Voyages, lectures, films, impressions, humeurs, la vie quoi!

Le stress de la route

Les Italiens détestent marcher. Même dans une cité où tout pourrait se faire à pied, ils utilisent leur voiture.

Les Italiens détestent marcher. Même dans une cité où tout pourrait se faire à pied, ils utilisent leur voiture.

En choisissant de venir passer quatre semaines en Italie, qui plus est dans le Sud profond, ce qui nous oblige à traverser la Grande Botte de bout en bout, nous avions oublié à quel point la conduite est stressante dans ce pays. Pourtant, nous aurions dû nous rappeler que, pas plus tard que l’an dernier, nous avions trouvé l’expérience éprouvante. Notre amie Catherine, qui a été témoin de nos énervements et qui souffrait parfois en silence sur le siège arrière, pourrait en témoigner. Mais je crois qu’on ne l’oubliera plus jamais.

Conduire demande toujours de la prudence, où que l’on soit. Mais disons que le niveau de vigilance est plus exigeant sur une route italienne sinueuse, où les conducteurs se prennent pour des pilotes de formule 1, que sur une autoroute américaine droite, où tout un chacun conduit pépère.

Ici, le moindre trajet met nos nerfs à l’épreuve et parfois ils ne tiennent pas le coup. Prenez la route qui va de notre trullo à Martina Franca. Elle ne fait même pas 10 km, mais elle étroite, serpentine et la visibilité y est constamment réduite. Ça n’empêche pas les conducteurs d’Audi et autres BMW d’y doubler allègrement, souvent de façon dangereuse. Lise et moi voulons bien nous réincarner en Italie, mais pas tout de suite.

Les stops sont facultatifs.

Les stops sont facultatifs.

Une fois rendu en ville, on n’est pas pour autant au bout de ses peines. Martina Franca compte à peine 10 000 habitants, mais la circulation y rappelle Montréal aux heures de pointe. Les Italiens détestent marcher. Même dans une cité où tout pourrait se faire à pied, ils utilisent leur voiture. La seule signalisation qu’ils respectent, c’est le feu rouge. Les stops, en revanche, sont facultatifs. Même si vous avez la priorité, le conducteur venant de l’autre direction tentera de vous gagner de vitesse. Les femmes le font avec leur plus beau sourire, les hommes sans vous regarder. Mais c’est la seule différence. Dans tous les cas, il faut vous dire qu’un stop n’implique pas que l’autre va stopper. Au contraire, souvent il accélère.

Parfois, tout cela fait sourire. Mais à la longue, cette anarchie provoque des tensions dans notre propre voiture. Après nous être emportés l’un contre l’autre ce matin, nous nous sommes souvenus que nous avions parcouru près de 15 000 km, il y a deux ans aux États-Unis, sans nous engueuler une seule fois. Nous étions pourtant à bord d’une autocaravane de près de 8 pieds de large et de 22 pieds de long et non dans une petite Renault Clio.

Nous pensons d’ailleurs beaucoup au caravaning ces semaines-ci. C’est sans doute à cause de la décision que nous avons prise de faire le tour de l’Amérique du Nord en VR. Mais c’est aussi parce que le caravaning nous apparaît comme un mode de séjour et de déplacement bien plus agréable que celui que nous utilisons depuis le début de notre périple italien.

Les courbes sont nombreuses.

Les courbes sont nombreuses.

Chaque fois que nous quittons un endroit, nous nous disons à quel point se serait plus simple s’il n’y avait qu’à remettre l’autocaravane en marche. Pas de valises à refaire, pas de risque d’oublier quelque chose, pas de nourriture à jeter ou à emballer.

Chaque fois que nous arrivons quelque part, nous nous faisons les mêmes réflexions. En VR, pas de valises à défaire, pas d’appartement dans lequel il faut se réinstaller, pas de frigo à remplir, pas de cuisinière ou de four dont il faut déchiffrer le fonctionnement.

Cela dit, je ne regrette pas trop que nous n’ayons pas choisi l’autocaravane pour ce voyage. La conduite sur les routes de la belle Italie nous aurait peut-être écoeuré du caravaning à jamais.

Lise vous fait ses amitiés. Je vous embrasse. À bientôt !

Paul 

 

Publicités

Commentaires sur: "Le stress de la route" (1)

  1. oussamamuse a dit:

    Pfff… cela fait bien longtemps que, depuis la Suisse pourtant proche, nous allons en train vers l’Italie, quitte à louer ensuite une voiture sur place, tellement c’est stressant de conduire là-bas, surtout comparativement à la manière « pépère » dont vous roulez en Amérique du Nord, où nous aussi, nous avions eu beaucoup de plaisir à rouler de long en large, du Canada aux USA, de juillet 1988 à mai 1989, lors de notre sympathique année sabbatique, et toc !

    http://oussamamuse.com/2011/02/17/bonnes-vieilles-photos-de-voyage/

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Nuage de Tags

%d blogueurs aiment cette page :