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De retour à Sedona

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Nous ne devions pas retourner à Sedona cette année. Mais Lise et moi n’avions pas envie de nous séparer tout de suite de nos amis Lise et Daniel. Et puis, il était tentant de retourner dans cette petite ville de l’Arizona pour laquelle nous avions eu un coup de coeur il y a trois ans. En y arrivant en 2011, nous nous étions sentis si bien que nous avions failli écrire : «Vendez notre appartement. On ne revient pas.» Un tel emballement ne nous était pas arrivé depuis Annecy en 2007.

Cette année, nous avons été heureux de retrouver Sedona, mais pas au point de demander qu’on nous envoie nos valises.

Les paysages pourtant sont toujours aussi magnifiques. La ville tout entière est jalonnée de splendides massifs rouges, préludes au Grand Canyon. Comme en Toscane, on a l’impression de vivre dans une carte postale. Lise a d’ailleurs dit cette semaine : «C’est presque aussi beau que l’Italie», ce qui dans sa bouche est tout un compliment. Toute la semaine, on n’a pas arrêté de prendre des photos. Clic ici, clic là. Que voulez-vous? Tout est beau. Que dis-je? Grandiose! On ne sait plus où donner de l’objectif.

Soit dit en passant, si vous voulez découvrir Sedona dans toute sa splendeur, il faut l’aborder par le sud, en empruntant la Red Rock Scenic Byway. Coup de foudre assuré!

Ce qu’on aime aussi de Sedona, ce sont ses sentiers de randonnée. Non seulement sont-ils agréables, mais ils sont nombreux. On pourrait en faire un différent chaque jour et séjourner dans cette ville pendant des semaines.

??????????Presque chaque jour donc, pendant quelques heures, par une belle chaleur sèche et sous un soleil radieux, on se promène entourés de ces gigantesques sculptures créées par la nature. Puis, on s’arrête pour faire une collation de fruits séchés, de noix et de fromages. Si ce n’est pas le bonheur, mes amis, on en est bien proches.

Alors, pourquoi ne sommes-nous pas aussi emballés qu’il y a trois ans? Ce n’est pas parce que Sedona est une cité New Age. Lise et moi sommes sans doute moins «granos» qu’il y a 35 ans, quand nous nous sommes connus. Mais nous ne sommes pas devenus pour autant allergiques aux odeurs de patchoulis ou réfractaires aux pierres qui soignent l’âme.

Certes, entre un alignement des chakras et un alignement des roues de notre Grande bleue, nous n’avons pas hésité longtemps cette semaine, car les pneus étaient en train de s’user dangereusement. Les chakras de Lise attendront. Nous n’avons pas non plus fait photographier notre aura ou demander à une voyante de fouiller dans nos vies antérieures. Mais rien de tout cela ne nous hérisse.

Non, ce qui nous a agacés est d’un tout autre ordre. Sedona est une ville très touristique. Nous le savions pourtant. Mais il y a trois ans, cela ne nous avait pas irrités. Peut-être les touristes étaient-ils moins nombreux au début de mars qu’à la fin. Peut-être la ville est-elle devenue plus visitée encore. Toujours est-il qu’il y a du monde partout. En semaine, passe encore. Mais le week-end, c’est fou!

Il faut reconnaître que les touristes n’y sont pas lourds. Mais leur présence engendre une circulation qui, elle, finit par être pesante. Le moindre déplacement est lent et ardu. C’est particulièrement vrai quand on doit se déplacer pour une randonnée pédestre. L’affluence est telle qu’il est difficile de trouver une place de stationnement. En VR, c’est pire, car les parkings, trop petits, ne sont pas conçus pour recevoir des motorisés.

Un lecteur me demandait récemment si je regrettais de ne pas tracter une auto derrière notre Grande bleue. J’avais répondu non. À Sedona, pour la première fois du voyage, j’aurais aimé pouvoir me servir d’une petite voiture.

Heureusement, nous étions retournés au Rancho Sedona RV Park. Ce Good Sam est un peu cher (presque 50$ par jour). Mais il est très bien tenu et idéalement situé dans la ville même. On peut donc la visiter à pied. Il y a même deux beaux sentiers tout près de ce camping. Pas besoin de sortir La grande bleue. Suffit de prendre ses bâtons et 10 minutes plus tard, on est en train de marcher entre les pins et les cactus.

Le carnet du caravanier

En dehors des autoroutes, les haltes sont rares aux États-Unis. C’est une lacune d’autant plus ennuyeuse que les endroits où l’on peut s’arrêter sont eux aussi rarissimes. Règle générale, les accotements sont trop petits pour qu’on s’y immobilise. Même dans les villes ou les villages que l’on traverse, il est difficile de faire halte. Il faut donc se rabattre sur les stationnements des centres commerciaux ou des épiceries. Ce n’est pas idéal pour faire la pause.

Sur les autoroutes en revanche, il y a des haltes, mais pas partout. Ainsi, sur la 40, entre Kingman et Flagstaff, soit sur 250 kilomètres, on n’en trouve pas une seule.

On peut aussi regretter qu’on ne puisse pas, comme en Italie par exemple, y faire le plein. On peut déplorer également que, contrairement à l’Italie encore, on n’y trouve ni restaurants ni cafés. Dans la patrie de la malbouffe, on n’y a que des distributrices remplies de cochonneries pour se sustenter. Heureusement qu’en caravaning, on transporte son propre casse-croûte.

Lise vous fait ses amitiés. Je vous embrasse.

Paul

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Commentaires sur: "De retour à Sedona" (1)

  1. Oussama Muse a dit:

    Certes, les routes italiennes ont des avantages à vos bons souvenirs, mais pas au point de leur regretter leurs conducteurs sportifs, j’imagine …

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