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L’Arizona, enfin!

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Au moment où je vous ai quittés la semaine dernière, nous étions sur le point de fuir Mission pour l’Arizona dans l’espoir de devancer une nouvelle vague de froid et de temps maussade. Mais on a eu beau rouler sur près de 600 kilomètres le premier jour, le froid nous est tombé dessus dès le lendemain matin. Au lever à Del Rio, on a senti le souffle des glaciers du Canada. Dehors, il y avait un vent à pousser les motorisés hors des routes.

Le temps était très gris, mais par chance, il ne pleuvait pas. Il avait plu cependant, comme en témoignait la chaussée mouillée. Le froid qui avait suivi était si intense que les arbres et les arbustes avaient givré. Les camions venus du nord laissaient tomber des plaques de glace sur la route en nous dépassant.

Nous avons roulé ainsi jusqu’à El Paso, 750 kilomètres plus loin. J’aurais préféré m’arrêter plus tôt, mais il fallait rouler jusque-là pour éviter un gel nocturne. Les montagnes de l’ouest du Texas s’étaient transformées en congélateurs.

Le jour 3, nous avons décidé de filer jusqu’à Tucson. Plus question de s’arrêter à Las Cruces, une ville du Nouveau-Mexique qui nous avait plu il y a trois ans. Ras-le-bol du froid et de la pluie! On rêvait de l’Arizona ensoleillé.

Mais en arrivant enfin au pays où il ne pleut pas, nous avons été accueillis par quoi, croyez-vous? Eh oui, par la pluie! Pas des cordes, pour être honnête, mais quelques gouttes, qui nous ont rappelé que, même dans l’État du soleil, il vaut mieux avoir des essuie-glaces qui fonctionnent bien et un parapluie.

Le temps est resté frisquet le reste de la semaine et le célèbre ciel bleu de l’Arizona avait souvent la couleur de nos cheveux. Pourtant, on n’a pas râlé.

Primo, le temps est sur le point de revenir à la normale. Notre ami Daniel nous le prédit depuis quelques semaines déjà. Et les dernières prévisions de la météo semblent conforter ses oracles. À partir de samedi, en effet, on nous annonce des jours radieux.

Secundo, nous sommes dans un endroit merveilleux, le Catalina Park. On est à deux pas du Tucson, et pourtant on se croirait perdus dans la nature. Ce parc est bordé par de belles montagnes que le soleil de fin du jour, quand il daigne paraître, vient colorer de rouge.

Tertio, sans même à avoir en sortir en autocaravane, on a accès à de beaux sentiers de montagne. Mercredi, on a escaladé pendant quelques kilomètres le mont Lemmon. Lise m’a dit : «Je ne suis pas une fille de mer. Je suis une fille de montagne. C’est ça que j’aime faire.» Daniel n’arrêtait pas de répéter : «Comme c’est beau!» Quant à l’autre Lise, elle ne parlait pas, mais il fallait voir son sourire pendant qu’elle tirait le quatuor vers les sommets.

Le carnet du caravanier

Dans l’État du pétrole, j’ai craint de me retrouver en panne sèche. C’est que, sur les interminables routes du Texas, on peut rouler pendant des dizaines de kilomètres sans croiser une seule station-service. Quand on a fini par en trouver une, La grande bleue était sur le point de rouler sur sa réserve. J’ai fait ouf! Donc prudence : mieux vaut faire le plein plus tôt que trop tard.

Restons dans le diesel. Nous avons franchi récemment le cap des 8000 kilomètres. J’en ai profité pour mesurer la consommation de carburant de notre Sprinter Mercedes. Elle se situait près de 14,5 litres au 100 km (16 milles au galon). Ce chiffre m’a déçu; j’espérais mieux.

Il faut dire que les limites de vitesse des autoroutes américaines incitent à écraser le champignon. Au Texas, on peut même rouler jusqu’à 128 km/h dans certains comtés. Au cours des jours suivants, j’ai levé le pied, me limitant à 100/105 km/h, même sur les voies rapides. La consommation s’est aussitôt améliorée, descendant à 13 litres au 100 km (environ 18 milles au galon).

Daniel, qui conduit aussi un Sprinter, un Safari Condo plus petit, n’a besoin que de 12 litres au 100 km.

Soulignons enfin qu’aux États-Unis, l’avantage du diesel est en partie annulé par son coût. En général, le litre de diesel coûte de 15 à 20 cents de plus. C’est apparemment une taxe indirecte sur le camionnage, qui pèse lourd sur l’état de la chaussée. Il faut dire que, sur les grandes routes, près d’un véhicule sur deux est un poids lourd.

Toutefois, je ne me plains pas trop, car le prix du diesel est d’environ un dollar US du litre. Dans certains coins, le coût peut même descendre à 90 cents. Même avec le taux de change, qui a chuté, c’est bien moins cher que chez nous.

Lise vous fait ses amitiés. Je vous embrasse.

Paul

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