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Lise sur le sentier de Nietzsche.

Lise sur le sentier de Nietzsche.

La veille de Pâques, nous étions dans une file d’attente chez le boucher. La cliente qui nous précède est manifestement une habituée. Elle s’informe au boucher de son teckel joufflu, qui s’est glissé de l’autre côté du comptoir et qui se promène entre le patron et la patronne. «Comment va votre apprenti?» demande la cliente. «Il nous aide beaucoup. Il fait le ramassage», répond le boucher avec un grand sourire. Une fois la dame servie, Pico (c’est le nom du chien) n’a aucunement l’intention de quitter ce lieu aux odeurs si alléchantes. «Allez viens, lui dit la dame. On nous regarde.» Dans la petite boucherie bondée, personne ne s’impatiente. «Allez Pico», répètent les clients en cœur. Et Pico, d’un pas lent, finit par aller rejoindre sa maîtresse.

paul-sentierSi Nice ne nous est pas devenu insupportable, malgré le mauvais temps persistant, c’est beaucoup à cause de cette vie de quartier et de ces petits commerces si sympa. À l’épicerie du rez-de-chaussée, la patronne s’informe toujours de notre humeur de Québécois qui ont fui l’hiver mais qui doivent sortir le parapluie deux jours sur trois. Nous demandons des nouvelles de sa fille, qui est partie faire le tour du monde. À la boulangerie ou à la fruiterie, nous échangeons souvent quelques mots avec la patronne ou le patron.

Nous avions décidé de ne pas retourner dans le Vieux-Nice cette année, pour nous installer plutôt dans un quartier de Niçois, et nous ne regrettons pas notre choix. Au contraire, chaque fois que nous retournons dans notre ancien quartier, on trouve qu’il y a trop de touristes. Quelle engeance que les touristes! Engeance dont nous faisons à l’occasion partie, il faut bien l’admettre.

Pour être honnête, ceux de Nice ne sont pas les pires, tant s’en faut. Dans l’ensemble, ils sont plutôt polis, discrets, bien éduqués. Ils sont juste trop nombreux. Et quand le nombre d’intrus venus d’ailleurs devient trop imposant, la vie de quartier tend à disparaître. C’est ce qui est arrivé dans des villes comme Florence ou Venise. Dans le Vieux-Nice, on n’en est pas encore là, mais on s’en approche.

???????????????????????????????Quoi qu’il en soit, on quitte la capitale de la Côte d’Azur samedi et on est bien contents. Ce printemps particulièrement moche y est pour quelque chose. Bien sûr, s’il avait fait beau, on aurait aimé davantage notre séjour. Aujourd’hui, par exemple, il a fait un temps splendide. On en a profité pour aller visiter Èze, un magnifique village médiéval. On a dîné sur une jolie terrasse et on est redescendue vers la mer par le sentier de Nietzsche, qui a inspiré au philosophe Ainsi parlait Zarathoustra. Ce fut une journée de grâce.

Reste qu’on s’est aperçus, au cours de ce voyage, que de rester trop longtemps au même endroit, ce n’est pas trop notre truc. Oui, nous aimons approfondir, comme je le disais à notre arrivée, mais nous aimons davantage découvrir.

Samedi, nous mettons le cap sur l’Italie. C’est un pays que l’on connaît bien, mais nous ne sommes jamais allés en Calabre et dans les Pouilles. Nous n’avons pas non plus visité Bologne, une des belles villes du Nord. Un monde de découvertes nous attend donc.

Notre seul regret, c’est de ne pas partir en caravaning. On y avait songé, mais le coût nous avait fait reculer. Mais là, on se dit que la vie est bien courte et qu’on aurait dû allonger les euros nécessaires. Cela dit, on a bien hâte à notre périple italien.

Lise vous fait ses amitiés. Je vous embrasse. À bientôt!

Paul 

Ci-dessus, Lise sur la plage. Ci-dessous, Paul à Eze.

Ci-dessus, Lise sur la plage. Ci-dessous, Paul à Eze.

paul-eze

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Commentaires sur: "Scènes de la vie niçoise" (4)

  1. Eze?!? J’adore! La terrasse de la Chevre d’Or semble etre magnifique… J’ai regarde a travers la haie!

    Bologne, ville universitaire trepidant, meme lors de la pluie, car les arches nous gardent au sec! Vous allez adorer ca.

    Je ne connais pas du tout la cote Adriatique, le Calabre et les Pouilles. J’irai un jour a Ravenna et Pesaro pour les festivals
    d’opera…

    Quant au caravaning, vous semblez prendre gout, mais gare a la route etroite et serpentine et les chauffards italiens qui se croient en Formule-1 sur toutes les routes.

  2. Quels beaux souvenirs vous me rappelez…

  3. potionmagique a dit:

    Prose savoureuse et poétiques photos. J’adore!

  4. oussamamuse a dit:

    Paul, à l’aise !

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