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La journée a été éprouvante sur la route. Mais à la fin, nous avons trouvé un hôtel avec vue sur la Méditerranée. De quoi faire oublier bien des aléas.

Si vous avez lu mes derniers carnets, vous aurez compris que j’adore l’Italie. Cet amour a résisté depuis 15 ans à la conduite automobile des Italiens. Reste que rien ne vaut 600 kilomètres de route dans la Botte pour vous donner l’envie de la fuir. C’est que l’Italien moyen, si gentil en presque toutes circonstances, se transforme en féroce pilote de formule 1 dès qu’il s’installe derrière un volant. La même personne qui sera sortie dans la rue pour s’asurer que vous prenez la bonne direction, n’hésitera pas à vous couper le chemin si vous la croiser quelques minutes plus tard sur la route.

Une fois au volant, l’Italien moyen a une tendance quasi innée à rouler à fond la caisse. Il ne respecte pas les règles de priorité. Il ne ralentit pas si l’obstacle est de son côté ; il foncera plutôt sur la gauche, vous forçant à lever le pied. Si vous ralentissez en cherchant votre chemin, il tentera de vous doubler par la droite ou par la gauche, l’important étant de passer devant vous. S’il est forcé de faire un stop, il s’exécutera de mauvaise grâce, en empiétant sur votre voie.

Sur l’autoroute, il n’est pas rare que cet émule de Jacques Villeneuve file à plus de 150 km/h. Pas grave, direz-vous, il emprunte la voie de gauche. Sauf qu’à droite, il y a les camions, des tonnes de camion, qui avancent péniblement. Si vous allez à 110 km/h, il vous faudra souvent vous engager sur la voie de gauche. Mais il faudra le faire sans bloquer le chemin des Mercédès ou des Alpha Romeo, qui arrivent à vive allure. Vous les voyez rapidement grossir dans votre rétroviseur, poussés par des dingues prêts à enfoncer votre coffre arrière. Sur les autoroutes de l’Italie, vous avez constamment l’impression d’être dans un pub de « Tasse-toi, mon oncle ».

Et il n’y a pas que les chauffards pour vous faire détester la conduite à l’italienne. Les indications sur les routes sont un chef d’œuvre de… confusion. L’an dernier, Lise et moi avons fait 14 000 kilomètres sur les routes des États-Unis sans jamais se perdre. En une semaine en Italie, je ne compte plus le nombre de fois où nous nous sommes égarés.

Prenez ce matin encore. Pour rejoindre la A12, il nous fallait passer par Massa. C’est une ville assez petite. Rien à voir, par exemple, avec des monstres comme Rome ou Milan. Pourtant, sa traversée a été éprouvante. Il nous a fallu parfois virer à gauche, parfois à droite ; s’engager dans des ronds-points où la direction de l’autoroute n’était même pas indiquée. Au bout d’une demi-heure, nous nous sommes retrouvés face à un sens unique. Il nous fallait prendre la direction est alors que la A12 était à l’ouest. Ne sachant plus où aller, je me suis arrêté. Heureusement, des policiers passaient par là. L’un d’eux m’a gentiment remis dans le droit chemin. Autrement, nous serions peut-être encore à Massa.

Depuis le début de ce périple, je n’avais pas encore râlé. Voilà, c’est fait. Deux jours avant de prendre l’avion pour revenir à Montréal, il était temps, non !

Lise vous fait ses amitiés. Je vous embrasse. À la prochaine.

Paul

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Commentaires sur: "Sur les routes de l’Italie" (2)

  1. formule1jo a dit:

    LOL Que de souvenirs à vous lire!!!!
    Je suis encore profondément marquée par ma 1ère visite en Italie au volant de notre grosse Citroen!!!!
    C’est assez « fascinant » de se retrouver sur une autoroute à 3 voies et voir que nous sommes 4 de large!!!! 😆

    Ou pire…
    Sur une petite route sinueuse dans les Alpes italiennes ou le trafic est là.
    C’est assez énervant d’entendre tout le temps le klaxon du fou furieux derrière!!!!
    Il veut quoi?!?! Nous sommes tous à la queue leu leu… Je ne peux pas faire de miracle…
    Et là, on finit par comprendre le manège…
    Le gars se décide à dépasser malgré que nous soyons presque toujours dans une courbe. Il klaxonne pour avertir qu’il se peut qu’il nous coupe raidement si quelqu’un arrive en sens inverse!!!! 😆 Ah mais oui!!!! 😀

    Je n’ai plus jamais voulu conduire en Italie!!!!
    Ce n’est pas parce que j’aime la F1 que je vais me prendre pour un pilote professionnel !!!! 😉

  2. DanyDanyDany a dit:

    L’été dernier, j’ai découvert le truc : lorsqu’on roule à gauche, il faut garder le clignotant de gauche toujours en fonction. Les Italiens comprennent ainsi que nous sommes en dépassement et que nous allons nous ranger à droite à la première occasion. Après avoir compris cette manoeuvre, nous n’avons plus été klaxonnés ou collés agressivement. Par contre, nous avions intérêt à nous ranger à droite dès que possible. Pour référence, notre trajet en voiture nous a menés de Rome à Venise en passant par San Gimignano, Pise, Florence… Essayez et vous m’en donnerez des nouvelles.

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