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Ce que la photo de Lise ne montre pas, c'est la petite fumée au-dessus de la tête.

Ce que la photo de Lise ne montre pas, c’est la petite fumée au-dessus de la tête.

À la suite de mes démêlés administratifs de la semaine dernière, j’avais titré : Québec 6, France 0. Mais au cours des derniers jours, le score s’est resserré, au point au point où la France est en train d’effacer son recul . Tout d’abord, j’ai appris que Leslie Humblot, l’adjointe administrative si gentille et si diligente de la Fédération québécoise des journalistes, était une… Française. En outre, un ami français, Jean-Michel, m’a offert son aide pour imprimer et remplir le formulaire que j’ai déjà transmis avant de quitter Montréal, mais que me réclame de nouveau la Fédération française de tennis.

La France, grâce à deux jeunes femmes adorables, a aussi gagné des points lors d’une récente mésaventure. Je m’explique. Lise, sans doute lasse de m’attendre, me lance : «Je descends la poubelle, je te laisse la clé dans la serrure, on se rejoint en bas.» Moi qui écoute souvent d’une oreille distraite, j’entends plutôt : «Tu as tes clés…» Enfin prêt, je referme la porte. C’est le genre de porte que je déteste : pas de poignée à l’extérieur. Dès qu’elle est fermée, il faut la clé pour l’ouvrir ou pour la verrouiller. Pas de souci : je l’ai. Sauf que je n’arrive pas à la faire tourner. Ne comprenant pas trop, je me précipite au rez-de-chaussée, où m’attend ma douce. Elle, elle comprend tout de suite.

– T’as pas pris ma clé à l’intérieur!»
– Mais non! Quelle drôle d’idée d’avoir laissé ta clé à l’intérieur!
– Mais je te l’avais dit!
– Tu me l’avais dit?
– Mais oui!

Je suis furax. Nous sommes coincés à l’extérieur de notre appartement un samedi après-midi. Faire venir le propriétaire ne donnerait rien, car ce n’est pas d’une clé qu’on manque; on en a déjà une de trop. Énervé, je vais frapper à toutes les portes de l’étage pour qu’on nous indique un serrurier. Pas un chat! Je pense à la jeune caissière de l’épicerie du rez-de-chaussée, toujours si affable. Heureusement, elle est de service. Elle a même avec elle un ordinateur portable, grâce auquel elle nous trouve un serrurier en deux temps trois mouvements. Elle me prête son téléphone mobile.

Là, les ennuis recommencent. J’ai à peine le temps de raconter mon problème que la communication coupe. Je retourne voir la caissière, qui me redonne le numéro. Je rappelle. Mais la ligne coupe à nouveau avant même que je puisse donner mon numéro au complet. Je sors de l’épicerie, dans l’espoir que la communication soit meilleure, mais ma voix est en concurrence avec le bruit des autos qui passent. La standardiste, heureusement très patiente, a du mal à saisir les chiffres. La ligne coupe à quatre ou cinq reprises avant qu’elle me confirme l’envoi d’un technicien d’ici une vingtaine de minutes. Je commence à respirer mieux.

Mais je ne suis pas encore au bout de mes peines. Le serrurier doit me rappeler, mais il n’arrive pas à me joindre sur mon portable. Heureusement, la réceptionniste de la boîte est débrouillarde. Elle rappelle la caissière, qui vient me porter son téléphone à l’extérieur.

Finalement, notre sauveur arrive. Dans l’ascenseur, j’appuie machinalement sur le troisième étage, comme on le fait en Amérique, où le rez-de-chaussée compte pour un étage. Mais ici, notre appart est le deuxième. Nous voilà donc devant la mauvaise porte. Heureusement, avant que le serrurier ne s’attaque à la mauvaise serrure, Lise se rend compte de l’erreur.

On retourne devant la bonne porte, que le serrurier, après quelques habiles manœuvres, parvient à ouvrir. Nous voilà soulagés. Notre portefeuille aussi, de 115 euros. Tarif week-end! On s’y attendait, on s’attendait même à pire.

Lise, qui est toute penaude depuis le début, est prête à accepter sa responsabilité, mais à hauteur de 50%. Je lui demande si elle est prête à accepter 51-49. Marché conclu! Après une heure de perdue, 115 euros en moins et beaucoup d’énervement, nous pouvons enfin aller faire nos courses. Finalement, c’est le genre d’emmerde dont on se serait passé, mais rien de grave ne s’est produit. Et le souper fut délicieux.

Bon anniversaire Marie-France!

C’est aujourd’hui l’anniversaire de Marie-France, une de nos merveilleuses belles-filles. Nous lui souhaitons une année aussi magnifique qu’elle.

Lise vous fait ses amitiés. Je vous embrasse. À bientôt!

Paul

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Commentaires sur: "Québec 6, France 0 (la suite)" (2)

  1. Daniel Baril a dit:

    Que je me suis bidonné ! J’ai, moi aussi, l’imagination assez fertile et je peux très bien visualiser ton état d’esprit pendant toutes ces péripéties. J’ai soudainement fait le lien avec ton autre problème de porte d’entrée à ton ancien condo, lors d’une tentative d’installation d’un coupe-froid. Tu pourrais facilement refiler toute la séquence à un Martin Matte ou à un Jean-Marc Parent.
    Fais attention à toi et méfie toi des portes d’entrée, surtout à la sortie. Elles sont sournoises.

  2. Si un timbre pour le Canada peut prendre jusqu’a 30 minutes pour l’acheter, un serrurier en une heure est une aubaine… Bon… Euh… Match contre la France! LOL

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