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Le sud du Texas

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Samedi dernier, le soleil a réapparu et la chaleur a monté suffisamment pour que nous puissions quitter la Louisiane avant la nouvelle vague de froid annoncée pour cette semaine. Il a quand même fallu déglacer La grande bleue. L’opération s’est bien déroulée, même si j’ai failli déverser un paquet de glaçons sur la tête de Lise en rentrant la rallonge sans la prévenir. Elle a beau avoir la tête dure, je serai plus prudent la prochaine fois.

À l’est de Lafayette, la circulation était encore bloquée. La police attendait patiemment que la glace fonde sur l’autoroute surélevée. Apparemment, dans cet État pauvre,  on n’a pas les moyens d’acheter et d’épandre du sel. Nous avons craint de rester coincés là. Mais heureusement, passé Lafayette, nous avons pu emprunter la 10 Ouest et filer vers le Texas.

J’avais oublié à quel point ce grand État peut être plat. La patrie des Bush, c’est le contraire de l’Italie. Pas de courbes, pas de collines, encore moins de montagnes (sauf dans l’Ouest). Que de grandes lignes droites interminables, où il faut rester vigilant pour ne pas s’assoupir au volant.

Le paysage est sans relief. Pas de villages médiévaux dans les collines, pas de belles forêts, pas de grands lacs ou de jolies rivières. On traverse à l’occasion des bleds laids, on longe des ranchs qui ont l’air sans vie, on voit à l’horizon des raffineries qui crachent leur fumée grise dans le ciel bleu.

On a fini par arriver à Galveston, où le bord de mer, en revanche, ne manque pas de charme. Nous avons couché au State Park de l’île, sur le bord du golfe du Mexique. Il ventait beaucoup, c’était un peu frais, mais quel splendide paysage! On a dormi, bercés par la musique des vagues.

Deux jours plus tard, nous étions à Mission, complètement dans le sud du Texas, à deux pas du Mexique. Il faisait chaud à notre arrivée. Nous nous sommes même rués vers la piscine. Heureusement d’ailleurs, car le lendemain on s’est remis à grelotter.

Bien sûr, le froid de Mission était bien clément à côté de celui qui a frappé le centre des États-Unis, touché par ses froids les plus intenses depuis 20 ans. En Louisiane, nos amis Diana et Jean, qui devaient arriver ici aujourd’hui, ont été bloqués par le grésil. Ici, il a fallu remettre le chauffage en marche, mais nous avons évité le gel.

Depuis jeudi, il fait plus chaud, mais on nous annonce de la pluie pour une bonne partie de la semaine prochaine. Après un jour de petite déprime, on a décidé de gagner l’Arizona ensoleillé plus vite que prévu. Nous devions nous rendre à San Antonio. Mais visiter cette ville sous un parapluie ne nous enchantait guère, même si on la dit très belle. On n’a pas quitté la patrie des Pineault-Caron pour aller jouer les touristes en imper.

Le carnet du caravanier

À Mission, nous avons passé les cinq derniers jours au Bentsen Palm Village, un gros camping de retraités. Nous voulions y séjourner un peu plus longtemps, mais sans réservation, ce n’était pas possible. Ça nous empêchera d’y revoir Diana et Jean, ce qui nous désole un peu. Mais nous ne regretterons pas les lieux outre mesure.

Certes, tout y est très propre, très bétonné, très asphalté. Beaucoup de caravaniers trouveront cet endroit idéal pour planter leur grand motorisé pour un mois ou deux, voire pour l’hiver. D’autant plus que les prix (environ 600$ par mois) sont très raisonnables.

Il faut ajouter, pour être tout à fait honnête, que le Bentsen Village est situé juste à côté d’un beau parc, le Bentsen State Park, où l’on peut observer les oiseaux et marcher dans la nature. L’accès est d’ailleurs gratuit pour les résidants du camping.

Pour nous cependant, qui avons passé les derniers mois dans des State ou des County Parks, le lieu manque un peu de sauvagerie. Ici, il n’y a pas de ratons laveurs insolents. Pas même d’écureuils. Trop de béton et pas assez d’arbres sans doute.

Mon ami Daniel décrit le Bentsen Village comme une «banlieue». Le mot me paraît juste. Il n’implique du reste aucun jugement négatif. Je peux comprendre que l’on aime l’endroit. Les campings, c’est comme les motorisés. Il y en a pour tous les goûts, et c’est très bien ainsi.

Pour notre part, nous préférons, et de beaucoup, South Padre, où nous avions séjourné il a trois ans. Cette île est située à une centaine de kilomètres de Mission, en bord de mer. Si nous revenons dans le sud du Texas, c’est là que nous irons.

Lise vous fait ses amitiés. Je vous embrasse.

Paul

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