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Le choc du retour

Je ne devais plus vous écrire avant le prochain voyage, mais il me faut vous parler de notre retour à Montréal. Notre aéroport continue de s’embellir, il est vrai. Mais il n’y a toujours pas de liaison ferroviaire avec le centre-ville. Il vous faut donc prendre le bus, mais c’est lent et peu commode quand on revient avec trop de valises. Ou le taxi. C’est à peine plus rapide, bien plus coûteux et habituellement désagréable.

Quelques heures plus tôt, à Nice, le chauffeur, très gentil, nous avait questionnés sur la vie à Montréal, où il a des amis. Avec le chauffeur de Montréal, nous avons parlé… de rien. Froid, presque agressif, il ne nous a pas adressé la parole, pas même pour nous souhaiter la bienvenue. Mais à l’arrivée, il a eu le culot de réclamer « un tip ». Ça m’a mis tellement en rogne que je ne lui ai rien laissé. Il s’est vengé en restant dans l’auto, nous laissant sortir nos valises.

Bienvenue à Montréal, ville célèbre pour ses cols bleus, qui ronflent dans leurs camions, et pour ses chauffeurs de taxi, qui ronchonnent dans leurs voitures. Mais bon, on a fini par arriver. On a trouvé notre appartement bien joli ; ça nous a consolés un peu.

Depuis notre retour, nous avons conservé nos bonnes habitudes niçoises. Tous les matins, on part pour cinq kilomètres, dont trois en course. Sauf que depuis trois jours, on se balade sous un ciel menaçant et gris. Au lieu de chanter « Bleu, bleu, le ciel de Provence », on chante «Gris, gris, le ciel de Montréal ». On a troqué la Côte d’Azur contre le Dark Side.

Comme prévu, on a choisi le canal de Lachine pour notre entraînement matinal. Il y a des lieux plus laids, j’en conviens, mais dieu qu’on s’ennuie de la baie des Anges et de la promenade des Anglais ! Surtout quand on patauge dans la boue des condos en construction.

De mon côté, je me suis remis au boulot, à la faveur du tournoi de tennis de Madrid. La semaine prochaine, joueurs et joueuses seront à Rome. Et à la fin du mois, tout ce beau monde sera à Roland-Garros. Je suis donc bien occupé, ce qui facilite ma « réinsertion sociale ». Pour Lise cependant, je sens que c’est un peu plus difficile.

Heureusement, nous avons commencé à voir bien des gens qui nous sont chers et qui nous avaient manqué. Un souper chez Étienne et Marie-France, en compagnie de nos petits-enfants, ou un souper au restaurant avec Daniel et Louise, ça dissipe un peu le blues de la métropole.

Cela dit, ne vous en faites pas trop pour nous. On finira bien par retomber sur nos pieds. Et quand on aura un coup de cafard, on songera à nos prochains voyages. Nos valises ne sont jamais bien loin.

Lise vous fait ses amitiés. Je vous embrasse. À la prochaine.

Paul

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