Voyages, lectures, films, impressions, humeurs, la vie quoi!

Bye-bye Arizona !

quatuor-sara

Lise et moi avions mis beaucoup d’espoir dans l’Arizona. Cet État du Sud-Ouest ne nous a pas déçus. Si l’on excepte la dernière semaine, où nous avons eu deux jours de pluie, il a été fidèle à sa réputation de pays où il ne pleut pas. Le reste des cinq semaines a été azuré. On a bien fait de fuir le Texas, où le temps est resté médiocre une bonne partie de février.

Mais le beau temps n’est pas le seul atout de l’Arizona, tant s’en faut. Ses paysages sont magnifiques. À condition, bien entendu, d’aimer les terres arides, désertiques et rocheuses. Certains, il est vrai, les trouvent ennuyeuses et désolantes. Pour ma part, je les vois grandioses et pleines de vie.

Pour les apprécier à leur juste valeur, il est préférable d’y pratiquer la randonnée pédestre. L’Arizona est en effet un paradis pour les randonneurs. Certes, ses montagnes ne sont pas les plus impressionnantes. Mais elles sont belles et accessibles. En outre, elles sont suffisamment escarpées pour être exigeantes.

J’ai pu y constater que ma condition physique s’était nettement améliorée depuis le début de ce voyage. À 69 ans, c’est une excellente nouvelle. Je ressemble de moins en moins à une vieille locomotive à vapeur en train d’escalader les Rocheuses. De plus, poussé (gentiment) par nos nouveaux amis, je suis parvenu à maîtriser un peu mieux mon vertige. Cette semaine, au Sara Park, j’ai gravi des sentiers que j’aurais carrément évités par le passé.

Nos amis Lise et Daniel, qui pratiquent aussi le golf, ont trouvé quant à eux de bien beaux parcours en Arizona.

arizonaQuant à ceux qui s’ennuient de l’eau, je leur conseille de se rendre dans la partie ouest, là où coule le Colorado. On peut s’y arrêter dans quelques-uns des plus beaux campings de l’État. Nous avons été un peu déçus par le Cattail Cove State Park, où les emplacements sont trop rapprochés. Mais nous avons adoré le River Island State Park et le Lake Havasu State Park. On dit aussi beaucoup de bien du Buckskin State Park, mais nous ne nous y sommes pas arrêtés.

Évidemment, l’eau ne va pas sans les embarcations, et donc, sans le bruit. Vous allez me dire qu’il ne faut pas tout mettre dans le même bateau, si vous me permettez un mauvais jeu de mots. C’est vrai. Va pour les canoës, qui avancent au rythme lent des retraités. Va aussi pour les pédalos. Mais les puissants yachts ou les inutiles jetskis, poussés à leur limite, mettent mes tympans à rude épreuve, et du coup, mes pauvres nerfs. Je trouve les Américains bien tolérants à l’égard de cette débauche de carburant et de testostérone. Mais ils ne sont pas les seuls sans doute.

Bref, j’aime bien l’eau, mais quand les jetskis filent à vive allure, je m’ennuie du silence du désert.

Cette petite réserve faite, j’ai adoré l’Arizona, plus encore qu’il y a trois ans. Ma compagne Lise partage cet emballement. Aussi reviendrons-nous l’an prochain, notamment pour retourner voir le majestueux Grand Canyon et plus encore, Sedona, la magnifique.

Mais pour l’heure, nous sommes à Las Vegas. Je vous en reparle la semaine prochaine.

Le carnet du caravanier

Un lecteur a remarqué que nous ne tractions pas de voiture. Il se demande si ça nous manque. Eh bien non! En 11 000 kilomètres de route, nous n’avons jamais regretté notre choix.

Bien sûr, nous aurions pu aisément tracter un véhicule, compte tenu de la puissance du moteur Mercedes. Si je l’avais fait, j’aurais opté pour une Smart ou une Fiat 500. Mais j’ai vu des sprinters tirer des voitures bien plus grosses.

Toutefois, comme nous nous déplaçons tous les deux ou trois jours, je ne vois pas l’intérêt d’un youyou, petit ou gros. Nous faisons l’épicerie avant de nous installer dans un nouveau camping. Dans la plupart des State Parks, on peut faire de la randonnée sans avoir à se déplacer. Et s’il nous faut décamper, nous sommes maintenant capables de le faire en quelques minutes, en nous partageant les tâches. Je mets le moteur en marche et Lise fait tout le reste. Non, je plaisante; je l’aide un peu quand même.

Quant au stationnement d’une autocaravane de 24 pieds, il est facile dans les centres commerciaux, les grandes épiceries et les Walmart. Il est plus problématique, en revanche, dans les rues des villes. Mais on finit généralement par se débrouiller.

Lise vous fait ses salutations. À samedi prochain!

Publicités

Commentaires sur: "Bye-bye Arizona !" (1)

  1. Bon matin à vous deux,

    Ici, c’est l’hiver qui ne veut pas finir. Si le dicton est vrai, mars qui est entré en lion devrait finir en mouton. C’est à espérer.
    J’ai adoré la photo de cette montagne que l’on peut voir de la rivière ou de l’autre côté de la rive .Comme vous le mentionnez, les montagnes de l’Arizona ne sont pas hautes mais plus faciles d’accès. Un gros bravo à vous d’avoir dompté le vertige. Chose que je ne saurais faire. Je n’ai jamais fait de bicyclette à cause de cela. Petite nature, que voulez-vous! Voilà pourquoi, j’ai préféré le tennis et le golf. Plus heureuse sur le terrain des vaches.

    Bon route pour la suite de votre voyage. Attention à Las Vegas, les machines à sous sont dévoreuses.

    Amicalement,

    Madeleine

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Nuage de Tags

%d blogueurs aiment cette page :