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Nous avons quitté la Gaspésie sous la pluie dans notre Grande bleue. Il pleuvait depuis quatre jours déjà. Ce matin-là, il tombait une bruine fine mais continue qui ne nous a pas lâchés jusqu’à ce que nous atteignions le Bas-du-Fleuve. Là, belle surprise! le soleil s’est mis soudain à briller pendant que nous longions Rimouski. On s’est dit enfin! Mais notre joie a été de courte durée. En arrivant à Trois-Pistoles, il n’y avait pas que nos amis Andrée et David qui nous attendaient. Il y avait aussi un épais brouillard et un froid plutôt surprenant pour un jour de juillet.

Le brouillard était visible depuis quelques kilomètres déjà. Le froid, nous l’avons découvert en descendant de La grande bleue pour embrasser nos amis. Les joues d’Andrée étaient toutes froides. «Il fait 11 degrés», a-t-elle dit sans se plaindre mais en grelottant.

???????????????????????????????Nous étions heureux de voir nos amis, mais le sale temps nous incitait plutôt à râler. Lise, en particulier, était prête à renier d’un bloc sa Gaspésie natale et le Bas-du-Fleuve de son enfance. Un peu plus et c’est le Québec tout entier qui était mis à jamais sur sa liste noire du caravaning. Mais Andrée et David, heureusement, étaient d’une bonne humeur contagieuse. Ils se sont mis à plaisanter sur le camping d’hiver. La première a dit que, d’ici notre départ du camping, il allait sans doute neiger. Le second a ajouté qu’il nous faudrait des pneus d’hiver pour repartir.

Il faut dire que nos amis avaient prévu le coup. Ils étaient tous deux vêtus d’une belle doudoune et portaient des gants. Comme on dit souvent chez nous, «ça l’aide». Lise, elle, n’avait même pas apporté un jeans et moi je n’étais guère mieux équipé pour affronter une froidure digne du mois d’octobre. Car la température continuait à dégringoler pendant qu’on préparait le souper.

Lise a enfilé un pantalon par-dessus le premier. David m’a fait cadeau d’une paire de gants et m’a prêté un gros lainage. Le bon vin et l’amitié chaleureuse nous ont permis de souper à l’extérieur. Mais pour le thé, nous sommes entrés dans La grande bleue.

liseLe lendemain, la brume a fini par se dissiper et les nuages ont commencé à se fractionner. Vers midi, on a même eu droit à une belle percée de soleil. Du coup, la température a remonté. On était loin de la canicule, mais c’était confortable.

Les deux jours qu’on a passés avec Andrée, David et leur petit caniche Douce ont passé très vite. Trop vite, mais le travail les appelait à Québec et moi, je devais rentrer à Montréal pour la Coupe Rogers. C’était déjà la fin de la première partie de notre vie sur la route.

Une première partie que nous avons beaucoup aimée malgré les inévitables pépins du début et le stress idoine. Bien sûr, Lise et moi sommes encore loin de posséder notre doctorat ès caravaning. Reste que nous sommes maintenant presque familiers avec le fonctionnement de notre autocaravane, au bord de laquelle nous espérons vivre des années de bonheur.

La rentrée à Montréal, en revanche, a été pénible. Nous comptions faire passer une nuit à La grande bleue sur le parking en face de notre immeuble. Mais il était fermé en raison de travaux. On a voulu se rabattre sur un parc-autos de Vinci à quelques rues de là, mais l’employé de service la trouvait trop grosse. Lise a ensuite cru repérer une place près du poste de police, tout près de notre appartement. Mais en déchiffrant les nombreuses pancartes, on s’est aperçus que la place était libre justement parce qu’elle était réservée aux policiers.

Il m’a donc fallu remonter au volant de l’autocaravane pour lui dénicher une place à plusieurs rues de là, d’où nous avons rapporté chez nous vêtements, aliments et objets divers. Pas facile de garer un véhicule de presque 25 pieds dans les rues d’une ville. Jusqu’à récemment, on se demandait encore s’il fallait vendre notre appartement. Mais là, il n’y a plus la moindre hésitation. Vivre au centre-ville et faire du caravaning sont deux modes de vie totalement incompatibles.

Lise vous fait ses amitiés. Je vous embrasse. À bientôt.

Paul  

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