Voyages, lectures, films, impressions, humeurs, la vie quoi!

Angoisse et bonheur

La grande bleue`/i> sera notre demeure jusqu’en mai 2015.

La grande bleue sera notre demeure jusqu’en mai 2015.

Voilà, c’est fait : Lise et moi sommes devenus nomades. Notre appartement loué, nous vivrons dans notre Grande bleue jusqu’en mai 2015. En ce moment, nous séjournons au camping Magog-Orford. Quand nous y sommes arrivés, j’avais le cœur un peu lourd. L’idée d’avoir perdu notre condo pour 20 mois, sans possibilité de retour en arrière, m’oppressait et je dormais mal.

Il faut dire que nous sommes arrivés dans les Cantons-de-l’Est sous la pluie, dans le vent et le froid. Et puis rapidement, on a eu des pépins. Ainsi dès le lendemain, la pompe à merde, appelée poétiquement «macérateur», nous a lâchés. C’était un samedi matin, jour de repos pour les réparateurs Maytag de ce monde. Bref, on était un peu dans la merde, au moins jusqu’au lundi. C’est à peine si on osait faire nos petits pipis dans l’autocaravane.

???????????????????????????????Heureusement, on s’en est ouverts à un employé du camping, qui nous a aussitôt dit : «Je vais vous chercher Stéphane.» Stéphane, c’est le contremaître de la section service d’un concessionnaire de VR. Cinq minutes plus tard, il était chez nous. En moins de deux, il avait repéré le fusible qui avait sauté. La pompe n’avait pas rendu l’âme. C’était juste un tout petit machin de 20 ampères, remplacé en un rien de temps. La réparation ne nous a pas coûté 1000$, comme on le craignait, mais 20$. Notre ange gardien a refusé de prendre davantage. On l’a vivement remercié et on a poussé un grand soupir de soulagement.

Deux jours plus tard, nouveau pépin. Cette fois, c’est la porte qui frigo qui refusait obstinément de s’ouvrir. Il faut savoir que dans les autocaravanes, ces portes sont munies d’un verrouillage, qui les bloque quand le véhicule est en marche. Là, ledit véhicule avait beau être aussi immobile qu’un soldat au garde-à-vous, la porte restait désespérément close. Nos amis Daniel et Louise, installés à deux pas, nous ont fourni quelques tranches de pain pour le petit déjeuner. Mais il fallait trouver une solution rapidement, car presque toutes nos provisions se trouvaient dans le réfrigérateur.

Notre ange gardien avait quitté le camping et on n’arrivait pas à retrouver sa carte. On a donc fait venir un autre réparateur. Fort gentil, le monsieur. Malheureusement, il ne comprend rien au problème. « J’ai jamais vu ça ! » laisse-t-il tomber. Tout au plus parvient-il, presque par hasard, à ouvrir la porte. Mais il ne sait pas comment la réparer. Il croit qu’il faudra faire venir des pièces de Dometic, le fabricant. Ça pourrait être long.

En fouillant sur internet, on retrouve les coordonnées de Stéphane, à qui on apporte La grande bleue à Sherbrooke. Encore une fois, il trouve tout de suite le problème. Un petit coup de lime à la serrure et le tour est joué. Pas de réparations longues et coûteuses. De nouveau, on fait ouf !

Daniel est le maître des feux de camp.

Daniel est le maître des feux de camp.

Je commence à me dire que, finalement, tout est en train de s’arranger. Nos amis viennent de retourner à L’Île-Perrot, mais leur visite de trois jours, où on a beaucoup ri en jouant à la pétanque et aux galets, nous a fait le plus grand bien.

Il faut dire aussi que, depuis la veille, il fait enfin un temps magnifique. Vous savez ces jours d’automne ensoleillés, où la lumière est plus belle qu’en toute autre période de l’année.

À l’horizon, on voit la cime du mont Orford, qui commence à se colorer. Dans les arbres autour, les oiseaux, encore nombreux, chantent. On voit passer tantôt un petit suisse, tantôt une marmotte, tantôt un ours énorme. Non, c’est une blague. On n’a pas vu d’ours. C’était plutôt le ministre Drainville. Bon, ça aussi c’était une blague. Bref, il fait beau comme dans la chanson de Trenet : «Le ciel est bleu, le ciel est bleu. C’est un jour nouveau qui commence…»

Pour nous, c’est plutôt une vie nouvelle qui commence. Comme au mois de mars, au moment où j’ai convaincu Lise d’embarquer dans ce projet un peu fou, je me remets à imaginer que cette aventure sera initiatique et passionnante. Je me dis aussi que nous avons beaucoup de chance de pouvoir la vivre.

Hier aussi, c’était le vingtième anniversaire de notre mariage. Pour nous, c’est une date moins importante que le début de nos amours, qui ont commencé quasiment 15 ans plus tôt. Mais c’est un anniversaire quand même. Après un bon repas de fête, nous avons fait la vaisselle dehors, éclairés par le clair de lune. « Comme c’est romantique ! » a lancé Lise.

Elle vous fait ses amitiés. Je vous embrasse. À bientôt.

Paul

Publicités

Commentaires sur: "Angoisse et bonheur" (2)

  1. La Grande bleue et le Grand Roux sont en rodage… 😉
    Je suis convaincu que tout ira pour le mieux et que cette aventure nous procurera de nombreuses anecdotes amusantes.

  2. Une bonne idée finalement de tout vérifier avant le grand départ même s’il s’agit d’une obligation… Tout sera dans l’ordre! J’ai bien compris que le grand départ est le 20 novembre???

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Nuage de Tags

%d blogueurs aiment cette page :