rendre à l’évidence, fonctionnait très mal dans un environnement pour lequel elle n’était pas conçue. Là, c’est la joie. Notre Coleman cuit même mieux que la cuisinière de La grande bleue. Avec les jours qui rallongent, nous en profiterons à plein.

Le carnet du caravanier

Après trois semaines en Colombie-Britannique, nous n’avons entendu parler français qu’une fois. Un Tremblay, militaire à la retraite, est venu nous saluer en faisant sa promenade à Grand Forks, qu’il décrit, nous a-t-il répété au moins cinq fois, comme un paradis. Il était accompagné de sa femme, qui ne parlait pas français malgré un séjour de sept ans à Bagotville. Elle n’est d’ailleurs pas la seule. Les Britanno-Colombiens, jusqu’ici du moins, ne disent pas un mot de l’autre langue officielle, pas même un «bonjour», y compris dans les centres d’information touristique. Assez curieusement, on nous a plus souvent adressé la parole en français aux États-Unis qu’ici. Il est vrai qu’il y a beaucoup de touristes français dans le Sud-Ouest américain. Ici, je n’en ai pas croisé un seul.

Chez l’Oncle Sam, on a aussi manifesté plus de curiosité à l’égard du Québec. Au Nouveau-Mexique, quelqu’un nous a même interrogés sur le mouvement indépendantiste. Ici, je serais étonné qu’on nous pose la question.

Cela dit, les Britanno-Colombiens se montrent à notre égard accueillants, courtois et, souvent même, très gentils.

Lise vous fait ses amitiés. À bientôt!

Paul

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Commentaires sur: "Déceptions, découvertes et plaisirs" (1)

  1. Céline et Pierre a dit:

    Très belle photo d’Osoyoos avec les pieds de vents et la lumière se reflétant dans l’eau. Merci de tes écrits Paul c’est agréable de pouvoir vous suivre. Bon temps à vous deux.

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